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Dénominateur commun

La désignation de MACRON champion de la terre par les Nations Unies s’inscrit dans une stratégie globale, qui vise à promouvoir le capitalisme vert comme réponse aux luttes qui montent devant l’urgence climatique. Ainsi, il suffirait de convaincre les actionnaires de prendre en compte les problématiques écologiques dans leur « business plan » et le marché ferait naturellement le reste.

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Manifeste pour un Nouveau Cerises

Nous vivons une période politique difficile -même si ce n'est ni la première ni la dernière- faite d'un certain découragement ou abattement, d'une défaite des partis et d'émergence de populismes en tous genres. Le système capitaliste triomphant n'est plus amendable, il est nécessaire de passer à une phase post capitaliste et d'investir le champ de l'alternative.

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Le combat continue

Après 10 ans de parution et avec ce 350e numéro, notre petite équipe - le "noyau" de Cerises - a décidé de rendre son tablier. Pendant toutes ces années, nous avons mitonné chaque semaine, puis chaque quinzaine, une marmite de nos combats et de nos espoirs.

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Le combat continue

Après 10 ans de parution et avec ce 350e numéro, notre petite équipe - le "noyau" de Cerises - a décidé de rendre son tablier. Pendant toutes ces années, nous avons mitonné chaque semaine, puis chaque quinzaine, une marmite de nos combats et de nos espoirs.

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Pour le retrait du projet de loi asile-immigration

Les collectifs de sans-papiers appellent tout le mouvement social à manifester le samedi 2 juin contre la loi asile-immigration alors qu'elle va passer au Sénat.

Le projet de loi asile-immigration de Collomb et Macron a été voté à l'Assemblée nationale. Pour être adopté il doit aussi être voté en juin par le Sénat. Il faut imposer le retrait de [...]

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La dictature de l’hyperpuissance

L’affaire de l’accord sur le nucléaire iranien, devenu désaccord après la décision de Donald Trump, nous donne une idée de l’état du monde. Tous les discours sur la fin de "l’hyperpuissance" n’ont fait que répandre une illusion. De cette "hyperpuissance", Obama avait usé modérément, Trump, lui, en abuse. Mais elle est toujours bien là, potentiellement tyrannique, xénophobe, et le front bas. C’est une réalité intrinsèque où se mêlent puissance militaire, domination industrielle et technologique, et monopole du dollar comme monnaie d’échange internationale.

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Identifier le poison pour chercher l’antidote

Le Manifeste des 300 tient en trois phrases : le « nouvel antisémitisme » suscite de la « terreur » et de l’« épuration ethnique » ; il est porté par les gauchistes et surtout par les musulmans : il faut donc réécrire des versets du Coran.

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Un bras de fer et pas que d’honneur

S’il est difficile de prévoir comment cela va se terminer, le mouvement social en cours commence bien. Détermination, union et aperçus sur des convergences possibles de luttes peuvent présager un printemps couleurs sociales.

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Au seuil d’un printemps de l’émancipation ?

Nous vivons une curieuse période. La justice semble solder les comptes du mitterrandisme et du sarkozisme, l’un concernant le génocide au Rwanda, l’autre à propos du financement par la Lybie de la campagne présidentielle de 2007. Tout près de nous, l’Union européenne laisse la Turquie massacrer les Kurdes, tandis qu’un peu plus loin, Israël accentue sa politique d’Apartheid envers les Palestiniens. Le drame des migrants se poursuit dans la même impuissance. L’accord de Paris sur le climat est menacé. Bref, les tensions internationales sont terribles et exigeraient des initiatives fortes pour les peuples, pour la paix, contre la menace nucléaire.

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Dégagisme à l’Italienne

Et maintenant l’Italie ! Le puissant rejet des partis dits de l’establishment, droite parlementaire et social-démocratie, commun à toutes les démocraties occidentales, se poursuit élection après élection. Le fond est le même, mais les formes, elles, diffèrent, et ce n’est pas peu de choses. Les États-Uniens ont élu Trump, les Britanniques ont voté pour le Brexit, les Allemands, sous la pression de l’AFD, ont laborieusement reconduit une grande coalition, plus faible que jamais, et l’Autriche a carrément basculé à l’extrême-droite. En attendant de donner, un jour peut-être, le meilleur, ce "dégagisme" donne le pire. Et sur cette palette très brune, l’Italie se situe depuis dimanche du côté le plus obscur de la force. La troisième économie de l’Union européenne a voté massivement pour un mouvement populiste idéologiquement aussi instable qu’inquiétant, le Mouvement Cinq étoile (M5S), qui a recueilli 32 %. Plus effrayant encore, ce M5S est suivi par la Ligue (ex du Nord), dirigée par des héritiers pas toujours honteux de Mussolini. Ironie de l’Histoire, le M5S risque de devoir se tourner pour obtenir une majorité vers une social-démocratie laminée à moins de 19 %.

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On va gagner !

On va gagner. C’est sûr car nécessaire et indispensable pour la survie de l’Humanité. Mais quand ?

Aujourd’hui la macronie surfe sur une idéologie dominante, l’idée qu’il y a trop de dépenses publiques, trop de services publics, trop de mutualisation socialisante, pas assez de mutualisation pour faire des économie, pas assez de liberté [...]

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Vive les services publics!

Au moment où ces quelques lignes sont écrites, les agents des services publics des villes et départements touchés par les abondantes chutes de neige interviennent pour déneiger et saler les routes, éviter le gel des installations dans le réseau RATP et SNCF, et permettre un retour à la normale des conditions de circulation.

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Qui a peur d’une GPA altruiste et encadrée par la loi ?

La gestation pour autrui (GPA) mérite un vrai débat. De quoi parle-t-on ? De la possibilité, pour des parents intentionnels, de recourir à une femme gestatrice. Assimiler, par principe, cette possibilité à une marchandisation du corps et opposer les droits de l’enfant à un pseudo "droit à l’enfant" relève de la caricature.

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Allô Papa Tango Charlie

« Répondez, nous vous cherchons », dit la chanson. Comment ne pas être, 3 ans après, tristes, révolté -es, horrifié-es du massacre de l’équipe de rédaction de Charlie Hebdo comme des personnes, moins connues, de l’hyper Casher. Nous avons perdu des ami-es, des personnalités qui ont accompagné notre insolence militante. L’acte antisémite conjugué au meurtre de la liberté d’expression fait résonner la parole du poète : « Le ventre est encore fécond d'où a surgi la bête immonde. » Cela doit nous faire raisonner aussi.

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Ménard, l’inhumanité sans frontières

Ainsi donc le premier magistrat de Béziers a décidé de tuer symboliquement la femme, de choisir simplement la rapidité de ce meurtre…

Ça l’affiche mal cette scène où, ligotée sur des rails, un être du genre féminin attend effarée sa dislocation ferroviaire inéluctable en priant sa rapidité grâce au TGV. Pour avoir peur moins longtemps, le meurtre [...]

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France insoumise : dépasser les dénis, relever les défis

Les défis de la France insoumise sont les nôtres. Il en est ainsi du décloisonnement des mobilisations, de la volonté de rompre avec la hiérarchisation des luttes, de l'horizontalité des mouvements. Si la FI ne s'enferme pas dans une logique de contre-société repliée sur elle-même, une orientation-action articulant l'immédiat et le long terme, la résistance et l'alternative, la proposition concrète et la vision de la société nous semble puissamment féconde.

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La belle "démocratie israélienne"

L’affaire du refus opposé par les autorités israéliennes à une délégation d’élus français qui voulaient effectuer une mission en Israël et dans les territoires palestiniens est édifiante à bien des égards. Sept élus, dont quatre députés de France Insoumise et du Parti communiste, souhaitaient rencontrer le leader palestinien Marwan Barghouti, condamné à la prison à vie, et l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, en détention préventive depuis le 23 août. Ils se sont heurtés à un refus brutal. « Même pas la peine de prendre l’avion », a affirmé à peu près en ces termes le ministre israélien de la Sécurité publique, Gilad Erdan.

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Face à la violence d’État : mondialité

Le gouvernement réactionnaire espagnol a de nouveau choisi la répression et la provocation en bafouant le Parlement catalan, en poursuivant le Président et en arrêtant huit des membres du gouvernement de la Région catalane après avoir d’abord lancé sa police contre les citoyens et arrêté deux dirigeants indépendantistes.

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Salah Hamouri : un double symbole qui nous oblige

Salah Hamouri connait un acharnement israélien inouï. À 20 ans il est condamné à purger une peine de 7 ans de prison. Libéré fin 2011, il se marie en 2014 avec ma fille. Il s’inscrit aux cours de Droit à Ramallah. Et le cauchemar continue. Ma fille est expulsée d’Israël en janvier 2015. Sans raison. Elle ne peut plus rejoindre Salah à Jérusalem lequel poursuit ses études à Ramallah. Il se voit interdit d’aller en Cisjordanie. Il reçoit trois ordres militaires successifs, de 6 mois chacun, lui interdisant l’entrée. Et malgré tout cela, le 20 août 2017, il prête serment devant le Barreau de Ramallah. Il est avocat. Trois jours plus tard, l’armée israélienne vient le "cueillir" chez lui en pleine nuit. Un ordre signé d’Avigdor Lieberman précise : il faut le placer en "détention administrative". Le tribunal applique. La détention administrative consiste, sur la base du "secret", à jeter en prison une personne pendant 6 mois renouvelables. Personne ne sait le "pourquoi" de la décision. L’arbitraire absolu. Cette situation concerne Salah et les 450 Palestiniens en prison sous ce même régime qui refusent aussi l’occupation. Mais elle dit plus. Elle reflète ce que vivent les Palestiniens. L’occupation israélienne vise à accaparer les terres et à chasser les habitants.

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Dans la bataille des idées, bien choisir nos mots

D'abord les mots, sur Facebook, d’une agente de la ville de la Courneuve : « Quand un martyr égorge une femme et poignarde une autre, là ça fait du bruit. Terrorisme, du sang, Bla Bla Bla... Par contre que le terrorisme patriarcal nous tue tous les 2 jours, on l'entend moins votre grande gueule ». Des propos choquants pour beaucoup, non seulement du fait de ce mot "martyr" utilisé sans guillemets, qui colle au statut espéré par le criminel - être un combattant qui meurt héroïquement au combat -, mais aussi du fait de l’assimilation maladroite entre terrorisme et violence domestique.
Le maire de La Courneuve a cru bon de lancer une mesure disciplinaire accompagnée d’une suspension de l’agente à effet immédiat, en attendant une instruction administrative. Celle-ci risque ainsi de perdre son emploi, alors qu’il est parfaitement contestable que les propos incriminés relèvent d’une quelconque apologie du terrorisme.

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Cessons de tout gâcher : construisons !

Sommes-nous condamnés à ne pas nous entendre, nous qui souhaitons faire la révolution ? L’actualité pourrait le laisser croire, après une période électorale où, « dans le même temps », la gauche radicale a fait son meilleur score du siècle avec Jean-Luc Mélenchon, et la gauche dans son ensemble son plus mauvais score depuis 1936. Faut-il se laisser aller, entre nous, à une guerre des boutiques, des petites phrases assassines, des méfiances mutuelles paralysantes ? J’ai la naïveté de penser qu’il nous faut éviter ce piège.

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Nucléaire nord-coréen : comment résoudre la crise ?

Il y a quelque chose de consternant dans le traitement politico-médiatique de la crise sur le nucléaire nord-coréen. Tout est conçu pour en faire la menace du seul régime de Pyongyang. Certes, ce régime est bien loin d’être la fine fleur de la démocratie et des libertés. Mais, comment ne pas voir - ou vouloir voir - la complexité de la réalité1.

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La hollandisation de Macron, c'est maintenant !

Il paraît que le Président Directeur Général de la France et son principal collaborateur commencent à subir un dévissage sondagier. Au rythme actuel, une hollandisation serait même possible à court terme. Il faut dire que ces messieurs chargent au maximum la barque des mesures antisociales. Passant leur temps à ponctionner les plus pauvres tout en faisant des cadeaux aux plus nantis, ils connaissent le risque et le prennent en connaissance de cause. Ils croient qu'après avoir obtenu une large majorité aux élections législatives, ils peuvent espérer une majorité de godillots… au moins pour quelques mois. Sauf que !

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Face à Jupiter en marche : besoin d’audace collective

La nouvelle législature qui débute est à l’image des premiers pas de la présidence Macron. Après les couacs ministériels : démission de plusieurs ministres et pas des moindres, déclaration contradictoire entre le ministre de l’Agriculture et celui de l’Environnement, vient le temps des couacs parlementaires. Oui il y a de la précipitation et même parfois de l’amateurisme mais surtout un renforcement incroyable de sa volonté hégémonique.

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Macron, l’UR et le monde : la bataille d’idées s’aiguise

Certains observateurs ont attribué une partie des succès électoraux d'En marche aux premières initiatives européennes et internationales d'Emmanuel Macron. Il est vrai que l'avalanche d'images flatteuses du nouveau Président de la République aux côtés des "grands de ce monde" - un jour recevant une chaleureuse onction de la Chancelière allemande, "reine d'Europe" ; le lendemain échangeant "une poignée de main virile" avec Donald Trump ; puis réservant, dans la foulée, un "accueil musclé" à Vladimir Poutine… - a pu accréditer l'idée que "la France est de retour". Et surtout, cet affichage gratifiant d'un Chef de l'État "jeune, moderne et volontariste" tranche spectaculairement avec l'expérience d'un quinquennat particulièrement médiocre sinon humiliant en matière de présence française sur la scène politique européenne et internationale : au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

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Question de légitimité

L’évidence du raz de marée de La République en marche cache une autre réalité, infiniment moins glorieuse et moins confortable pour Emmanuel Macron. Un autre raz de marée, celui des abstentionnistes. Le constat, bien sûr, a occupé une partie des unes des quotidiens au lendemain du scrutin. Mais les conséquences de ce véritable naufrage démocratique ont été nettement moins commentées. Elles méritent pourtant que l’on s’y attarde. D’abord, parce que c’est en soi un motif d’inquiétude dans une démocratie. Ensuite, parce qu’avec moins de 50 % de participation, et après une présidentielle remportée plutôt par rejet du Front national que par adhésion à son projet, Emmanuel Macron dispose d’une bien faible légitimité. Va-t-il en tenir compte ? Evidemment non. Il se prépare au contraire à abuser de cette majorité en trompe-l’œil pour imposer au pays une contre-révolution sociale sans précédent. Il s’apprête à liquider le code du travail, en procédant par ordonnances. Et voilà, de surcroît, qu’il veut pérenniser l’état d’urgence en l’intégrant à la loi commune. Il faut lui reconnaître à cet égard une certaine cohérence. Des manifestations contre les ordonnances pourront ainsi, dans certaines conditions, tomber sous le coup d’une loi officiellement destinée à combattre le terrorisme.

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L’avenir, dans les urnes et dans les mobilisations

Alors que le gouvernement, empêtré dans les affaires de tel et telle ministre, vient de dévoiler ses intentions concrètes - peu ambitieuses - en matière de transparence de la vie politique, il reste encore flou sur ses projets et sa méthode en matière économique et sociale. Filtrent cependant de quelques discours et de ses premiers échanges avec les organisations syndicales des éléments qui montrent que le nouveau Président directeur général de la France a bien prévu de mener une guerre contre la société.

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La nouvelle droite sous le masque du centrisme

Le monde politico-médiatique s’extasie devant la performance d’Emmanuel Macron, que d’aucuns veulent résumer comme le dynamitage des deux formations qui ont dominé la vie politique française depuis 40 ans, les Républicains et le Parti socialiste.

Le nouveau Président est présenté comme le nec plus ultra de la modernité politique. Pourtant, la [...]

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Insoumis de tous poils, unissez-vous...

...pour une nouvelle percée spectaculaire le 11 juin !

Emmanuel Macron n'est pas seulement un pur produit de l'élitisme républicain de bon papa. Le jeune loup incarne à la fois la volonté antidémocratique de casser le Code du travail, la fuite en avant libérale de l'Union européenne et aussi un consternant désintérêt pour les [...]

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De l'insoumission à l'émancipation

À quelques heures du scrutin du 7 mai, gardons-nous d'affirmer que les jeux sont faits car les surprises – bonnes ou mauvaises – n'ont pas manqué durant cette dernière année.

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Battre le Front national dans les urnes, dans la rue et dans la société ! (Et merde à Macron…)

Nous n’opposons pas ceux qui voteront Macron dimanche 7 mai et ceux qui s’abstiendront, voteront blanc ou nul. Comme des millions de citoyens, nous sommes indifférents aux consignes de vote sentencieuses… ou plutôt elles nous énervent sérieusement. Ceux qui prétendent culpabiliser les abstentionnistes n’entendent pas que ceux-ci n’ont tout simplement pas envie - euphémisme - de voter pour un adversaire de l’émancipation. D’ailleurs, depuis dimanche, Macron et ses soutiens ultralibéraux ne font-ils pas tout leur possible pour inspirer un rejet massif de la part des électeurs insoumis ?

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Erdogan divise son pays pour mieux régner

Pour un peu, le Président turc Recep Tayyip Erdogan serait le plus heureux des autocrates. Le "oui", qu’il appelait de ses vœux, l’a emporté au référendum du 16 avril. Il devrait pouvoir installer le régime ultra-présidentiel dont il rêvait, se passer de Premier ministre, et intervenir comme il voudra dans les affaires judiciaires. Et - ce qui ne gâte rien - il a reçu les félicitations de Donald Trump et de Vladimir Poutine. Deux hommes qui doivent partager sa conception de la démocratie. Mais son bonheur n’est pas complet. Une vague de contestation monte dans le pays. Sa victoire étriquée (à peine plus de 51 %) est politiquement un véritable camouflet en regard de la propagande déployée pendant la campagne, et du quasi silence imposé à l’opposition. Et voilà maintenant que les observateurs de l’OSCE et du Conseil de l’Europe contestent les conditions du déroulement du scrutin, et que l’Union européenne demande une enquête sur des « irrégularités présumées ». Mardi, le CHP (parti social-démocrate, laïc) a demandé l’annulation du référendum, également contesté par le HDP (parti d’opposition, prokurde).

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On peut gagner - Tout peut changer

Bazooka, kalachnikof, bombes à fragmentation… les représentants de l'oligarchie sortent l'artillerie lourde pour tenter d'endiguer la vague insoumise. Le patron des patrons, Pierre Gattaz, met en garde contre « la catastrophe absolue qui ruinerait la France », tandis que Laurent Berger, patron de la CFDT, dénonce une « vision assez totalitaire ». Le Figaro épaule Fillon face au retour du communisme. Macron frise l’apoplexie devant le programme L'avenir en commun. Et le courageux capitaine de pédalo de retrouver le goût de militer… contre l'espoir d'une alternative digne de ce nom. Il y a comme un vent de panique à bord du Titanic libéral !

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Face à la réaction et au néo-libéral, l’émancipation humaine

Cette élection présidentielle restera dans les annales comme l’une des plus atypiques de la Ve République. Les scandales plus ou moins costumés ont grevé le débat projets contre projets, laissant une masse d’électeurs aussi indécis qu’écœurés. À trois semaines du 1er tour, on navigue à vue tant le paysage politique apparaît atomisé, instable. Tout devient possible, même ce qui paraissait inenvisageable, telle la présence de Jean-Luc Mélenchon au 2e tour. Comme si la clarté, la conviction, la cohérence dans la durée finissait, dans ce tableau politique éclaté, par porter ses fruits plus vite que prévu.

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Au présent avec Mélenchon pour un autre avenir

Après le ralliement sans scrupule1 de Manuel Valls à Emmanuel Macron, Benoît Hamon a déclaré ce mercredi : « Je suis le seul à pouvoir conjuguer des électorats différents, des radicaux aux plus modérés. Je suis aujourd'hui le seul à pouvoir les faire gagner ensemble et ainsi créer les conditions d'une majorité parlementaire pour gouverner ». Appel désespéré à un retrait hors de question. En fait, le candidat du PS et ses soutiens ne comprennent pas qu'« occuper une place centrale à gauche », comme il le revendique, ne veut plus rien dire.

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Macron : piège à cons

Ce titre dépasse ma pensée (c’est dire le niveau de celle-ci, rétorqueront certain-es !). Loin de moi l’idée de traiter de cons celles et ceux qui se prononcent pour Macron. J’en connais, de toutes tendances politiques que je continuerai d’écouter car leur raisonnement m’intéresse dans bien des domaines. Je comprends le désarroi que cela exprime, mais je veux ainsi dire avec force qu’on est loin du pari de l’intelligence collective !

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La campagne pour Mélenchon et le défi du pluralisme

En proposant début 2016 sa candidature, Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas adressé directement aux organisations politiques qui avaient précédemment constitué le Front de Gauche et élaboré son programme l' Humain d'Abord.

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Un avenir désirable, mais insoumis à la finance !

"Au secours, la gauche plurielle revient !", avons-nous pensé alerter ces derniers jours ! Heureusement, tout le monde a vite compris que le discours unitaire de Benoît Hamon et Jean-Christophe Cambadélis n'était qu'une posture électoraliste. Rappelons que les années de gouvernement de la gauche plurielle, alliance du PS, du PCF et des Verts entre 1997 et 2002, furent notamment marquées par des privatisations massives. Elles aboutirent au premier tour de la présidentielle de 2002 à l’élimination au premier tour du candidat "socialiste" Lionel Jospin, à la marginalisation du PC, à la présence du Front national au second tour et à l’élection de Jacques Chirac.

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