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Fromage et dessert

Le doigt dans le clafoutis - Qui a traversé le Sahara a appris la valeur de l’eau

Dimanche, donc : "devoir" électoral. Je n’ai malheureusement pas trouvé d’autre mot. Afin de ne plus entendre ce nom : Sarkozy, j’utiliserai le bulletin Hollande. Pour me débarrasser, avec des millions d’autres personnes, d’un personnage antisocial, cynique, destructeur et de plus en plus nauséabond. Sans enthousiasme et sans hésitation. Et puis basta. Comment développerions-nous en effet un projet neuf et indépendant à la gauche du PS sur une défaite électorale de la gauche ? Je nous le demande.

Sur le fond, la défaite de la droite ne me semble pas acquise, tant les idées les plus réactionnaires sont vivaces dans la société. Quant à l’orage de l’extrême-droite, il a été assez fort pour couvrir notre chant sur une musique où nous étions bien seuls contre le Front national… Voilà où mène le vote dit utile grâce à ceux qui le pratiquent depuis tant et tant d’années : au renforcement du poids idéologique du FN. Quand on sait qu’au 1er tour près de 30 % des électrices et électeurs de François Hollande ont hésité à voter pour Mélenchon et le Front de gauche… qu’elles et ils fassent le calcul, y compris politique. Comment, par ailleurs, retrouver ses idées à la sortie d’un bureau de vote quand on les abandonne à l’entrée ?

La gauche de la gauche justement. Un mirage ? Non. Une oasis, enfin ! Pas plus peut-être. Pas moins non plus. Après des années de traversée du désert, à tirer nos chameaux, voici donc le terreau du Front de gauche irrigué sur tout le territoire. Dans plus de 70 départements, dont Paris, il dépasse les 10 %. À Strasbourg , en haut à droite : plus de 11 %... Et qui a traversé le Sahara a appris la valeur de l’eau.

Nous avons eu la force de créer le front. Ayons maintenant le front de créer la force. La gauche de ce début du 21ème siècle a en effet besoin, ici et maintenant, non de capitulation face aux marchés financiers, mais d’une force de résistance au capital. Et de combat frontal, plus méthodique encore, contre l’extrême-droite. Une force cohérente, politisée, innovante, accueillante. Disciplinée ? Non. Auto-organisée plutôt. Et n’ayant pas plus besoin de jeter l’anathème sur le PS, que de Meccano électoraliste ou opportuniste.

Je ne suis pas de ceux qui croient que l’une des composantes du Front de gauche (PCF, PG, GU, FASE…) puisse être le creuset de cette nouvelle force. Celle-ci doit d’abord être à l’image des 4 millions d’électrices et d’électeurs du Front de gauche, dans leur diversité, et leur donner un pouvoir réel. Sauf à reprendre nos chameaux respectifs et à nous ensabler.