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Macron, l’UR et le monde : la bataille d’idées s’aiguise

Certains observateurs ont attribué une partie des succès électoraux d'En marche aux premières initiatives européennes et internationales d'Emmanuel Macron. Il est vrai que l'avalanche d'images flatteuses du nouveau Président de la République aux côtés des "grands de ce monde" - un jour recevant une chaleureuse onction de la Chancelière allemande, "reine d'Europe" ; le lendemain échangeant "une poignée de main virile" avec Donald Trump ; puis réservant, dans la foulée, un "accueil musclé" à Vladimir Poutine… - a pu accréditer l'idée que "la France est de retour". Et surtout, cet affichage gratifiant d'un Chef de l'État "jeune, moderne et volontariste" tranche spectaculairement avec l'expérience d'un quinquennat particulièrement médiocre sinon humiliant en matière de présence française sur la scène politique européenne et internationale : au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

Le nouvel hôte de l'Elysée a pris la mesure d'un certain nombre d'exigences sensibles dans l'opinion publique. Il les a donc prestement intégrées… dans son plan de communication ! Ses batailles prioritaires dans l'UE ? "Engager un bras de fer sur le travail détaché" et être aux avants-postes du combat pour instituer un "mécanisme de contrôle des investissements étrangers afin de préserver nos secteurs stratégiques". Cela tombe bien : ces deux idées circulent depuis un moment dans les sphères européennes. En s'en attribuant la paternité, il fera de chaque éventuelle mesure à venir dans ces domaines le fruit de son action "pour une Europe qui protège" et une illustration de sa promesse de ne pas "faire l'Europe à l'abri des peuples". Il en va de même sur la tragédie syrienne : Emmanuel Macron se targue d'avoir renforcé le poids diplomatique de la France face à la Russie dans la recherche d'une sortie de crise. Un peu présomptueux... quand l'ONU vient d'annoncer que les négociations initiées par Moscou reprenaient le 10 juillet prochain. Conclusion : avec ce champion de la "com’ politique", il sera plus crucial que jamais de décrypter en toute clarté à l'adresse de nos concitoyens chaque acte présidentiel. La bataille d'idées s'aiguise : à la (vraie) gauche de relever le défi.