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Flan au pruneau

Emmanuel Macron : « J’ai fait un cauchemar »

Faire un mauvais rêve, ça arrive. C’est ce qui vient de se produire pour Emmanuel Macron le lendemain même de son élection victorieuse à la Présidence de la République. « Ce cauchemar a sans doute été déclenché par ma visite traumatisante, avec des salariés, entre les deux tours. » Le nouveau Président a en effet depuis rêvé que 251 députés insoumis et alliés, montés sur des ressorts, avaient été élus aux législatives de juin. À son réveil, il s’est déclaré soulagé mais inquiet. « Ça, plus des mouvements sociaux contre ma future réforme du Code du travail, ce serait un vrai cauchemar. » Depuis, il ne dort plus que deux heures par nuit.

Le psychiatre Serge Odru, interviewé, a confirmé l’impact de l’événement sur le Président Macron : « Messagers de l’inconscient, nos cauchemars mettent en scène nos craintes et notre mal-être intérieur. Ils nous perturbent et nous terrifient à partir de ce que nous sommes ou refusons d’être. »

Il est de notoriété publique qu’Emmanuel Macron n’a jamais aimé les histoires qui font peur. Déjà tout petit, quand on lui parlait de lutte contre les inégalités, de patrons contraints de signer des CDI ou de payer des indemnités de licenciements, il était tétanisé… Récemment, il avait indiqué à une journaliste de l’Huma que prononcer les mots nationalisation ou pénibilité du travail avait des conséquences sur son sommeil.

Le patron du Medef, Pierre Gattaz, a déclaré comprendre son ex nouvel ami Emmanuel Macron : « Moi-même, je suis hanté par les 35 heures ou l’ISF. Quand je vais à l'international et que les Chinois ou les Américains m’en parlent, cela agit sur moi comme un épouvantail. » L’évocation de l’interdiction de l’exploration des gaz de schiste est d’ailleurs du même effet sur le patron des patrons.

Le Président Macron a concédé avoir fait peu de cauchemars dans la dernière période, au contraire marquée par des rêves de start-up. Dans sa dernière rêverie, de jeunes pousses poussaient sur du sable dans une ambiance cool, des salariés portant des lunettes roses s’envoyaient des lol. Rien à voir avec un monde de tâches abrutissantes, d'encadrement punitif, de sourires artificiels et d'urgences.

« Vous savez que dans la "startupshère", tout le monde manage quelque chose. » a aussi confié Emmanuel Macron à Psychologies Magazine. Le Président a dit s’être endormi sur des visions de management creux et d’intitulés pompeux de postes au vide abyssal. Puis avoir eu des apparitions nocturnes de "content managers" recrutés comme travailleurs indépendants et payés à la tâche. Et s’être enfin réveillé avec des flashs matinaux de country managers aux contrats n'excédant pas trois mois et de talent managers à 960 euros brut.

Le Président a confié que son cauchemar actuel est que le film de François Ruffin, Merci Patron !, soit projeté sur la façade de l’Elysée.