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Le capitalisme ne supporte plus la contestation

Une aide-soignante en Ehpad licenciée pour avoir témoigné dans Envoyé spécial, trois étudiants poursuivis pour violence contre des policiers à la fac de Nanterre lors des protestations contre la loi travail, un piquet de grève dans un hôtel de luxe évacué par la police à Paris, sept personnes solidaires des migrants accusées « d’aide à l’entrée sur le territoire français en situation irrégulière le tout en bande organisée », et… une gigantesque perquisition aux locaux de la France Insoumise. Quel lien entre tous ces évènements des dernières semaines, si ce n’est une volonté de museler toutes formes de contestation ?

État d'urgence devenu loi, atteintes à l'exercice des droits syndicaux, répression des manifestants, et des lanceurs d'alerte, criminalisation des acteurs du mouvement social, volonté de se défaire des inspecteurs du travail et des CHSCT, rare lieu de pouvoir pour les salariés, surveillance par l'intermédiaire des téléphones portables, des réseaux sociaux, des compteurs Linky, centralisation des données numériques dans le BIG DATA, renforcement du pouvoir Présidentiel et étouffement de tout débat politique tout cela ressemble fort à un processus rampant d'autoritarisme et de mise en cause de nos libertés fondamentales. La perquisition dans les locaux de la FI outre qu'elle procède de l'intimidation, permet au procureur de détenir des informations sur l'ensemble du mouvement, son organisation, ses correspondances.

Un nouveau projet de loi destiné à restreindre notre droit de manifester est dans les tuyaux. Nous sommes loin des luttes qui ont secoué le pays en 68, mais même dans ce contexte de faible mobilisation, les forces du capital ne supportent plus la moindre contestation. Ne s’agit-il pas d’une preuve de leur fébrilité voire de leur fragilité ?