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Un système qui n’est plus de notre temps

Je nous pense souvent trop timides quant à la possibilité de faire de l’anticapitalisme un objet politique courant. Deux textes récents témoignent d’une inquiétude des forces du capital - inquiétude qui nous est masquée par leur arrogance.

1) Le nouveau Magazine Littéraire (dirigé par Claude Perdriel qui n’est pas connu pour ses convictions révolutionnaires) d’Octobre met en couverture, avec le dessin d’un naufrage : « Le capitalisme ne répond plus » ; peut-il encore se réformer ? Le populisme, son enfant monstre ; Le déni de l’écologie ; la suprématie de la finance ; La folie inégalitaire ». Je poursuis : p, 29 « L’enrichissement frénétique des plus riches au détriment des salariés creuse un fossé qui pourrait être sa tombe (au capitalisme), surtout si persiste sa quête effrénée du profit contre l’écologie » ; page31 : Christine Kerdellant « … c’est (la financiarisation) elle qui fait voler en éclats le compromis social de l’après-guerre… » Et, sic : « l’existence du bloc soviétique, apparemment florissant, contribuait à donner du pouvoir aux salariés…Vous n’avez pas envie d’un système de soviets ? Alors faites que l’on se tienne tranquilles, augmentez nos salaires… » Page 33 : « Le capitalisme occidental est-il réformable de l’intérieur ? Un soulèvement est-il possible, qui balayerait ce capitalisme suicidaire ? ». Ou encore page 43 : « Se ressaisir ou disparaître » titre d’un article de Paul Jorion …etc… Evidemment ils sont à la recherche de mutations qui, notamment avec l’actionnariat salarié, permettrait à la fois de lâcher du lest et d’intégrer les exploités. Mais comme l’écrit Christine Kerdellant page 33 : « L’autodiscipline paraît être une hypothèse bien naïve… ». Là, nous sommes bien d’accord.

2) Une commission scientifique désignée par le secrétaire général de l’ONU (IGS) vient de rendre une enquête publiée par Source Independent, Nafeez Ahmed le 12.09.2018. Le capitalisme y est désigné explicitement comme facteur de dérèglement écologique grave : « investir plus pour obtenir moins » (Tiens ? n’est-ce pas ce que Marx appelait la baisse tendancielle du taux de profit ?) Il note qu’actuellement il faut « plus d’énergie pour extraire moins de combustible ». A propos de l’épuisement des écosystèmes : « Le capitalisme (sic) et l’économie dominante ne peuvent pas faire face à ces problèmes…. Cette forme du capitalisme, obsédée par la maximisation du profit à court terme, et peu ou pas intéressée au bien commun… » Et encore cette remarque (pessimiste ? lucide ?) « Les marchés capitalistes ne seront pas capables d’accompagner les changements nécessaires ».

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