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Ménard, l’inhumanité sans frontières

Ainsi donc le premier magistrat de Béziers a décidé de tuer symboliquement la femme, de choisir simplement la rapidité de ce meurtre…

Ça l’affiche mal cette scène où, ligotée sur des rails, un être du genre féminin attend effarée sa dislocation ferroviaire inéluctable en priant sa rapidité grâce au TGV. Pour avoir peur moins longtemps, le meurtre [...]

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France insoumise : dépasser les dénis, relever les défis

Les défis de la France insoumise sont les nôtres. Il en est ainsi du décloisonnement des mobilisations, de la volonté de rompre avec la hiérarchisation des luttes, de l'horizontalité des mouvements. Si la FI ne s'enferme pas dans une logique de contre-société repliée sur elle-même, une orientation-action articulant l'immédiat et le long terme, la résistance et l'alternative, la proposition concrète et la vision de la société nous semble puissamment féconde.

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La belle "démocratie israélienne"

L’affaire du refus opposé par les autorités israéliennes à une délégation d’élus français qui voulaient effectuer une mission en Israël et dans les territoires palestiniens est édifiante à bien des égards. Sept élus, dont quatre députés de France Insoumise et du Parti communiste, souhaitaient rencontrer le leader palestinien Marwan Barghouti, condamné à la prison à vie, et l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, en détention préventive depuis le 23 août. Ils se sont heurtés à un refus brutal. « Même pas la peine de prendre l’avion », a affirmé à peu près en ces termes le ministre israélien de la Sécurité publique, Gilad Erdan.

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Face à la violence d’État : mondialité

Le gouvernement réactionnaire espagnol a de nouveau choisi la répression et la provocation en bafouant le Parlement catalan, en poursuivant le Président et en arrêtant huit des membres du gouvernement de la Région catalane après avoir d’abord lancé sa police contre les citoyens et arrêté deux dirigeants indépendantistes.

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Salah Hamouri : un double symbole qui nous oblige

Salah Hamouri connait un acharnement israélien inouï. À 20 ans il est condamné à purger une peine de 7 ans de prison. Libéré fin 2011, il se marie en 2014 avec ma fille. Il s’inscrit aux cours de Droit à Ramallah. Et le cauchemar continue. Ma fille est expulsée d’Israël en janvier 2015. Sans raison. Elle ne peut plus rejoindre Salah à Jérusalem lequel poursuit ses études à Ramallah. Il se voit interdit d’aller en Cisjordanie. Il reçoit trois ordres militaires successifs, de 6 mois chacun, lui interdisant l’entrée. Et malgré tout cela, le 20 août 2017, il prête serment devant le Barreau de Ramallah. Il est avocat. Trois jours plus tard, l’armée israélienne vient le "cueillir" chez lui en pleine nuit. Un ordre signé d’Avigdor Lieberman précise : il faut le placer en "détention administrative". Le tribunal applique. La détention administrative consiste, sur la base du "secret", à jeter en prison une personne pendant 6 mois renouvelables. Personne ne sait le "pourquoi" de la décision. L’arbitraire absolu. Cette situation concerne Salah et les 450 Palestiniens en prison sous ce même régime qui refusent aussi l’occupation. Mais elle dit plus. Elle reflète ce que vivent les Palestiniens. L’occupation israélienne vise à accaparer les terres et à chasser les habitants.

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Dans la bataille des idées, bien choisir nos mots

D'abord les mots, sur Facebook, d’une agente de la ville de la Courneuve : « Quand un martyr égorge une femme et poignarde une autre, là ça fait du bruit. Terrorisme, du sang, Bla Bla Bla... Par contre que le terrorisme patriarcal nous tue tous les 2 jours, on l'entend moins votre grande gueule ». Des propos choquants pour beaucoup, non seulement du fait de ce mot "martyr" utilisé sans guillemets, qui colle au statut espéré par le criminel - être un combattant qui meurt héroïquement au combat -, mais aussi du fait de l’assimilation maladroite entre terrorisme et violence domestique.
Le maire de La Courneuve a cru bon de lancer une mesure disciplinaire accompagnée d’une suspension de l’agente à effet immédiat, en attendant une instruction administrative. Celle-ci risque ainsi de perdre son emploi, alors qu’il est parfaitement contestable que les propos incriminés relèvent d’une quelconque apologie du terrorisme.

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Cessons de tout gâcher : construisons !

Sommes-nous condamnés à ne pas nous entendre, nous qui souhaitons faire la révolution ? L’actualité pourrait le laisser croire, après une période électorale où, « dans le même temps », la gauche radicale a fait son meilleur score du siècle avec Jean-Luc Mélenchon, et la gauche dans son ensemble son plus mauvais score depuis 1936. Faut-il se laisser aller, entre nous, à une guerre des boutiques, des petites phrases assassines, des méfiances mutuelles paralysantes ? J’ai la naïveté de penser qu’il nous faut éviter ce piège.

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Nucléaire nord-coréen : comment résoudre la crise ?

Il y a quelque chose de consternant dans le traitement politico-médiatique de la crise sur le nucléaire nord-coréen. Tout est conçu pour en faire la menace du seul régime de Pyongyang. Certes, ce régime est bien loin d’être la fine fleur de la démocratie et des libertés. Mais, comment ne pas voir - ou vouloir voir - la complexité de la réalité1.

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La hollandisation de Macron, c'est maintenant !

Il paraît que le Président Directeur Général de la France et son principal collaborateur commencent à subir un dévissage sondagier. Au rythme actuel, une hollandisation serait même possible à court terme. Il faut dire que ces messieurs chargent au maximum la barque des mesures antisociales. Passant leur temps à ponctionner les plus pauvres tout en faisant des cadeaux aux plus nantis, ils connaissent le risque et le prennent en connaissance de cause. Ils croient qu'après avoir obtenu une large majorité aux élections législatives, ils peuvent espérer une majorité de godillots… au moins pour quelques mois. Sauf que !

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Face à Jupiter en marche : besoin d’audace collective

La nouvelle législature qui débute est à l’image des premiers pas de la présidence Macron. Après les couacs ministériels : démission de plusieurs ministres et pas des moindres, déclaration contradictoire entre le ministre de l’Agriculture et celui de l’Environnement, vient le temps des couacs parlementaires. Oui il y a de la précipitation et même parfois de l’amateurisme mais surtout un renforcement incroyable de sa volonté hégémonique.

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Macron, l’UR et le monde : la bataille d’idées s’aiguise

Certains observateurs ont attribué une partie des succès électoraux d'En marche aux premières initiatives européennes et internationales d'Emmanuel Macron. Il est vrai que l'avalanche d'images flatteuses du nouveau Président de la République aux côtés des "grands de ce monde" - un jour recevant une chaleureuse onction de la Chancelière allemande, "reine d'Europe" ; le lendemain échangeant "une poignée de main virile" avec Donald Trump ; puis réservant, dans la foulée, un "accueil musclé" à Vladimir Poutine… - a pu accréditer l'idée que "la France est de retour". Et surtout, cet affichage gratifiant d'un Chef de l'État "jeune, moderne et volontariste" tranche spectaculairement avec l'expérience d'un quinquennat particulièrement médiocre sinon humiliant en matière de présence française sur la scène politique européenne et internationale : au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

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Question de légitimité

L’évidence du raz de marée de La République en marche cache une autre réalité, infiniment moins glorieuse et moins confortable pour Emmanuel Macron. Un autre raz de marée, celui des abstentionnistes. Le constat, bien sûr, a occupé une partie des unes des quotidiens au lendemain du scrutin. Mais les conséquences de ce véritable naufrage démocratique ont été nettement moins commentées. Elles méritent pourtant que l’on s’y attarde. D’abord, parce que c’est en soi un motif d’inquiétude dans une démocratie. Ensuite, parce qu’avec moins de 50 % de participation, et après une présidentielle remportée plutôt par rejet du Front national que par adhésion à son projet, Emmanuel Macron dispose d’une bien faible légitimité. Va-t-il en tenir compte ? Evidemment non. Il se prépare au contraire à abuser de cette majorité en trompe-l’œil pour imposer au pays une contre-révolution sociale sans précédent. Il s’apprête à liquider le code du travail, en procédant par ordonnances. Et voilà, de surcroît, qu’il veut pérenniser l’état d’urgence en l’intégrant à la loi commune. Il faut lui reconnaître à cet égard une certaine cohérence. Des manifestations contre les ordonnances pourront ainsi, dans certaines conditions, tomber sous le coup d’une loi officiellement destinée à combattre le terrorisme.

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L’avenir, dans les urnes et dans les mobilisations

Alors que le gouvernement, empêtré dans les affaires de tel et telle ministre, vient de dévoiler ses intentions concrètes - peu ambitieuses - en matière de transparence de la vie politique, il reste encore flou sur ses projets et sa méthode en matière économique et sociale. Filtrent cependant de quelques discours et de ses premiers échanges avec les organisations syndicales des éléments qui montrent que le nouveau Président directeur général de la France a bien prévu de mener une guerre contre la société.

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La nouvelle droite sous le masque du centrisme

Le monde politico-médiatique s’extasie devant la performance d’Emmanuel Macron, que d’aucuns veulent résumer comme le dynamitage des deux formations qui ont dominé la vie politique française depuis 40 ans, les Républicains et le Parti socialiste.

Le nouveau Président est présenté comme le nec plus ultra de la modernité politique. Pourtant, la [...]

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Insoumis de tous poils, unissez-vous...

...pour une nouvelle percée spectaculaire le 11 juin !

Emmanuel Macron n'est pas seulement un pur produit de l'élitisme républicain de bon papa. Le jeune loup incarne à la fois la volonté antidémocratique de casser le Code du travail, la fuite en avant libérale de l'Union européenne et aussi un consternant désintérêt pour les [...]

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De l'insoumission à l'émancipation

À quelques heures du scrutin du 7 mai, gardons-nous d'affirmer que les jeux sont faits car les surprises – bonnes ou mauvaises – n'ont pas manqué durant cette dernière année.

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Battre le Front national dans les urnes, dans la rue et dans la société ! (Et merde à Macron…)

Nous n’opposons pas ceux qui voteront Macron dimanche 7 mai et ceux qui s’abstiendront, voteront blanc ou nul. Comme des millions de citoyens, nous sommes indifférents aux consignes de vote sentencieuses… ou plutôt elles nous énervent sérieusement. Ceux qui prétendent culpabiliser les abstentionnistes n’entendent pas que ceux-ci n’ont tout simplement pas envie - euphémisme - de voter pour un adversaire de l’émancipation. D’ailleurs, depuis dimanche, Macron et ses soutiens ultralibéraux ne font-ils pas tout leur possible pour inspirer un rejet massif de la part des électeurs insoumis ?

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Erdogan divise son pays pour mieux régner

Pour un peu, le Président turc Recep Tayyip Erdogan serait le plus heureux des autocrates. Le "oui", qu’il appelait de ses vœux, l’a emporté au référendum du 16 avril. Il devrait pouvoir installer le régime ultra-présidentiel dont il rêvait, se passer de Premier ministre, et intervenir comme il voudra dans les affaires judiciaires. Et - ce qui ne gâte rien - il a reçu les félicitations de Donald Trump et de Vladimir Poutine. Deux hommes qui doivent partager sa conception de la démocratie. Mais son bonheur n’est pas complet. Une vague de contestation monte dans le pays. Sa victoire étriquée (à peine plus de 51 %) est politiquement un véritable camouflet en regard de la propagande déployée pendant la campagne, et du quasi silence imposé à l’opposition. Et voilà maintenant que les observateurs de l’OSCE et du Conseil de l’Europe contestent les conditions du déroulement du scrutin, et que l’Union européenne demande une enquête sur des « irrégularités présumées ». Mardi, le CHP (parti social-démocrate, laïc) a demandé l’annulation du référendum, également contesté par le HDP (parti d’opposition, prokurde).

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On peut gagner - Tout peut changer

Bazooka, kalachnikof, bombes à fragmentation… les représentants de l'oligarchie sortent l'artillerie lourde pour tenter d'endiguer la vague insoumise. Le patron des patrons, Pierre Gattaz, met en garde contre « la catastrophe absolue qui ruinerait la France », tandis que Laurent Berger, patron de la CFDT, dénonce une « vision assez totalitaire ». Le Figaro épaule Fillon face au retour du communisme. Macron frise l’apoplexie devant le programme L'avenir en commun. Et le courageux capitaine de pédalo de retrouver le goût de militer… contre l'espoir d'une alternative digne de ce nom. Il y a comme un vent de panique à bord du Titanic libéral !

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Face à la réaction et au néo-libéral, l’émancipation humaine

Cette élection présidentielle restera dans les annales comme l’une des plus atypiques de la Ve République. Les scandales plus ou moins costumés ont grevé le débat projets contre projets, laissant une masse d’électeurs aussi indécis qu’écœurés. À trois semaines du 1er tour, on navigue à vue tant le paysage politique apparaît atomisé, instable. Tout devient possible, même ce qui paraissait inenvisageable, telle la présence de Jean-Luc Mélenchon au 2e tour. Comme si la clarté, la conviction, la cohérence dans la durée finissait, dans ce tableau politique éclaté, par porter ses fruits plus vite que prévu.

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Au présent avec Mélenchon pour un autre avenir

Après le ralliement sans scrupule1 de Manuel Valls à Emmanuel Macron, Benoît Hamon a déclaré ce mercredi : « Je suis le seul à pouvoir conjuguer des électorats différents, des radicaux aux plus modérés. Je suis aujourd'hui le seul à pouvoir les faire gagner ensemble et ainsi créer les conditions d'une majorité parlementaire pour gouverner ». Appel désespéré à un retrait hors de question. En fait, le candidat du PS et ses soutiens ne comprennent pas qu'« occuper une place centrale à gauche », comme il le revendique, ne veut plus rien dire.

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Macron : piège à cons

Ce titre dépasse ma pensée (c’est dire le niveau de celle-ci, rétorqueront certain-es !). Loin de moi l’idée de traiter de cons celles et ceux qui se prononcent pour Macron. J’en connais, de toutes tendances politiques que je continuerai d’écouter car leur raisonnement m’intéresse dans bien des domaines. Je comprends le désarroi que cela exprime, mais je veux ainsi dire avec force qu’on est loin du pari de l’intelligence collective !

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La campagne pour Mélenchon et le défi du pluralisme

En proposant début 2016 sa candidature, Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas adressé directement aux organisations politiques qui avaient précédemment constitué le Front de Gauche et élaboré son programme l' Humain d'Abord.

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Un avenir désirable, mais insoumis à la finance !

"Au secours, la gauche plurielle revient !", avons-nous pensé alerter ces derniers jours ! Heureusement, tout le monde a vite compris que le discours unitaire de Benoît Hamon et Jean-Christophe Cambadélis n'était qu'une posture électoraliste. Rappelons que les années de gouvernement de la gauche plurielle, alliance du PS, du PCF et des Verts entre 1997 et 2002, furent notamment marquées par des privatisations massives. Elles aboutirent au premier tour de la présidentielle de 2002 à l’élimination au premier tour du candidat "socialiste" Lionel Jospin, à la marginalisation du PC, à la présence du Front national au second tour et à l’élection de Jacques Chirac.

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"Désir de gauche" et volonté d'alternative

Une bonne nouvelle : après l’auto-élimination du chef de la bande, Hollande, c’est son porte flingue le plus zélé qui a pris le toboggan direct vers la sortie. On ne va pas bouder son plaisir. La Primaire socialiste en a fourni l’occasion pour plus d’un million de votant-e-s. Difficile de savoir ce qui a primé, de l’envie irrépressible de se défaire de Valls ou de celle de soutenir la parole d’un socialiste de gauche "vieux style". Dans les deux cas, c’est quand même bien d’un "désir de gauche" qu’il s’agit.

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Le pluralisme, condition d’une dynamique plus large

D’accord, il y a la pantalonnade des résultats du premier tour de la primaire du PS. Faut-il en rire, faut-il en pleurer, ou alors être en colère devant l’amateurisme solférinien ? En même temps, une pantalonnade avant une déculottée électorale, n’est-ce pas un ordre logique ?

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Les primaires de la Belle Alliance Populaire peuvent-elles sauver le Parti socialiste ?

La primaire de la Belle Alliance Populaire, malgré la présence de trois candidats peu représentatifs, est en réalité un débat interne au sein de la formation socialiste. Pour autant, dans le contexte actuel, tout débat est le bienvenu. Peut-il se conclure par une clarification sur la ligne politique du Parti socialiste ? C’est une question à laquelle je n’ai pas de réponse. Toutefois, deux lignes se confrontent : l’une, sociale-libérale, incarnée par Manuel Valls, qui assume totalement le bilan du quinquennat ; l’autre, dans la tradition sociale-démocrate, est incarnée par Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, dans une option plus à gauche. Est-ce que de ces confrontations peut émerger une alternative sociale-démocrate dans la tradition historique du courant socialiste ? J’en doute fort.

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N’oublions pas le traité CETA !

Depuis plusieurs mois, le traité Union européenne-Canada ( CETA ) a pratiquement disparu de l'agenda médiatique : il est pourtant sur la table ! Il a été finalement signé le 30 octobre tant par le Canada que par l'UE, après que le gouvernement belge a eu raison de la "rébellion" des élus de la communauté wallonne.

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Sacrés programmes et vastes ambitions

L’année 2017 a bien commencé. Donald Trump a nommé le milliardaire Carl Icahn conseiller spécial pour préparer la destruction des timides régulations de l’économie américaine. Kim Jong-un a annoncé que la Corée du Nord serait désormais une puissance nucléaire. Recep Tayyip Erdoğan a promis aux Kurdes une nouvelle année de sang et de larmes. Bachar Al Assad a sablé le champagne sur les ruines de la Syrie, fort de ses "succès militaires". Et certains s’extasient devant les brillantes initiatives internationales de Vladimir Poutine, qui permet à la Russie de retrouver sa place parmi les grandes puissances qui comptent, tandis que l’ONU est dans les choux.

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Pour Alep, larmes et cris...

À Alep, pour Bachar al-Assad, Poutine et le régime iranien, c'est l'heure de la victoire militaire.

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Alep : la propagande et les bombes

Comme il était prévisible, les troupes de Bachar Al-Assad ont fini par reprendre Alep-Est, que tenaient les rebelles depuis 2012. En fait, les troupes au sol du régime de Damas, aidées par des milices iraniennes et les Libanais du Hezbollah, n’ont fait que parachever un succès militaire préparé par plus d’un an d’intenses bombardements des aviations russe et syrienne. Des bombardements qui, dans les derniers temps, ont ciblé systématiquement les hôpitaux et les centres de soin, selon la stratégie du "tapis de bombes" que Vladimir Poutine avait déjà appliquée à Grozny, en 1999 et 2000. Près de 400 civils ont péri au cours des quinze jours qui ont précédé l’offensive finale, tandis que 80 000 personnes tentaient de rejoindre la partie occidentale de la ville tenue par le régime et donc épargnée par les raids aériens. Sur le plan diplomatique - si l’on peut encore employer ce mot -, huit résolutions des Nations unies se sont heurtées au veto russe. La dernière en date, également rejetée par la Chine, appelait à une trêve humanitaire. Bachar Al-Assad et Poutine, dont l’objectif est d’anéantir toute résistance, redoutaient que ce répit ne permette aux rebelles de reconstituer leurs forces.

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Après le retrait de Hollande, plus que jamais, faisons front commun !

Les militants communistes viennent à plus de 53 % de se prononcer pour un appel à soutenir Jean-Luc Mélenchon. Il s'agit d'une très bonne nouvelle, qui signifie que l'esprit du Front de gauche souffle toujours. Notre lutte commune contre le Traité constitutionnel européen, l'expérience du Front de gauche et des multiples appels de l'autre gauche ont marqué la culture politique des communistes. Et il en est beaucoup parmi ceux qui préféraient une candidature communiste qui expriment ce besoin de ruptures et d'une autre politique.

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Face à une ligne à droite toute, Il faut une gauche franche

François Fillon a créé la surprise. Mauvaise, la surprise. Celles et ceux qui rêvaient, à juste titre, d’en finir avec Nicolas Sarkozy n’imaginaient sans doute pas trouver pour vainqueur à la place le fantôme de Margaret Thatcher. Peut-être avaient-ils mal compris ce qu’est le programme de la droite qui s’est trumpisée sous l’effet d’une "gauche" au pouvoir qui fait son travail. Sarkozy n’a pas convaincu car il a le parfum du passé, des affaires et beaucoup d’ennemis.

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Avec Jean-Luc Mélenchon, et pour le débat

À Cerises, nous portons depuis plusieurs mois l’idée de faire avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Nous n’avons pas attendu que cette candidature s’impose dans le paysage. Nous avons pensé, dès mars dernier, que les frondeurs du Parti socialiste ne rompraient pas avec leur parti et que la primaire de la gauche et des écologistes était un piège pour la gauche d’alternative. Nous nous sommes dit qu’aucune candidature issue de la société civile n’était en mesure de faire le pont, et aussi que les ambiguïtés du PCF dans son rapport au PS restaient patentes. Les mois passant, nos hypothèses ont été globalement confirmées : elles sont devenues des convictions. De plus, nous avons souligné que face à l’extrême-droite et à la droite extrême, il faut assumer une candidature de rupture avec le PS et une critique radicale du système politique. Remarquons que l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche nous conduit plutôt à confirmer ce choix. Comme l’écrit le philosophe Slavoj Žižek : « La défaite d’Hillary Clinton est le prix qu’elle a dû payer pour avoir neutralisé Sanders. Si elle a perdu, ce n’est pas parce qu’elle s’est aventurée trop à gauche mais au contraire parce que, trop centriste, elle n’a pas su capter la révolte anti-establishment qui portait aussi bien Trump que Sanders. »1 Allons plus loin : la révolte contre la finance et l’oligarchie doit s’exprimer dans la rue et dans les urnes, devenir une alternative, porter un nouvel horizon.

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Avec Jean-Luc Mélenchon, et pour le débat (suite)

Nous avons aussi fait place au débat, notamment en publiant les points de vue d’Etienne Adam3, de Samy Johsua4 et, dans le présent numéro, celui de Sylvie Larue et Laurent Lévy.

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La révolte de l’Amérique profonde au risque du pire

La victoire de Donald Trump est un de ces moments de bascule qui expriment la profondeur d’une crise, ouvrant grande la porte à des dangers incommensurables. Ainsi, le milliardaire de l’immobilier a réussi à faire basculer le pays, cela non pas malgré, mais grâce, à ses positions ultralibérales, antidémocratiques, anti-écologiques, sexistes, sécuritaires, racistes, xénophobes, impérialistes. Les Ėtats-Unis entrent dans la nuit.

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Hollande passe aux aveux

François Hollande n’est pas sûr de pouvoir se représenter, mais il en rêve. D’où une omniprésence médiatique. La moindre chrysanthème à inaugurer figure sur son agenda. Et le voilà qui se répand en interviews et en confidences dans la presse et dans des livres de journalistes. Et on en apprend de belles ! D’abord, on se dit qu’il consacre beaucoup de temps à son autopromotion. Mais le pire est dans le contenu. Passons sur des affirmations qui défient toute logique, du genre « la loi El-Khomri est une loi sociale ». Et regardons de plus près ce qu’il dit de deux affaires qui ont divisé la gauche : la déchéance de nationalité et Notre-Dame-des-Landes. A propos de la première, il reconnait que c’est une mesure de droite, et avoue l’avoir reprise pour parvenir à « l’unité nationale ». Comprendre : pour piéger l’opposition, sans considération de la question de principe, et sans égards pour la gauche. Il reconnait même que « la déchéance de nationalité n’a aucune valeur dissuasive » pour les terroristes.

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Pour une juste condamnation sociétale et judiciaire du viol

Le viol - agression sexuelle avec pénétration - est un phénomène massif, et pourtant encore peu dénoncé et peu condamné : parmi les dizaines de milliers de victimes, environ 1 sur 10 porte plainte, et seule 1 plainte sur 10 aboutira à une condamnation. Le viol est un crime sexiste : la quasi-totalité des agresseurs sont des hommes quand l’immense majorité des victimes sont des femmes et des enfants. Enfin, le viol est une arme de destruction des femmes comme en témoignent les conséquences nombreuses qu’il génère chez ses victimes, tant physiques que psychiques.

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