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Coup de torchon

Chez ces gens-là, Monsieur, on ne vit pas, on compte

Me voyant lire Alternatives Economiques, un ami me dit l’autre jour que dénoncer les paradis fiscaux des capitalistes, c’était bien joli, mais que c’était pas ça qui allait changer un système inamendable.

J’avais eu connaissance d’un rapport confidentiel de lobbyistes français. Preuve supplémentaire de la vigueur avec laquelle les grands groupes et les banques, bardés de fiscalistes et d’avocats d’affaires, s’activent en coulisses - auprès de la Commission européenne comme des parlements nationaux - pour défendre les paradis fiscaux, les sociétés off shore et l’évasion des capitaux.

Ces gens-là, pour qui toute taxe sur le capital est confiscatoire, osent tout. Sauf inventer un destin commun de femmes et d’hommes libres. Ils font leur miel de ce que l’Irlande, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas soient toujours hors de la liste noire des paradis fiscaux de l’UE. De même que Jersey, Guernesey et les Îles Caïman, contrôlés par la City de Londres. Ces gens-là pourront ainsi continuer à détourner le capital d’un emploi socialement utile. À créer des sociétés off shore - toujours autorisées - en quelques clics. À cacher des dettes et des profits.

Leur travail acharné en sous-main pour maintenir, garder et étendre leur pouvoir montre à quel point s’attaquer aux paradis fiscaux, c’est s’attaquer à l’un des piliers du capitalisme. Et à quel point des militants, des lanceurs d’alerte, des associations, des journalistes… font œuvre utile en rendant visibles au monde ses pratiques. Eux aussi cherchent un chemin vers autre chose.

Oui, s’attaquer aux paradis fiscaux, c’est aussi participer à reprendre la main sur le capital.