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La hollandisation de Macron, c'est maintenant !

Il paraît que le Président Directeur Général de la France et son principal collaborateur commencent à subir un dévissage sondagier. Au rythme actuel, une hollandisation serait même possible à court terme. Il faut dire que ces messieurs chargent au maximum la barque des mesures antisociales. Passant leur temps à ponctionner les plus pauvres tout en faisant des cadeaux aux plus nantis, ils connaissent le risque et le prennent en connaissance de cause. Ils croient qu'après avoir obtenu une large majorité aux élections législatives, ils peuvent espérer une majorité de godillots… au moins pour quelques mois. Sauf que !

Sauf que les services publics sont au bord du burn out, entre un système de soins dégradé et des transports en commun défaillants. Sauf que les salariés du public comme du privé n'en peuvent plus du lessivage de leur pouvoir d'achat. Sauf que l'opinion publique est hostile à la mise à bas du Code du travail, et hostile, aussi, à la méthode antidémocratique des ordonnances. Sauf que, massivement, les citoyens ne sont pas dupes des annonces du pouvoir : tout le monde a compris qu'il s'agit de faciliter les licenciements, de conforter les grands actionnaires et les gros propriétaires, de servir la soupe au Medef et aux groupes du CAC 40. Sauf que tout le monde a entendu parler, ces derniers jours, de l'impossibilité pour des dizaines de milliers de nouveaux bacheliers (encore 65 000, à l'heure où ces lignes sont écrites), de s'inscrire à l'université. Sauf que les promesses prétendument progressistes sont déjà reportées ou annulées, tandis que le pouvoir rejoue la scène éculée des constats étonnants (le pays serait plus endetté encore que prévu, il faudrait se serrer davantage la ceinture… sans blague!). Et, ajoutons : sauf que la France a été le berceau de la Révolution française !

Au-delà des enquêtes d'opinion, ce qui va compter, c'est la rue. Parce que le pouvoir est dans une logique de guerre sociale. Parce qu'il espère aller vite, misant sinon sur la bienveillance, du moins sur la passivité de la société. Des premières mobilisations sont fixées à la rentrée : le 12 septembre à l'appel de la CGT, le 23 à l'appel de France insoumise. Entre temps, nous contribuerons à mettre en circulation informations et analyses déconstruisant les projets du gouvernement.