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Délicieux

Monsieur

Ce film (pour moi un des plus beau de l’année) traite subtilement de l’impossibilité, en Inde au XXIème siècle, à un homme riche et une jeune servante veuve, venue de la campagne, de vivre leur amour ; ou comment les traditions et les préjugés traitent encore les femmes, et les barrières de classes (les castes ayant été en principe supprimées !)

Ce premier film indien de la réalisatrice Rohena Gera a toute la subtilité, la délicatesse et la finesse d’un film de femme : Ratna, jeune veuve vient de la campagne et est engagée comme bonne chez Aschwin, riche et déprimé. Elle est attentive, mais reste à sa place de servante et respecte la distance convenue, l’appelant Monsieur alors que l’on voit poindre leur amour... Elle le convainc de l’impossibilité de celui-ci à cause des conventions sociales : mon frère viendra me chercher et me ramènera au village… Il finit par fuir aux Etats-Unis tout en lui laissant en cadeau la réalisation de son rêve : la possibilité d’entrer chez une créatrice de mode qui l’avait auparavant traitée par le mépris, « système des castes/classes obligeant ». Une dernière image nous laisse dans l’expectative pour la première fois au téléphone elle ne l’appelle plus « Monsieur » mais par son prénom Alswin ce qui laisse ouverts tous les scénarios possibles.