Une mission de haute importance

Le président français Emmanuel Macron a entamé mardi 24 octobre une visite en Israël dans le but de libérer des otages et d’apporter de l’aide humanitaire aux habitants de Gaza. “Le premier objectif est la libération des otages”, a-t-il déclaré lors de sa rencontre avec son homologue israélien Isaac Herzog à Jérusalem. “Il faut organiser des opérations ciblées face aux terroristes.”

Rencontres avec les responsables

En plus de sa rencontre avec Isaac Herzog, le président français s’entretiendra également avec le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah en Cisjordanie. La situation humanitaire à Gaza sera au cœur des discussions.

Libération de deux otages

La visite d’Emmanuel Macron intervient également après la libération de deux otages par le Hamas, groupe terroriste contrôlant la bande de Gaza. Yocheved Lifschitz, 85 ans, et Nourit Kuper, 79 ans, deux femmes de nationalité israélienne, ont retrouvé leur liberté après plusieurs années de captivité. Leurs époux sont cependant toujours détenus.

L’aide humanitaire au compte-gouttes

Depuis le début des bombardements israéliens sur Gaza le 15 octobre dernier, la situation humanitaire ne cesse de se détériorer. L’aide internationale commence à arriver, mais de manière très limitée. Environ 100 camions par jour sont nécessaires pour répondre aux besoins de la population, mais seulement une cinquantaine ont pu entrer en trois jours, par le point de passage de Rafah contrôlé par l’Egypte.

Situation humanitaire catastrophique

Au moins 1,4 million de Palestiniens ont fui leur domicile à cause des bombardements incessants et se retrouvent dans des conditions précaires. Les frappes touchent également la population dans le sud de Gaza proche de la frontière égyptienne, où des centaines de milliers de déplacés s’entassent. L’ONU s’est alarmée de la situation humanitaire “catastrophique” à Gaza.

Morts parmi le personnel de l’ONU

L’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a déploré la mort de six de ses employés en 24 heures. Au total, 35 membres du personnel de l’UNRWA ont perdu la vie depuis le début des bombardements. L’organisation appelle à une trêve pour permettre aux civils de quitter la zone des combats.