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2017, préparer l'avenir

Pour Sylvie Larue et Laurent Lévy, les orientations de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise tournent le dos à des fondamentaux de la gauche d’alternative. Cerises publie leur point de vue, au nom du débat.

« Face à une crise globale du système capitaliste qui recouvre toutes les sphères de la vie humaine, se projeter au-delà de son horizon est devenu l'enjeu du présent. (…) Nous pensons que cela peut-être utile pour que les luttes les plus immédiates soient moins récupérables et plus puissantes et que se projeter dans la perspective d'une organisation de la société contribue à déterminer les vrais rapports de force » (note d'intention du séminaire Communisme de l’Association des communistes unitaires, février 2013). Construire un mouvement qui commence à se projeter vers un au-delà du système capitaliste en remettant en cause la confiscation du pouvoir que constitue la Ve République et plus particulièrement l'élection présidentielle, n'est-ce pas le meilleur moyen de préparer l'après 2017 ? 

Entre potentialités ouvertes par les mobilisations sociales et montées du racisme et des idées d'extrême-droite, chacune, chacun d'entre nous cherche le meilleur moyen d'avancer dans les chemins de l'émancipation collective, en tentant de mettre en cohérence stratégie à long terme et tactique immédiate. Le débat sur les enjeux électoraux est traversé par cette recherche de cohérence. La politique s'inscrit toujours à la fois dans la longue et dans la courte durée : dans l'horizon, dans la période, dans la conjoncture et dans le moment.

Sur trois points au moins, la conjoncture idéologique, politique et sociale est différente de celle des années passées, et en particulier de celle de 2012, et plus généralement de celles de la période historique qui est la nôtre, ce XXIe siècle balbutiant dont on peut en France dater les débuts en décembre 1995.

La gauche radicale se proposait, depuis cette époque, de "contester au Parti socialiste son hégémonie sur la gauche". Ce dernier bénéficiait, sur le plan électoral, du puissant effet du "vote utile", lié à l’anticipation par les électorats de la configuration du second tour d’une élection pour déterminer ses choix lors du premier – un effet qui a pris depuis 2002 des dimensions considérables. L’annonce, qui semble irréversible d’une disparition du PS à l’issue du premier tour de la prochaine élection présidentielle va donner une limite sévère à ce mécanisme. Qui plus est, le PS connait aujourd'hui, à l'issue d'un quinquennat catastrophique, une crise d’une ampleur inouïe, et ce qui était depuis des années un simple ensemble de divergences internes atteint un niveau proprement explosif, de nature à mettre sa pérennité en cause. Ce sera sans doute le seul legs positif de Manuel Valls  : la réussite de son projet de destruction du PS en tant que parti rattaché d’une manière ou d’une autre à "la gauche". La participation des "frondeurs" et autres courants de gauche à la primaire organisée par Cambadélis a fort peu de chance d’aboutir à un resserrement des rangs autour d’orientations de gauche ; le cas britannique ne semble pas reproductible en France, en l’absence d’un lien réel, organique et profond entre le Parti socialiste et le mouvement ouvrier. Le plus probable est dès lors l’éclatement du PS à l’issue de la prochaine séquence électorale, ou son enlisement de longue durée. L’expérience du quinquennat lui aura été fatale.

Ce quinquennat a par ailleurs été le théâtre d’un événement inouï : le premier mouvement social de masse, bénéficiant qui plus est d’un soutien largement majoritaire dans la société, dirigé contre le cœur de la politique d’un gouvernement qui devait à la gauche (à celles et ceux-là mêmes qui manifestaient ou s’opposaient par la gauche à la loi El Khomri) son accession au pouvoir. Il s’agit là d’un "détail" à la portée considérable, qui met en cause, de façon profonde, l’approche classique de la politique "délégataire" par laquelle les mouvements sociaux s’en remettent en définitive à la "classe politique". Le rapport à la politique de très larges secteurs militants s’en trouve bouleversé, si bien que raisonner aujourd’hui comme hier sans prendre cet événement en considération, c’est s’exposer à retarder sur l’état réel en y appliquant un discours dont l’obsolescence se poursuit à grande vitesse. De nouvelles formes d’engagement militant voient le jour, parfois avec une certaine ampleur. La volonté d’intervenir dans le mouvement de la société dans un sens émancipateur se manifeste de plus en plus dans une ambivalence à l’égard des cadres classiques de la politique qui ne peut pas être considérée comme globalement négative : au contraire elle rencontre, même si c’est souvent de façon aveugle et contradictoire, des préoccupations qui sont les nôtres depuis de longues années.

La reconstruction d’une gauche d’alternative est à l’ordre du jour dans des termes renouvelés dans le cadre d’une crise qui n’est pas moins profonde, mais pour laquelle s’ouvrent des possibles qu’il faut envisager avec détermination et avec confiance.

La longue mise en sommeil de l’espérance révolutionnaire par une parenthèse ouverte au cours de la décennie 80 n’est sans doute pas achevée, mais la période alors marquée par la montée de l’hégémonie sociale-libérale est entrée en crise. La reconstruction d’une gauche d’alternative est dès lors à l’ordre du jour dans des termes renouvelés dans le cadre d’une crise qui n’est pas moins profonde, mais pour laquelle s’ouvrent des possibles qu’il faut envisager avec détermination et avec confiance.

C’est l’un des points où le bât blesse dans le projet porté par Jean-Luc Mélenchon avec la construction de la "France insoumise", un mouvement constitué de "groupes d'appui" à sa candidature. Le Parti de gauche vient de l’expliciter ainsi : « Les initiateurs de l’appel souhaitent la mise en place d’un cadre permettant l’implication dans la campagne de tou-te-s celles et ceux qui soutiennent la candidature de Jean-Luc Mélenchon. C’est justement l’objectif de la France insoumise. Il ne s’agit ni d’un parti, ni d’une organisation figée, mais d’un mouvement au service des campagnes présidentielle et législative, en capacité d’accueillir à la fois les individus et les groupes politiques qui veulent s’engager dans cette bataille. »

Le même texte précise : « Bien sûr, pour le Parti de gauche, qui aspire à son propre dépassement depuis sa création, il s’agit également de favoriser la création d’une nouvelle force politique à l’issue des échéances électorales. Mais ce n’est pas la question du moment : c’est la France insoumise, dans la diversité de ce que cette campagne aura représenté, qui décidera de son avenir à l’issue des échéances électorales, en respectant l’autonomie de décision des groupes politiques qui auront participé à la campagne. »

Ainsi, ce qui se constitue est un mouvement qui, après avoir servi de base militante pour le besoin des élections présidentielle et législative, aurait vocation à devenir « une nouvelle force politique » où se retrouveraient après la séquence électorale celles et ceux qui auraient « participé à la campagne » de Jean-Luc Mélenchon – et eux seuls. En fait de reconstruction de la gauche d’alternative, il s’agit donc de rassembler autour de JLM ceux et celles qui auront fait sa campagne. Après le coup de force tendant à empêcher l’émergence d’une candidature unitaire, on construirait de cette façon un obstacle essentiel au rassemblement des forces de gauche dans la période suivante.

Il est souvent argué dans les débats entre militant-e-s que ce projet politique que l'on peut qualifier de "bonapartiste" ne risque pas d’aboutir et ne doit donc pas nous polariser. C’est jouer gros pour un résultat bien médiocre au regard des enjeux politiques essentiels de l’après 2017. Car ce qui se joue en 2017, c'est bien l'après. Et on ne peut contribuer à ce que la gauche de l'après 2017 soit structurée autour de la personne de Jean-Luc Mélenchon.

Il y a d'ailleurs tout aussi grave, voire plus encore, que son projet de confiscation de l'alternative.

La multiplication des "sorties" de Jean-Luc Mélenchon qui confèrent à son discours une tonalité nationaliste est souvent tenue pour un simple "désaccord" plus ou moins négligeable : formules mal comprises, dérapages, ou expression d’un tropisme classique qui constitue une donnée permanente de sa pensée politique depuis des lustres, si bien qu’il n’y aurait aucun sens à lui reprocher aujourd’hui ce qui ne faisait pas obstacle en 2012 à une belle campagne du Front de gauche pour sa candidature.

Or, sur ce point, alors que l’accélération de la mondialisation du monde se fait chaque jour plus intense et suscite des inquiétudes compréhensibles chez beaucoup, les évolutions délétères du climat idéologique et politique dans lequel ces "sorties" sont exprimées n’autorisent pas à en négliger la portée.

Peu importe que, comme nous sommes un bon nombre à le penser, JLM exprime bien le fond de sa pensée en disant que s’il avait été à la place d’Angela Merkel, il n’aurait pas ouvert les frontières à des centaines de milliers de réfugiés, en disant que les travailleurs détachés « volent le pain » de ceux qui sont déjà là, manquant ainsi au « principe de responsabilité » qui leur incombe, en disant que le fait pour des femmes voilées de se rendre à la plage constitue une « provocation », ou que les accords ACP sont une « machine à fabriquer de l’immigration » (alors que le reste de son discours sur ce point montre qu’il s’agit d’une machine à produire de l’exil, et que le drame est ici "l’émigration" et non "l’immigration", autrement dit les conséquences "pour nous" présentées comme a priori négatives), ou en appelant « patriotisme économique » le refus de la domination de la finance transnationale sur la vie économique de la France, en évoquant « l’Europe allemande » (rappelant que « notre voisin » nous a envahi trois fois en un siècle), ou en invitant à se méfier des « chimistes allemands », ou encore en disant que lorsqu’on devient français « on adopte » le récit national.

Le fait est que, indépendamment de ce qu’il peut penser in petto, ce genre de propos favorise les réflexes identitaires, nationalistes et xénophobes dans l’opinion publique. Ils ne sont de nature à lui rapporter aucune voix, mais confortent ce qui constitue aujourd’hui l’un des points les plus saillants et des plus régressifs de l’idéologie dominante. Les thèmes racistes, identitaires, nationalistes, etc., se sont installés au cœur du débat public et le structurent. Les efforts en ce sens de Nicolas Sarkozy n’avaient pas obtenu le succès espéré en 2007, mais faute d’un contre-feu suffisant, et à la faveur de l’émotion suscitée par les vagues d’attentats commis en France depuis janvier 2015, et alors que le FN impose jour après jour son influence idéologique et politique, ces questions sont devenues centrales.

Les enquêtes d’opinion ne les mettent pas encore en tête des préoccupations énoncées. Mais d’ores et déjà, la question de la "sécurité" est en haut du palmarès. Et l’on sait comment cette question est traitée, tant dans le discours politique majoritaire (de l’extrême-droite au Parti socialiste) que dans les médias dominants. La manière dont de larges secteurs de l’opinion envisage la question des réfugiés par le refus de leur installation, la cristallisation d’une islamophobie de plus en plus ouverte et débridée, les difficultés corollaires de toute mobilisation antiraciste, tout cela converge dans la même direction : dans une ambiance très tendue, le réflexe identitaire et xénophobe devient un risque social et politique décisif, en même temps qu’il constitue un obstacle au rassemblement du plus grand nombre dans des combats communs – et donc à toute perspective politique positive.

Dans cette conjoncture précise, le discours de Jean-Luc Mélenchon ne peut être simplement qualifié de "désaccord" ou de "divergence" avec ce que nous entendons porter et construire : il est porteur de thèmes que l’on doit combattre. Et leur caractère central, y compris dans une campagne centrée sur « l’indépendantisme français » rendrait inaudible ce combat s’il s’accompagnait d’une participation à cette campagne. Un "soutien critique" serait entendu comme "soutien" dont le versant "critique" serait au mieux inaudible, et plus concrètement absent. Ce n’est pas d’abord par pureté idéologique, par une posture morale, qu’il faut refuser de mener cette campagne pour JLM2017 : c’est à cause de ce qu’elle porte de régressif dans le débat public.

Ne pas faire campagne pour JLM ne veut pas dire être absent d'une échéance qui va marquer le paysage politique et institutionnel.

Lorsque l’on énonce cette idée que "si Jean-Luc Mélenchon est le seul candidat possible, c’est que nous n’avons pas de candidat-e", une réponse habituelle est que "sauter l’étape" de l’élection présidentielle relèverait du suicide politique. Mais si suicide politique il y a, c’est bien de laisser se reconstruire la gauche autour du projet de la France insoumise, tout en laissant se cristalliser comme ethos dominant dans la société un sentiment identitaire nationaliste, lourd de tous les dangers d’explosion.

Ne pas faire campagne pour JLM ne veut pas dire être absent d'une échéance qui va marquer le paysage politique et institutionnel. Nous ne renonçons pas à construire avec d'autres forces à la gauche du PS, mais nous mettons au cœur du processus la capacité de celles et ceux qui sont susceptibles d'y participer, à produire du contenu alternatif et de la cohérence politique autour d'un projet de transformation de la société.

En toute hypothèse, la temporalité de la reconstruction d'une gauche d'alternative ne se confond pas avec celle d'une campagne électorale.

Pour que la politique redevienne désirable pour tous les dominés et tous les exploités, nous avons besoin de construire un nouveau récit. Il s'agit de permettre à un grand nombre de citoyens de se réapproprier le politique pour reconstruire la visée qui nous fait défaut. C'est au prix de cet effort que nous pourrons renouer avec des millions d'abstentionnistes et de désenchantés de la politique. À l'heure où les alternatives se cherchent en Grèce, en Espagne, en Grande Bretagne, au Portugal, et même aux États-Unis, il importe de concevoir des espaces politiques de débat ouverts loin d'une conception délégataire de simple soutien, d'« appui » à un candidat.

Nous vivons la fin d'un cycle. Les résultats des dernières élections, l'annonce d'un second tour droite extrême-droite ne sont pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. Ils sont le résultat d'un long processus qui se noue autour de l'impossibilité du compromis keynésien, d'où l'échec de la social-démocratie et l'évolution du PS qui accompagne désormais les évolutions du système, mais aussi l'incapacité des forces sociales et politiques à définir un nouveau projet de société. L'effort à produire aujourd'hui est celui-là, plutôt que de se dire que nous serions impuissants face à une irrésistible montée du Front National. Pour construire ce projet il importe de sortir des sentiers battus, d'aller au-delà de ce que nous avions produit dans le cadre des collectifs unitaires anti-libéraux ou avec le programme L'Humain d'abord. Tirons les enseignements de l'expérience du programme de Thessalonique en Grèce avec Syriza. Plus que de mesures d'urgence, nous avons besoin de mettre en débat des axes qui soient autant d’éléments de rupture avec le système capitaliste par exemple sur la question du travail, de l’État, de la démocratie du local au global, de l'écologie, de la solidarité, du féminisme, de l'antiracisme et autres sujets centraux.

Le mouvement qui a traversé le pays durant le printemps 2016 a obligé le gouvernement à utiliser le 49-3 pour faire passer sa loi Travail et a commencé à produire des éléments de débat structurants : libérer le travail ou se libérer du travail, revenu de base versus salaire à vie... Souffrir au travail ou souffrir de ne pas avoir de travail, il est temps de sortir de cette situation autrement qu'en développant l'auto-entrepreneuriat et l'ubérisation de la société. Pour le capital seul un travail soumis aux actionnaires et aux propriétaires d'entreprise dans le cadre du marché du travail produit de la valeur. Mais nous faisons l'expérience tous les jours d'une autre reconnaissance du travail dans le cadre de la fonction publique, qu'elle soit d'État, hospitalière ou territoriale ou dans le cadre des coopératives dont le but premier n'est pas l'accumulation du capital. Il faut élargir cette reconnaissance à l'ensemble des activités de travail de la société en revendiquant la propriété d'usage des outils de travail par les salariés en même temps que le droit à un salaire de 18 ans jusqu'à la mort, en prenant appui sur les acquis d'un siècle de lutte qui ont permis de socialiser tout une partie de notre salaire (Sécurité sociale, allocations chômage, retraite, congés payés…). Si travailler, c'est produire de la société pour vivre, il est juste de revendiquer de reprendre la main sur notre travail et d'en finir avec le rôle parasite des actionnaires.

Parce qu'il y a incompatibilité entre la lutte contre le dérèglement climatique et le système politique et économique actuel, remettre en cause la logique d'accumulation du capital en y opposant une logique d'appropriation collective des outils de travail par les salariés est nécessaire pour développer toutes les solutions alternatives au pillage des ressources de la planète et promouvoir un développement durable. Lutter contre l'obsolescence programmée heurte les tenants de la marchandisation à tout prix. Plutôt que d'inventer des droits à polluer, il est possible d'envisager de nombreuses solutions : économies d’énergie, sobriété, isolation, transports collectifs, économie circulaire, énergies renouvelables, recyclage, géothermie, éoliennes, photovoltaïque, agriculture paysanne…

Moins d’État pour plus de démocratie, du local au global, il s'agit à partir de la commune de pouvoir participer aux choix politiques qui concernent aussi bien la commune que la nation, l'Europe ou le monde.

C'est aussi libérer de la loi du marché de nouveaux pans de la société. Même si la situation est plus complexe que cela, la gratuité est déjà là dans de nombreux secteurs comme l'école, la santé, les services publics territoriaux. Il est temps de conquérir de nouveaux espaces de gratuité : transports publics, eau et électricité pour ce qui est des besoins essentiels, accueil des personnes dépendantes, autoroutes, crèches… Marqueur très fort de la sortie de la marchandisation, à laquelle s'attaquent régulièrement les libéraux pour lui préférer le principe de tarification sociale, la gratuité constitue un axe de rupture conséquent du système capitaliste. Développer les services publics et les politiques publiques, mais aussi se dégager progressivement de la tutelle de l'État pour envisager leur gestion par les intéressés eux-mêmes. Cette question du rapport à l' État est aussi un axe structurant de dépassement du système capitaliste. Plutôt que de revendiquer plus d'État, revendiquons plus de mise en commun, plus de services publics autogérés, pour les secteurs que nous souhaitons sortir de la logique de marché.

Moins d’État pour plus de démocratie, du local au global, il s'agit à partir de la commune de pouvoir participer aux choix politiques qui concernent aussi bien la commune que la nation, l'Europe ou le monde. Quand nous faisons voter des vœux dans les conseils municipaux contre le TAFTA ou le CETA, il y a bien là une revendication de pouvoir décider au plus près des citoyens de questions qui relèvent du niveau international. Plus que de rapports délégataires nous avons besoin de construire collectivement et localement des mandats avec des élus partenaires chargés de les porter à d'autres niveaux que celui de la commune.

Construire un mouvement qui commence à se projeter vers un au-delà du système capitaliste, remettre en cause la confiscation du pouvoir que constitue la Ve République, travailler à un rassemblement divers et donc ne pas s'inscrire dans la campagne de France insoumise sauf en cas de changement profond de son orientation, ce qui est peu probable, constitue pour nous le meilleur moyen de préparer l'après 2017.