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Coup de torchon

La part du droit

On peut penser ce que l’on veut du référendum d’indépendance de la Catalogne. La faiblesse des revendications sociales et écologiques, ainsi que la lutte contre la corruption qui devraient accompagner l’autodétermination posent question. De même que l’idée qu’une région dite "riche" (Catalogne, Flandre, Lombardie) ne doit plus "payer" pour une région "pauvre" (Andalousie, Wallonie, Mezzogiorno).

Mais la répression violente - 10 000 policiers de la Guardia Civil mobilisés - pour faire taire une population voulant s’exprimer démocratiquement, est absolument insupportable. Heureux hier, les Catalans aujourd’hui sont en larmes, meurtris, parfois en sang. Le 1er octobre 2017, le gouvernement espagnol du minoritaire Mariano Rajoy, chef du corrompu Parti populaire, a probablement fait perdre la Catalogne à l’Espagne.

Quant à l’argument de l’illégalité de ce référendum, ressassé par des médias et l’ambassadeur d’Espagne, qu’en dire ? Pas une ligne dans la Constitution espagnole n’interdit la tenue d’un référendum d’autodétermination. Mieux, l’article 2 indique : « la Constitution reconnaît et garantit le droit à l'autonomie des nationalités et des régions qui la composent et la solidarité entre elles. » Par ailleurs, le droit à l’autodétermination est inscrit à l’article 1er de la Charte des Nations unies et dans des traités signés par l’Espagne, dont la Constitution précise : « Les traités internationaux conclus valablement, une fois publiés officiellement en Espagne, sont partie intégrante de l'ordre juridique interne. »

Que faire ? Il y a deux manières de se perdre, nous enseignait Aimé Césaire : par ségrégation murée dans le seul particulier ou par dilution dans l’universel. Penser un universel riche de tous ses particuliers, c’est l’une de nos tâches en Europe. Avec l’égalité pour étendard.