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La hollandisation de Macron, c'est maintenant !

Il paraît que le Président Directeur Général de la France et son principal collaborateur commencent à subir un dévissage sondagier. Au rythme actuel, une hollandisation serait même possible à court terme. Il faut dire que ces messieurs chargent au maximum la barque des mesures antisociales. Passant leur temps à ponctionner les plus pauvres tout en faisant des cadeaux aux plus nantis, ils connaissent le risque et le prennent en connaissance de cause. Ils croient qu'après avoir obtenu une large majorité aux élections législatives, ils peuvent espérer une majorité de godillots… au moins pour quelques mois. Sauf que !

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Face à Jupiter en marche : besoin d’audace collective

La nouvelle législature qui débute est à l’image des premiers pas de la présidence Macron. Après les couacs ministériels : démission de plusieurs ministres et pas des moindres, déclaration contradictoire entre le ministre de l’Agriculture et celui de l’Environnement, vient le temps des couacs parlementaires. Oui il y a de la précipitation et même parfois de l’amateurisme mais surtout un renforcement incroyable de sa volonté hégémonique.

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Macron, l’UR et le monde : la bataille d’idées s’aiguise

Certains observateurs ont attribué une partie des succès électoraux d'En marche aux premières initiatives européennes et internationales d'Emmanuel Macron. Il est vrai que l'avalanche d'images flatteuses du nouveau Président de la République aux côtés des "grands de ce monde" - un jour recevant une chaleureuse onction de la Chancelière allemande, "reine d'Europe" ; le lendemain échangeant "une poignée de main virile" avec Donald Trump ; puis réservant, dans la foulée, un "accueil musclé" à Vladimir Poutine… - a pu accréditer l'idée que "la France est de retour". Et surtout, cet affichage gratifiant d'un Chef de l'État "jeune, moderne et volontariste" tranche spectaculairement avec l'expérience d'un quinquennat particulièrement médiocre sinon humiliant en matière de présence française sur la scène politique européenne et internationale : au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

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Question de légitimité

L’évidence du raz de marée de La République en marche cache une autre réalité, infiniment moins glorieuse et moins confortable pour Emmanuel Macron. Un autre raz de marée, celui des abstentionnistes. Le constat, bien sûr, a occupé une partie des unes des quotidiens au lendemain du scrutin. Mais les conséquences de ce véritable naufrage démocratique ont été nettement moins commentées. Elles méritent pourtant que l’on s’y attarde. D’abord, parce que c’est en soi un motif d’inquiétude dans une démocratie. Ensuite, parce qu’avec moins de 50 % de participation, et après une présidentielle remportée plutôt par rejet du Front national que par adhésion à son projet, Emmanuel Macron dispose d’une bien faible légitimité. Va-t-il en tenir compte ? Evidemment non. Il se prépare au contraire à abuser de cette majorité en trompe-l’œil pour imposer au pays une contre-révolution sociale sans précédent. Il s’apprête à liquider le code du travail, en procédant par ordonnances. Et voilà, de surcroît, qu’il veut pérenniser l’état d’urgence en l’intégrant à la loi commune. Il faut lui reconnaître à cet égard une certaine cohérence. Des manifestations contre les ordonnances pourront ainsi, dans certaines conditions, tomber sous le coup d’une loi officiellement destinée à combattre le terrorisme.

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L’avenir, dans les urnes et dans les mobilisations

Alors que le gouvernement, empêtré dans les affaires de tel et telle ministre, vient de dévoiler ses intentions concrètes - peu ambitieuses - en matière de transparence de la vie politique, il reste encore flou sur ses projets et sa méthode en matière économique et sociale. Filtrent cependant de quelques discours et de ses premiers échanges avec les organisations syndicales des éléments qui montrent que le nouveau Président directeur général de la France a bien prévu de mener une guerre contre la société.

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La nouvelle droite sous le masque du centrisme

Le monde politico-médiatique s’extasie devant la performance d’Emmanuel Macron, que d’aucuns veulent résumer comme le dynamitage des deux formations qui ont dominé la vie politique française depuis 40 ans, les Républicains et le Parti socialiste.

Le nouveau Président est présenté comme le nec plus ultra de la modernité politique. Pourtant, la [...]

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Insoumis de tous poils, unissez-vous...

...pour une nouvelle percée spectaculaire le 11 juin !

Emmanuel Macron n'est pas seulement un pur produit de l'élitisme républicain de bon papa. Le jeune loup incarne à la fois la volonté antidémocratique de casser le Code du travail, la fuite en avant libérale de l'Union européenne et aussi un consternant désintérêt pour les [...]

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De l'insoumission à l'émancipation

À quelques heures du scrutin du 7 mai, gardons-nous d'affirmer que les jeux sont faits car les surprises – bonnes ou mauvaises – n'ont pas manqué durant cette dernière année.

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Battre le Front national dans les urnes, dans la rue et dans la société ! (Et merde à Macron…)

Nous n’opposons pas ceux qui voteront Macron dimanche 7 mai et ceux qui s’abstiendront, voteront blanc ou nul. Comme des millions de citoyens, nous sommes indifférents aux consignes de vote sentencieuses… ou plutôt elles nous énervent sérieusement. Ceux qui prétendent culpabiliser les abstentionnistes n’entendent pas que ceux-ci n’ont tout simplement pas envie - euphémisme - de voter pour un adversaire de l’émancipation. D’ailleurs, depuis dimanche, Macron et ses soutiens ultralibéraux ne font-ils pas tout leur possible pour inspirer un rejet massif de la part des électeurs insoumis ?

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Erdogan divise son pays pour mieux régner

Pour un peu, le Président turc Recep Tayyip Erdogan serait le plus heureux des autocrates. Le "oui", qu’il appelait de ses vœux, l’a emporté au référendum du 16 avril. Il devrait pouvoir installer le régime ultra-présidentiel dont il rêvait, se passer de Premier ministre, et intervenir comme il voudra dans les affaires judiciaires. Et - ce qui ne gâte rien - il a reçu les félicitations de Donald Trump et de Vladimir Poutine. Deux hommes qui doivent partager sa conception de la démocratie. Mais son bonheur n’est pas complet. Une vague de contestation monte dans le pays. Sa victoire étriquée (à peine plus de 51 %) est politiquement un véritable camouflet en regard de la propagande déployée pendant la campagne, et du quasi silence imposé à l’opposition. Et voilà maintenant que les observateurs de l’OSCE et du Conseil de l’Europe contestent les conditions du déroulement du scrutin, et que l’Union européenne demande une enquête sur des « irrégularités présumées ». Mardi, le CHP (parti social-démocrate, laïc) a demandé l’annulation du référendum, également contesté par le HDP (parti d’opposition, prokurde).

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On peut gagner - Tout peut changer

Bazooka, kalachnikof, bombes à fragmentation… les représentants de l'oligarchie sortent l'artillerie lourde pour tenter d'endiguer la vague insoumise. Le patron des patrons, Pierre Gattaz, met en garde contre « la catastrophe absolue qui ruinerait la France », tandis que Laurent Berger, patron de la CFDT, dénonce une « vision assez totalitaire ». Le Figaro épaule Fillon face au retour du communisme. Macron frise l’apoplexie devant le programme L'avenir en commun. Et le courageux capitaine de pédalo de retrouver le goût de militer… contre l'espoir d'une alternative digne de ce nom. Il y a comme un vent de panique à bord du Titanic libéral !

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Face à la réaction et au néo-libéral, l’émancipation humaine

Cette élection présidentielle restera dans les annales comme l’une des plus atypiques de la Ve République. Les scandales plus ou moins costumés ont grevé le débat projets contre projets, laissant une masse d’électeurs aussi indécis qu’écœurés. À trois semaines du 1er tour, on navigue à vue tant le paysage politique apparaît atomisé, instable. Tout devient possible, même ce qui paraissait inenvisageable, telle la présence de Jean-Luc Mélenchon au 2e tour. Comme si la clarté, la conviction, la cohérence dans la durée finissait, dans ce tableau politique éclaté, par porter ses fruits plus vite que prévu.

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Au présent avec Mélenchon pour un autre avenir

Après le ralliement sans scrupule1 de Manuel Valls à Emmanuel Macron, Benoît Hamon a déclaré ce mercredi : « Je suis le seul à pouvoir conjuguer des électorats différents, des radicaux aux plus modérés. Je suis aujourd'hui le seul à pouvoir les faire gagner ensemble et ainsi créer les conditions d'une majorité parlementaire pour gouverner ». Appel désespéré à un retrait hors de question. En fait, le candidat du PS et ses soutiens ne comprennent pas qu'« occuper une place centrale à gauche », comme il le revendique, ne veut plus rien dire.

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Macron : piège à cons

Ce titre dépasse ma pensée (c’est dire le niveau de celle-ci, rétorqueront certain-es !). Loin de moi l’idée de traiter de cons celles et ceux qui se prononcent pour Macron. J’en connais, de toutes tendances politiques que je continuerai d’écouter car leur raisonnement m’intéresse dans bien des domaines. Je comprends le désarroi que cela exprime, mais je veux ainsi dire avec force qu’on est loin du pari de l’intelligence collective !

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La campagne pour Mélenchon et le défi du pluralisme

En proposant début 2016 sa candidature, Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas adressé directement aux organisations politiques qui avaient précédemment constitué le Front de Gauche et élaboré son programme l' Humain d'Abord.

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Un avenir désirable, mais insoumis à la finance !

"Au secours, la gauche plurielle revient !", avons-nous pensé alerter ces derniers jours ! Heureusement, tout le monde a vite compris que le discours unitaire de Benoît Hamon et Jean-Christophe Cambadélis n'était qu'une posture électoraliste. Rappelons que les années de gouvernement de la gauche plurielle, alliance du PS, du PCF et des Verts entre 1997 et 2002, furent notamment marquées par des privatisations massives. Elles aboutirent au premier tour de la présidentielle de 2002 à l’élimination au premier tour du candidat "socialiste" Lionel Jospin, à la marginalisation du PC, à la présence du Front national au second tour et à l’élection de Jacques Chirac.

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"Désir de gauche" et volonté d'alternative

Une bonne nouvelle : après l’auto-élimination du chef de la bande, Hollande, c’est son porte flingue le plus zélé qui a pris le toboggan direct vers la sortie. On ne va pas bouder son plaisir. La Primaire socialiste en a fourni l’occasion pour plus d’un million de votant-e-s. Difficile de savoir ce qui a primé, de l’envie irrépressible de se défaire de Valls ou de celle de soutenir la parole d’un socialiste de gauche "vieux style". Dans les deux cas, c’est quand même bien d’un "désir de gauche" qu’il s’agit.

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Le pluralisme, condition d’une dynamique plus large

D’accord, il y a la pantalonnade des résultats du premier tour de la primaire du PS. Faut-il en rire, faut-il en pleurer, ou alors être en colère devant l’amateurisme solférinien ? En même temps, une pantalonnade avant une déculottée électorale, n’est-ce pas un ordre logique ?

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Les primaires de la Belle Alliance Populaire peuvent-elles sauver le Parti socialiste ?

La primaire de la Belle Alliance Populaire, malgré la présence de trois candidats peu représentatifs, est en réalité un débat interne au sein de la formation socialiste. Pour autant, dans le contexte actuel, tout débat est le bienvenu. Peut-il se conclure par une clarification sur la ligne politique du Parti socialiste ? C’est une question à laquelle je n’ai pas de réponse. Toutefois, deux lignes se confrontent : l’une, sociale-libérale, incarnée par Manuel Valls, qui assume totalement le bilan du quinquennat ; l’autre, dans la tradition sociale-démocrate, est incarnée par Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, dans une option plus à gauche. Est-ce que de ces confrontations peut émerger une alternative sociale-démocrate dans la tradition historique du courant socialiste ? J’en doute fort.

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N’oublions pas le traité CETA !

Depuis plusieurs mois, le traité Union européenne-Canada ( CETA ) a pratiquement disparu de l'agenda médiatique : il est pourtant sur la table ! Il a été finalement signé le 30 octobre tant par le Canada que par l'UE, après que le gouvernement belge a eu raison de la "rébellion" des élus de la communauté wallonne.

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Sacrés programmes et vastes ambitions

L’année 2017 a bien commencé. Donald Trump a nommé le milliardaire Carl Icahn conseiller spécial pour préparer la destruction des timides régulations de l’économie américaine. Kim Jong-un a annoncé que la Corée du Nord serait désormais une puissance nucléaire. Recep Tayyip Erdoğan a promis aux Kurdes une nouvelle année de sang et de larmes. Bachar Al Assad a sablé le champagne sur les ruines de la Syrie, fort de ses "succès militaires". Et certains s’extasient devant les brillantes initiatives internationales de Vladimir Poutine, qui permet à la Russie de retrouver sa place parmi les grandes puissances qui comptent, tandis que l’ONU est dans les choux.

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Pour Alep, larmes et cris...

À Alep, pour Bachar al-Assad, Poutine et le régime iranien, c'est l'heure de la victoire militaire.

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Alep : la propagande et les bombes

Comme il était prévisible, les troupes de Bachar Al-Assad ont fini par reprendre Alep-Est, que tenaient les rebelles depuis 2012. En fait, les troupes au sol du régime de Damas, aidées par des milices iraniennes et les Libanais du Hezbollah, n’ont fait que parachever un succès militaire préparé par plus d’un an d’intenses bombardements des aviations russe et syrienne. Des bombardements qui, dans les derniers temps, ont ciblé systématiquement les hôpitaux et les centres de soin, selon la stratégie du "tapis de bombes" que Vladimir Poutine avait déjà appliquée à Grozny, en 1999 et 2000. Près de 400 civils ont péri au cours des quinze jours qui ont précédé l’offensive finale, tandis que 80 000 personnes tentaient de rejoindre la partie occidentale de la ville tenue par le régime et donc épargnée par les raids aériens. Sur le plan diplomatique - si l’on peut encore employer ce mot -, huit résolutions des Nations unies se sont heurtées au veto russe. La dernière en date, également rejetée par la Chine, appelait à une trêve humanitaire. Bachar Al-Assad et Poutine, dont l’objectif est d’anéantir toute résistance, redoutaient que ce répit ne permette aux rebelles de reconstituer leurs forces.

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Après le retrait de Hollande, plus que jamais, faisons front commun !

Les militants communistes viennent à plus de 53 % de se prononcer pour un appel à soutenir Jean-Luc Mélenchon. Il s'agit d'une très bonne nouvelle, qui signifie que l'esprit du Front de gauche souffle toujours. Notre lutte commune contre le Traité constitutionnel européen, l'expérience du Front de gauche et des multiples appels de l'autre gauche ont marqué la culture politique des communistes. Et il en est beaucoup parmi ceux qui préféraient une candidature communiste qui expriment ce besoin de ruptures et d'une autre politique.

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Face à une ligne à droite toute, Il faut une gauche franche

François Fillon a créé la surprise. Mauvaise, la surprise. Celles et ceux qui rêvaient, à juste titre, d’en finir avec Nicolas Sarkozy n’imaginaient sans doute pas trouver pour vainqueur à la place le fantôme de Margaret Thatcher. Peut-être avaient-ils mal compris ce qu’est le programme de la droite qui s’est trumpisée sous l’effet d’une "gauche" au pouvoir qui fait son travail. Sarkozy n’a pas convaincu car il a le parfum du passé, des affaires et beaucoup d’ennemis.

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Avec Jean-Luc Mélenchon, et pour le débat

À Cerises, nous portons depuis plusieurs mois l’idée de faire avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Nous n’avons pas attendu que cette candidature s’impose dans le paysage. Nous avons pensé, dès mars dernier, que les frondeurs du Parti socialiste ne rompraient pas avec leur parti et que la primaire de la gauche et des écologistes était un piège pour la gauche d’alternative. Nous nous sommes dit qu’aucune candidature issue de la société civile n’était en mesure de faire le pont, et aussi que les ambiguïtés du PCF dans son rapport au PS restaient patentes. Les mois passant, nos hypothèses ont été globalement confirmées : elles sont devenues des convictions. De plus, nous avons souligné que face à l’extrême-droite et à la droite extrême, il faut assumer une candidature de rupture avec le PS et une critique radicale du système politique. Remarquons que l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche nous conduit plutôt à confirmer ce choix. Comme l’écrit le philosophe Slavoj Žižek : « La défaite d’Hillary Clinton est le prix qu’elle a dû payer pour avoir neutralisé Sanders. Si elle a perdu, ce n’est pas parce qu’elle s’est aventurée trop à gauche mais au contraire parce que, trop centriste, elle n’a pas su capter la révolte anti-establishment qui portait aussi bien Trump que Sanders. »1 Allons plus loin : la révolte contre la finance et l’oligarchie doit s’exprimer dans la rue et dans les urnes, devenir une alternative, porter un nouvel horizon.

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Avec Jean-Luc Mélenchon, et pour le débat (suite)

Nous avons aussi fait place au débat, notamment en publiant les points de vue d’Etienne Adam3, de Samy Johsua4 et, dans le présent numéro, celui de Sylvie Larue et Laurent Lévy.

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La révolte de l’Amérique profonde au risque du pire

La victoire de Donald Trump est un de ces moments de bascule qui expriment la profondeur d’une crise, ouvrant grande la porte à des dangers incommensurables. Ainsi, le milliardaire de l’immobilier a réussi à faire basculer le pays, cela non pas malgré, mais grâce, à ses positions ultralibérales, antidémocratiques, anti-écologiques, sexistes, sécuritaires, racistes, xénophobes, impérialistes. Les Ėtats-Unis entrent dans la nuit.

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Hollande passe aux aveux

François Hollande n’est pas sûr de pouvoir se représenter, mais il en rêve. D’où une omniprésence médiatique. La moindre chrysanthème à inaugurer figure sur son agenda. Et le voilà qui se répand en interviews et en confidences dans la presse et dans des livres de journalistes. Et on en apprend de belles ! D’abord, on se dit qu’il consacre beaucoup de temps à son autopromotion. Mais le pire est dans le contenu. Passons sur des affirmations qui défient toute logique, du genre « la loi El-Khomri est une loi sociale ». Et regardons de plus près ce qu’il dit de deux affaires qui ont divisé la gauche : la déchéance de nationalité et Notre-Dame-des-Landes. A propos de la première, il reconnait que c’est une mesure de droite, et avoue l’avoir reprise pour parvenir à « l’unité nationale ». Comprendre : pour piéger l’opposition, sans considération de la question de principe, et sans égards pour la gauche. Il reconnait même que « la déchéance de nationalité n’a aucune valeur dissuasive » pour les terroristes.

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Pour une juste condamnation sociétale et judiciaire du viol

Le viol - agression sexuelle avec pénétration - est un phénomène massif, et pourtant encore peu dénoncé et peu condamné : parmi les dizaines de milliers de victimes, environ 1 sur 10 porte plainte, et seule 1 plainte sur 10 aboutira à une condamnation. Le viol est un crime sexiste : la quasi-totalité des agresseurs sont des hommes quand l’immense majorité des victimes sont des femmes et des enfants. Enfin, le viol est une arme de destruction des femmes comme en témoignent les conséquences nombreuses qu’il génère chez ses victimes, tant physiques que psychiques.

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Des cerises altercommunistes au service de l’émancipation

À l’origine de Cerises, un projet : contribuer à (re)mettre à l’ordre du jour la transformation de la société, non pas seulement dans une optique d'opposition anticapitaliste stérile, mais dans une visée d’émancipation.

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Alstom Belfort : mépris insupportable

Alstom est un modèle de savoir-faire professionnel (trains, turbines, énergie). Fermer Belfort est donc un mépris insupportable. Mais, prêts à détruire les métiers et les filières, les grands groupes mondialisés se soucient moins que jamais des biens utiles, et encore moins des salarié-es. Leur horizon, c'est le retour des dividendes d’investissements sur le marché mondial, et donc les pays émergents et les délocalisations intra-européennes. Que pèse alors la petite usine belfortaine (480 salariés contre plus de 5 000 autrefois) ?

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Agir contre l'islamophobie et les racismes

Appel pour un printemps de la liberté, de l’égalité et de la fraternité (extraits)

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Agir ensemble et faire la fête

Nous vivons un temps d'apprentis-sorciers. Entre les vrais et dramatiques attentats et les plus folles rumeurs, l'amalgame entre musulmans et terroristes est reparti de plus belle, instrumenté pour diviser durablement. Qu'on y prenne garde : le statut de "franco-musulman" n'est pas loin, qui fait citoyen de seconde zone celui qui se soumet, bannit celui qui se révolte, et condamne celui qui manifeste sa solidarité. Tout cela sous couvert d'un "vivre-ensemble" de pacotille, fait de maximes morales : tolérance d'un côté, discrétion de l'autre ! La liberté est alors opposée aux libertés, l'égalité supposerait l'uniformité, la fraternité serait conditionnelle.

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Brexit : Plus que jamais miser sur l'intelligence des citoyens

Les citoyens britanniques se sont prononcés : il faut respecter leur décision. Les commentaires, selon lesquelles il serait possible et souhaitable de contourner le résultat du référendum sont clairement inacceptables. En revanche, il convient de s'arrêter sur le fait que ce sont les ouvriers et, plus généralement, les millions de laissés-pour-compte du système qui constituent le coeur de l'électorat pro-Brexit. Sans prétendre analyser ici leurs motivations, on peut rappeler la situation sociale invivable qui leur est imposée et le sentiment d'abandon qui les mine. Une classe politique sans scrupule aidée par une presse de caniveau oriente de longue date l'exaspération de ces personnes vers les "étrangers" - y compris européens - et vers "l'Europe".

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Désobéissance pacifique et insoumission citoyenne

À l’occasion du rapport de force sur l’interdiction ou non de la manifestation du 23 juin, le gouvernement a dû symboliquement reculer, mais il a franchi une nouvelle étape mortifère dans sa fuite en avant liberticide. Depuis plusieurs mois, avec le Parti socialiste, il ravale la France au rang d’un régime autoritaire coupé du peuple et incapable de compromis.

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Pour imposer la loi travail, tous les coups sont permis…

Le tandem Hollande-Valls est encore monté d’un cran dans sa rage de faire passer coûte que coûte la loi Travail. Après le 49-3, voilà que l’exécutif envisage sérieusement d’interdire les manifestations syndicales. Le Premier ministre, puis le Président de la République l’ont dit au lendemain de la grande manifestation du 14 juin. Prétexte : les violences en marge du cortège. Un argument qui peut mener loin quand on sait que, depuis des décennies, toutes les manifestations sont émaillées d’incidents de ce genre. Aurait-il fallu dissoudre les syndicats, quitte à ce que notre pays finisse par ressembler à l’Espagne de Franco plus qu’à une démocratie ? Ce sont là des menaces d’une extrême gravité. Un pallier de plus dans l’amalgame entre casseurs et manifestants. Quant au ministre de l’Intérieur, il a fait très fort lui aussi. Au cours du journal de France 2, mardi soir, il est passé en quelques secondes de l’ignoble assassinat de deux policiers par un terroriste à la dénonciation d’une affiche de la CGT. « Les postures qu’ils (les cégétistes) adoptent, a-t-il dit dans une formule alambiquée, théorisent la consubstantialisation (sic) de la violence à la police ». Dit en termes simples, la CGT serait donc un peu coupable du meurtre des deux policiers par un djihadiste.

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Face aux maîtres-chanteurs/casseurs : émancipation et alternative

Passage en force à l'Assemblée nationale, puis vote au Sénat le 13 juin après que la commission dite des Affaires "sociales" l'ait musclée davantage pour satisfaire le MEDEF et espérer la faire voter à l'Assemblée… Elle est toujours là, la Loi El Khomri. Et cela contre le NON majoritaire dans le pays.

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