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Gilets Jaunes transfrontaliers !

« Mais qu’est-ce qu’un révolté, Monsieur ? Quand un homme est broyé et qu’il se tait, c’est un individu normal. S’il proteste et réclame son droit, c’est un révolutionnaire » René Char

Comme souvent les mouvements de grande ampleur naissent à partir d’une étincelle qui met le feu aux poudres. Ça a été le cas dans les pays arabes en 2011 puis dans d’autres pays comme le mouvement Occupy Wall Street aux Etats-Unis. En France l’augmentation des taxes sur les carburants a provoqué le mouvement des gilets jaunes qui durent maintenant depuis deux mois. De la taxe sur les carburants nous en sommes à la question des salaires, de la démocratie, des institutions qui ne fonctionnement plus, bref une remise en cause en profondeur de l’ordre néolibéral. Depuis une dizaine d’années déjà nous voyions poindre dans plusieurs pays des révoltes, voire des émeutes qui contestaient la politique des marchés financiers et des firmes multinationales et très souvent la corruption qui mine les Etats. Le mouvement des gilets jaunes rencontre une sympathie grandissante dans plusieurs pays avec parfois une tentative de récupération par l’extrême-droite comme en Italie ou en Allemagne.

Sans en tirer des conclusions hasardeuses, les Belges, les Burkinabés, les Irakiens, les Israéliens, les Serbes ont enfilé leur gilet jaune pour des raisons très diverses. En Irak, par exemple, les habitants s'insurgent contre le chômage endémique dans la région de Bassorah pourtant très riche en hydrocarbure, mais ils râlent aussi contre l'état général de la ville, et en priorité contre la corruption et contre les interruptions d'électricité et d'eau. La région fait face à une crise économique grave : la moitié de sa population vit sous le seuil de pauvreté. Le point commun de ces mouvements est l’écart grandissant entre les élites et la population, la fracture entre les élus et le reste de la société, le divorce entre les partis et syndicats et les classes populaires.

« La révolte, comme le désespoir est une forme supérieure de la critique »– Léo Ferré