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Le sport et les JO dans un monde à transformer

Le sport n'est pas neutre, comme les Jeux olympiques, il est traversé par les questions de nos sociétés et de la planète. Les retravailler comme toutes les activités humaines d'un monde à transformer, c'est ce que propose Gérard Perreau-Bézouille

Par-delà le fait que les Jeux olympiques modernes sont le plus grand événement au monde depuis un siècle, ils sont, avec leurs composantes culturelles et artistiques, la grande fête omnisports mondiale. Ils concentrent en un même lieu, au même moment tous les sports, tout le sport. Comment ne pas être extrêmement attentifs à leur contenu, à leur relation avec la société et à ses évolutions ?

Les JO sont uniques. Des athlètes du monde entier y participent (dès Athènes, les 245 participants viennent de 14 pays et, dès Stockholm, les cinq continents sont représentés). Ils sont suivis par des millions de spectateurs et téléspectateurs.

Les Jeux d’un monde à transformer

L'originalité de cette rencontre organisée par la FFCO réside dans la tenue de 3 temps forts animés par des spécialistes dont les articles composent le dossier publié dans la revue omni SPORTS qui sera présentée à cette occasion. Un avant-goût des analyses des chercheurs est ici.

Dans le contexte de la candidature de la ville de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, il s’agit de contribuer à mesurer les contours de la relation géopolitique et sport. Lors des tables rondes, il sera question d’en analyser l’histoire au travers de situations concrètes, de présenter le contexte et les enjeux actuels en confirmant que le sport repose sur une géographie mondialisée et de s’interroger sur une vision prospective pour le sport de demain en imaginant diverses hypothèses. Le déroulé des tables rondes est ici. Inscription par mail à ffco@ffco.org.

Nés à la fin du XIXe siècle de la volonté d’un aristocrate éclairé, Pierre de Coubertin, pour promouvoir une nouvelle forme d’éducation, après les jeux antiques, les jeux modernes sont restés le produit de leur époque. Ils sont marqués par une certaine vision du monde, par les États-nations, les grands empires coloniaux centrés autour de valeurs occidentales, par un productivisme allant vers la démesure, la soumission à l’argent... Petit à petit les inégalités, les dominations, les ségrégations qui traversent ce monde se sont invités aux JO (voir plus loin les "Repères" ). Ils se sont inscrits aussi, pendant des années, dans la division Est/Ouest et dans la confrontation binaire, polarisée, en tous domaines, entre deux conceptions du monde. Tout cela indique que, contrairement à l’idée d’un sport neutre, dans une bulle, ces réalités sont partie intégrante des JO.

Le sport a bougé, le monde a bougé, a changé. Ils bougent encore.

Dans le sport, (...) la démesure des grands événements, l’inégalité d’accès comme pratiquants, comme acteurs, comme spectateurs, ont besoin d’une profonde remise en cause.

De fantastiques progrès ont été accomplis, avec la révolution scientifique et technique, dans les transports, dans les technologies en particulier s'agissant de la circulation et du traitement de l’information, dans les biotechnologies...

Le monde a basculé

Des murs sont tombés (Berlin), d’autres se sont élevés (Palestine, USA/Mexique…), d’autres, tout aussi efficaces, sont virtuels (mur de l’argent par exemple). Des pays émergent au Sud (Brésil, Chine, Inde, Afrique du Sud…). La mondialisation structure des marchés planétaires, va jusqu’à organiser nos vies, nos besoins... Les paradis fiscaux ont favorisé un développement de la corruption, de la spéculation financière.

L’évidence d’une crise durable s’impose à tous : une triple crise emboîtée. Une crise marquée par l’épuisement d’un capitalisme devenu financier. Une crise systémique qui combine les contradictions fondamentales habituelles (par exemple entre capital et travail), et celle entre le productivisme et les limites posées par l’écosystème planétaire. Une crise de civilisation, celle de la modernité occidentale qui, après 1492 (pour donner une date : Christophe Colomb "découvre" alors l’Amérique !), affirmait sa domination sur le monde.

La dimension symbolique du "désenchantement" qui prolonge ce basculement du monde ne peut qu’impacter les évènements à vocation universelle comme les JO : avec la fin du rôle, de la place de "l’Occident" traditionnel – basé sur les "conquêtes", le colonialisme, le néo-colonialisme, l’échange inégal, la "mission civilisatrice"… -, chacun veut penser, reconstruire son identité : comment trouver toute sa place dans un monde où les habitudes, les certitudes, l’ignorance, la position sociale vous traitent en "minorité" et vous rejettent aux marges ?

Il devient urgent d’admettre qu’il y a besoin de concevoir un monde sans centre du monde !

L’écologie dans le sport et sur la planète

Les modes de pensée sont bouleversés par la question écologique qui implique une autre répartition des richesses. Dans l’économie, elle se traduit par une prise en compte de la rareté des ressources naturelles, des interactions entre l’environnement, le social et la performance économique, c’est-à-dire par le besoin d’un nouveau paradigme économique, il faut "écologiser" l’économie. Même les plus libéraux sont aujourd'hui obligés d’au moins prendre en compte les coûts induits par les changements climatiques et la dégradation écologique de la planète. Dans la politique, il suppose l’intégration des critères environnementaux et sociaux lors des prises de décisions (qu’elles soient internationales, nationales ou locales), la capacité à confronter sans arrêt, dans la transparence et par le débat démocratique, enjeux locaux et globaux. Dans le sport, pour mettre en œuvre les déclarations de principe, la démesure des grands événements, l’inégalité d’accès comme pratiquants, comme acteurs, comme spectateurs, ont besoin d’une profonde remise en cause.

Toutes ces questions et beaucoup d’autres sont, par exemple, au cœur du dossier "Géopolitique du sport" de la revue omniSports et des tables rondes qu’organise la Fédération Française des Clubs Omnisports (FFCO) le 15 mai à partir de 14h30.

Au moment où Paris est candidate à l’organisation de 2024, ces questions marquent les esprits ; elles commencent déjà à être posée avec l’Agenda 2020 du CIO (Voir encadré), il conviendra sans aucun doute d’aller plus loin et de travailler une nouvelle étape : après les JO de l’Antiquité, après ceux de la modernité, des Jeux olympiques 3.0 ?


Des propositions existent : développons-les !

Voici les éléments développés par les contributeurs du livret Sport de L’Avenir en Commun de France insoumise. Ils ont servi de base à la réponse faite par Bally Bagayoko, coordinateur avec Sarah Soihili du livret sport et vice-président du Conseil départemental 93, au nom de Jean Luc Mélenchon, lors du grand débat sport 2017 (18/04/17). Ils entendent poursuivre, avec tous les acteurs intéressés, le travail entrepris.

Le sport est aussi événement, émotion, création, un spectacle de qualité qui, s'il respecte ses valeurs, son éthique, s'il redevient à taille humaine, démocratisé, populaire, attentif à l’environnement peut promouvoir la rencontre des cultures, le partage des expériences et des plaisirs et le dépassement collectif humain.

À propos des JO, les deux contributeurs ont déclaré : « Nous ne pouvons pas refuser ces grands événements et la plus-value qu'ils apportent. (...) Mais M. Mélenchon maintient ses exigences et sa vigilance. Nous serons attentifs au fait que l'enveloppe de 6,5 Mds €, dont 1,5 Mds € d'argent public, ne soit pas dépassée. Une commission indépendante le vérifiera. »

Car le sport est aussi événement, émotion, création, un spectacle de qualité qui, dans la mesure où il respecte ses valeurs, son éthique, où il redevient à taille humaine, démocratisé, populaire, attentif à l’environnement… peut assurer un rayonnement de type nouveau à la France, au territoire d’accueil, peut promouvoir la rencontre des cultures, le partage des expériences et des plaisirs et le dépassement collectif humain. Une compétition internationale doit toujours être l’occasion de réflexions parallèles et complémentaires sur le sport et son rapport à la société.

Pour une grande fête omnisports
de l’égalité et de la solidarité

Paris s’est engagé pour accueillir les Jeux olympiques de 2024. Mais pour faire quoi ? Dépenser à perte des milliards d’euros dans des infrastructures et offrir quinze jours de publicité aux multinationales sponsors ? Promouvoir une grande fête omnisports, pour l’égalité, la solidarité, dans le sens de l’émancipation, pour mettre les actes en conformité avec les paroles ?

Un premier pas... pour aller au-delà

L'Agenda et les recommandations peuvent être consultés en ligne ici.Voici les points-clefs mis en exergue sur la page d'accueil de ce site.

L'Agenda olympique 2020 est la feuille de route stratégique pour l'avenir du Mouvement olympique. Les 40 recommandations qu'il renferme sont autant de pièces individuelles d'un puzzle, mais ensemble, toutes ces pièces ne font qu'une et prouvent que le CIO est attaché à la sauvegarde du caractère unique des Jeux et au renforcement du sport dans la société.

Parmi certains domaines clés abordés par l'Agenda olympique 2020, citons les domaines suivants :

- Changements apportés à la procédure de candidature, avec une nouvelle philosophie qui consiste à inviter les villes candidates potentielles à présenter un projet conforme aux besoins de planification à long terme sur les plans économique, social et environnemental.

- Réduction des coûts de candidature, en diminuant le nombre de présentations autorisées et avec une large contribution financière de la part du CIO.

- Passage d'un programme basé sur des sports à un programme basé sur des épreuves.

- Renforcement du 6e principe fondamental de l'Olympisme avec l'ajout dans la Charte olympique du principe de non-discrimination par rapport à l'orientation sexuelle.

- Lancement de la chaîne olympique afin de fournir une plateforme pour les sports et les athlètes, au-delà des Jeux Olympiques, et ce tout au long de l'année.

- Consolidation et adaptation des principes de bonne gouvernance et d'éthique aux exigences en constante évolution.

- Athlètes restent au centre des 40 propositions, avec la protection des athlètes intègres au cœur de la philosophie du CIO.

Dès lors que les jeunesses veulent se donner la main à l’échelle des territoires, de la planète, dès lors qu’elles ne la considèrent plus comme un lieu de concurrence internationale, mais comme le patrimoine de l’humanité à préserver, il convient d’entendre, d’écouter et de retravailler en ce sens toutes les activités humaines. Le sport peut et doit donner l'exemple.

À l’analyse des bilans des olympiades de ces dernières décennies pour les territoires et populations locales (Athènes, Pékin, Sotchi, Rio...), à la lumière des aspirations et des mouvements des peuples pour une réelle démocratie et la transparence dans l’organisation des grands évènements, il est désormais acquis que les Jeux ne peuvent plus être organisés comme par le passé en niant ou en négligeant les conséquences sociales, économiques, politiques, écologiques... Il s’agit d’aller au-delà des déclarations de principe, plus loin dans la mise en œuvre concrète de l’Agenda 2020 du Comité International Olympiques (CIO), d’en travailler un nouveau.

Dès lors que les jeunesses veulent se donner la main à l’échelle des territoires, à l’échelle de la planète, dès lors qu’elles ne la considèrent plus comme un lieu de concurrence internationale, mais comme le patrimoine de l’humanité à préserver, il convient d’entendre, d’écouter et de retravailler en ce sens toutes les activités humaines. Une condition : qu’elles se libèrent de la mainmise de l’argent-roi. Le sport peut, doit donner l’exemple.

Un projet sportif
pour la société que nous voulons

Les points-clefs d’un projet de fête omnisports, tels que l’équipe du livret Sport de France Insoumise les a listés pour l’élection présidentielle, demeurent entièrement valables :

- instaurer une vigilance citoyenne, indépendante, active et drastique sur l’utilisation des moyens publics dans le cadre de la candidature de Paris 2024,

- promouvoir et contrôler la transparence financière, le contrôle des engagements (comme l’autofinancement total de l’organisation des Jeux olympiques et le financement du déficit par le CIO)

- promouvoir des jeux à dimension humaine, accessibles financièrement à tous, dans le respect du cadre de vie et de l’environnement,

- construire des jeux au service de la lutte contre les discriminations, le racisme, l’homophobie, les inégalités économiques, sociales, territoriales et environnementales,

- concevoir des jeux qui pensent l’amont, le pendant et l’après de manière durable sur le plan des investissements utiles, de leur financement et de leur gestion ultérieure (fin des investissements disproportionnés et inutiles, lien avec une planification urbaine au service des habitants),

- poser le cadre et définir les moyens d’une autre façon d’aborder l’organisation de rendez-vous sportifs internationaux, en mettant la démocratie au centre.

Un programme à l’image du projet

En complément du programme L’Avenir en Commun, des mesures et démarches permettent d’amorcer la réalisation de ce projet sportif :

- dans le cadre des grands évènements, de créer un comité de vigilance et de suivi avec experts/acteurs du sport associés à des citoyens, des supporters et des spectateurs tirés au sort sur une base volontaire pour analyser ce qui a été annoncé / ce qui est réalisé et donner les réorientations nécessaires si besoin,

- de s’appuyer prioritairement sur le mouvement sportif associatif pour organiser les grands événements, nationaux, internationaux et développer une politique de coopération solidaire,

- d’initier un référendum, sur propositions et avec une démarche pédagogiques et responsabilisantes, à chaque fois que l’idée d’organiser un événement d’envergure internationale soulève un débat public,

- d’œuvrer pour des rencontres et rassemblements sportifs à taille humaine et s’axant principalement sur le rapport au sport de toutes et de tous, la solidarité, la préservation de la nature, la sensibilisation à l’environnement et la mise en avant de disciplines et pratiques peu médiatisées.

- de faire des spectateurs et supporters de véritables leviers du changement dans le monde du sport en développant leur rôle "positif" de contributeurs, d’acteurs responsables, de "vigilance", afin de faire perdurer les valeurs du sport populaire.

- de baser prioritairement le développement des événements internationaux (comme cela existe déjà) sur la rencontre des cultures et le dépassement collectif humain.

- de mettre en place systématiquement les colloques, journées d’études, rencontres scientifiques, nécessaires à l’échange entre praticiens, chercheurs, universitaires.


JO : quelques repères géopolitiques

De g. à dr. Jesse Owens (Berlin 1936) Tommie Smith et John Carlos (Mexico 1968), Cathy Freeman et les 2 Corée sous un même drapeau  (Sydney 2000)
De g. à dr. Jesse Owens (Berlin 1936) Tommie Smith et John Carlos (Mexico 1968), Cathy Freeman et les 2 Corée sous un même drapeau (Sydney 2000)

Les JO de l’antiquité étaient marqués par une civilisation - un monde, le monde grec -, ils ont lieu à Olympie, d’abord sur une journée puis cinq. Dans un contexte marqué par l’esclavage, ils ne sont ouverts qu’aux hommes libres... mais les femmes ne sont pas plus présentes aux premiers jeux modernes. Les sportives doivent faire face à beaucoup de préjugés : on craint qu’elles perdent leur féminité, qu’elles soient trop musclées, qu’elles deviennent stériles... Prendre leur place aux Jeux est une bataille. Leur première participation a lieu aux Jeux de Paris en 1900, au tennis et au golf. De plus en plus de sports vont s’ouvrir à elles (ex. natation 1912, athlétisme 1928, volleyball 1964, aviron 1976, cyclisme 1984, football 1996…), mais il faudra attendre les Jeux de Londres en 2012 avec l’introduction de la boxe féminine pour voir les femmes concourir dans tous les sports au programme.

En 1968, à Mexico, Tommie Smith et John Carlos, coureurs de l’équipe américaine, dénoncent le racisme qui sévit aux États-Unis. Sur le podium, lors de la remise des médailles pour le 200m, ils lèvent leurs poings gantés de noir et baissent la tête lorsque le drapeau américain est hissé. Ils expriment ainsi leur sympathie pour le mouvement Black Power (le Pouvoir noir) qui lutte contre la discrimination existante aux États-Unis envers les gens de couleur. Ils seront disqualifiés !

En 1972, à Munich (Allemagne), des Palestiniens prennent en otage des athlètes israéliens. L’histoire se termine par une tragédie avec l’exécution des neuf otages, la mort d’un policier et de deux autres membres. Les terroristes sont abattus par la police. Le Comité olympique palestinien ne sera reconnu qu’en 1995.

En 1976, à Montréal (Canada), 22 pays (la plupart africains) boycottent cette édition pour protester contre une récente tournée de l'équipe nationale de rugby de Nouvelle-Zélande en Afrique du Sud, qui pratique l’Apartheid. La libération de Mandela et la fin du régime de l’Apartheid permet à l’Afrique du Sud de réintégrer la compétition en 1992, aux Jeux de Barcelone (Espagne).

À partir des années 1950, les JO fournissent aux nations nouvellement créées l’occasion de signaler leur existence. Leur apparition aux Jeux a souvent préfiguré une reconnaissance plus généralisée sur le plan international. Il arrive même que la participation de certains athlètes aux Jeux anticipe la formation politique de leur pays d’origine (ex : Timor oriental)

Les jeux de Sydney sont marqués par plusieurs manifestations à propos du statut des Aborigènes. La dernière étape du relais de la flamme est confiée à l’athlète aborigène Cathy Freeman, tandis que la culture du peuple aborigène est au cœur de la cérémonie d’ouverture.

Et il en sera de même avec les idéologies, les jeux de 1936 à Berlin sont marqués par l’hitlérisme et le racisme. Le régime nazi s’approprie les JO. Dans les années précédant les Jeux, certains gouvernements et des organisations sportives montrent leur inquiétude au sujet du régime et de sa politique : la menace du boycott plane sur les JO. Finalement, c’est essentiellement par convictions personnelles que certains athlètes refusent d’y participer. Et on se souviendra de Jessie Owens... On oubliera que certains dignitaires d’extrême-droite sont restés en place au Comité olympique allemand (de l’ouest) comme au CIO.

En 1956, à Melbourne (Australie), la crise du Canal de Suez et la répression soviétique en Hongrie provoquent une forte réaction de la part de certains pays qui refusent d’envoyer leurs athlètes aux Jeux.

En 1980, à Moscou (Union Soviétique), les États-Unis appellent à un boycott général à la suite de l’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques. Les athlètes américains n’ont pas l’autorisation de participer aux Jeux sous peine de perdre leur passeport. À l’exemple des États-Unis, d’autres pays n’iront pas aux Jeux.

En 1984, en réponse au boycott américain de 1980, les Soviétiques refusent de se rendre aux Jeux de Los Angeles (États-Unis). Les raisons officielles invoquées sont la commercialisation des Jeux et la sécurité non assurée des athlètes.

Lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Sydney (Australie), en 2000, la Corée du Sud et la Corée du Nord défilent ensemble sous un même drapeau. Cet acte - même s’il est resté sans lendemain - n’a pas de précédent depuis que les deux États ont mis fin à leurs relations diplomatiques à la suite de la guerre de Corée (1950-1953).

Diplomatie olympique, écho des luttes pour la justice, l’égalité, la fraternité, les JO ne sont pas hors sol, aseptisés.