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Coup de torchon

Joie de vivre

Six milliards d'euros. Selon le calcul du Figaro (sept. 2016), c'est le montant de l'indemnisation des victimes de la Dépakine, l’antiépileptique-phare de Sanofi. Des milliers de femmes ont en effet pris au cours de leur grossesse ce médicament qui a fait de leur enfant un infirme ou un handicapé, sans qu’elles n’aient jamais été averties du risque encouru. Au final, 14 000 victimes de malformations, de troubles neurologiques et comportementaux.

Sanofi est un groupe connu pour licencier et orienter sa recherche vers la course aux bénéfices. Quant à l’une des brochures remise à des médecins par des "visiteurs médicaux", celle consacrée à « la gamme pivot de la prise en charge de patients épileptiques » est édifiante. Quelques lignes concernent la femme enceinte. Dont celle-ci : « Après, en cours de grossesse, ne pas interrompre un traitement efficace par Dépakine. »

Qui paiera l’indemnisation ? a demandé le député insoumis François Ruffin au Premier Ministre. Actionnaires ou contribuables ? Dans sa réponse, Édouard Philippe n’a rien dit, pas plus qu’il n’a eu un mot pour les familles en déshérence, préférant accuser Ruffin de « dénigrer une entreprise française méritante ». Très méritante pour ses actionnaires en effet. Le Premier Ministre, à la recherche de recettes, aurait dû lire Le Figaro d’août 2017 : « Les profits des 40 valeurs du CAC ont augmenté de plus de 26 % au premier semestre. Au classement des profits, Sanofi (6,7 milliards) devance Total, BNP Paribas, Safran et Axa. Le géant pharmaceutique a triplé son bénéfice. » Deux années blanches pour les actionnaires, et voilà les six milliards tout trouvés, bordel !