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La dynamique Mélenchon, souffle d’espoir pour transformer la société

La présence du candidat de la France insoumise au second tour de la présidentielle signifierait la possibilité pour les électeurs d’un véritable choix de société.

Ce dimanche soir, nous retiendrons notre souffle au moment de découvrir les résultats du premier tour de la présidentielle. Si, depuis des mois, rien ne s’est passé comme annoncé par les principaux commentateurs politiques, nul doute qu’une situation inédite peut sortir des urnes. Voyons les six scénarios possibles.

Un face à face entre Le Pen et Macron

C’est le scénario décrit par les sondages depuis des semaines et annoncé par le sérail médiatique… mais qui n’est plus évident. Face à un Front national resté autour d'un cinquième des exprimés, l’ancien ministre de l’Économie aurait réussi son coup : faire croire que ses propositions sont nouvelles, alors qu’elles refourguent le catalogue des politiques voulues par l’Union européenne et se situent dans la continuité de la politique de Hollande et Valls. À l'arrivée, une tentative de recomposition politique au forceps s'annoncerait, Macron cherchant à rallier une partie de la droite pour pouvoir gouverner. Il n'est pas écrit qu'il y parvienne, ce qui conduirait à une période compliquée entre l'exécutif et le pouvoir législatif. Quoi qu'il en soit, avec ce scénario, on peut annoncer sans crainte de se tromper qu’une énorme frustration d’une large majorité de l’électorat est à prévoir à court terme : tous ceux qui ont une appréciation très négative du quinquennat soi-disant socialiste devraient se rappeler très vite au nouveau président. Dans un pays où des millions de citoyens, soutenus par une large partie de l'opinion publique, se sont mobilisés contre la loi El Khomri, les lendemains pourraient vite déchanter pour le partisan de l'ubérisation de la société.

Un duo entre Le Pen et Fillon

Fillon, père fouettard de la droite, se trouverait confronté à l’obligation d’obtenir une majorité à l’Assemblée nationale, pour tenter d’imposer ses projets à un pays de plus en plus réfractaire.

C’est le scénario le plus sombre, car il opposerait l’extrême-droite et la droite radicalisée et cynique. Fillon aurait réussi, malgré ses multiples casseroles, son programme anti-social et la défection d'une partie de ses soutiens en principe acquis, à consolider son socle conservateur et xénophobe. Voilà qui promet du sang et des larmes, un climat social tendu, vu son programme économique ultra libéral, sans parler des retournements annoncés en matière de politique étrangère, vu en particulier les affinités du candidat avec le pouvoir syrien et avec la Russie de Vladimir Poutine. Élu président, le père fouettard de la droite se trouverait dans un premier temps confronté à l’obligation d’obtenir une majorité à l’Assemblée nationale, pour tenter d’imposer ses projets à un pays de plus en plus réfractaire. Il aura là de sérieuses difficultés, car une partie des centristes ne partagent les aspects les plus radicaux du programme filloniste, et cela dans tous les domaines.

Un affrontement Fillon contre Macron

Au secours, le bébé Hollande - Valls face à l’ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy ! Alors, que préférez-vous ? 120 000 fonctionnaires en moins ou 500 000 ? Le code du travail, vous le voulez laminé par ordonnances ou par le 49.3 ?

Au secours, le bébé Hollande - Valls face à l’ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy ! Voilà de quoi consterner tous ceux qui estiment que les gouvernements néolibéraux et socio-libéraux ont failli depuis de nombreuses années, menant toujours les mêmes politiques économiques, et tous ceux qui espèrent une alternative. Alors, que préférez-vous ? 120 000 fonctionnaires en moins ou 500 000 ? Le Code du travail, vous le voulez laminé par ordonnances ou par le 49.3 ? Vous préférez les valeurs chrétiennes de la Manif pour tous ou l’idée que «  La France n’a jamais été et ne sera jamais une nation multiculturelle. » (Macron dans la revue Causeur) ? Qu'il s'agisse de la suppression de l'ISF, de la réduction des dépenses publiques, de punir les chômeurs, de mettre en cause le statut des fonctionnaires… comme l'écrit L'Humanité, Macron et Fillon sont « les deux faces d'un même libéralisme » minoritaire dans la société.

Un duel Mélenchon – Le Pen

Ce scénario signerait la faillite des partis qui dominent la politique française, d’alternance en alternance aux manettes gouvernementales, depuis tant d’années. La vraie gauche face à l’extrême-droite, il y aurait là une forme d’aboutissement (provisoire) du délitement du système politique et de ses forces les plus institutionnalisées. Vraiment pas de quoi se réjouir : le FN au second tour pour la seconde fois après 2002, cela témoignerait qu'une partie importante de l'électorat est tentée par des propositions xénophobes, teintées de repli national et identitaire. Et que les derniers jours de la campagne, où Marine Le Pen a choisi de donner une tonalité radicale à ses propos (bienfaits de la colonisation de l’Algérie, moratoire sur l’immigration légale…), n’auraient pas rebuté son électorat potentiel. Notons au passage que quels que soient les finalistes du second tour, le score du FN restera en tout état de cause très haut, loin du besoin de le renvoyer à sa marginalité d'autrefois. Cependant, dans ce scénario, on pourrait au grand jour et à vitesse grand V avoir un immense affrontement contradictoire sur la vision de la société (pas seulement entre les candidats, mais aussi en se mobilisant partout, dans la rue et sur le Net), pour rompre avec le pourrissement du système qui sert Marine Le Pen.

Un duel Mélenchon – Fillon

Un duel entre Mélenchon et Fillon correspondrait à un véritable affrontement entre deux conceptions de la société.

L’ancien ministre et ses casseroles, le chantre d’un néolibéralisme de type thatchérien face à la gauche d’alternative, voilà bien une situation inédite. Côté Mélenchon, cela serait le triomphe d’une troisième voie, alternative, entre politique de droite et une fausse social-démocratie en voie de décomposition. Côté Fillon, cela montrerait l'affirmation d'un socle fort de la droite dure, dont certaines composantes sont favorables à des convergences avec l'extrême-droite. Voilà cependant, potentiellement, une revanche populaire possible face aux chantres du Traité constitutionnel européen, rejeté à 55 % lors du référendum de 2005, mais repassé par la fenêtre ensuite par Sarkozy, en tout déni démocratique. Le gros avantage, si l'on peut dire, de ce duel là, c'est la clarté de l'enjeu pour les citoyens.

Un duel Mélenchon – Macron

La gauche insoumise, populaire et citoyenne, contre la fausse gauche technocratique et élitiste, voilà encore une configuration où l’affrontement concerne non seulement la question sociale mais aussi la question démocratique. Face à une orientation politique claire, déclinée par L'Avenir en commun, la viscosité du programme d'Emmanuel Macron, qui, dit-il lui-même, emprunte à la fois « à la gauche, à la droite et au centre ». Si, comme l'expriment certaines études, c’est peut-être la configuration la plus dure pour Mélenchon, c'est que Macron est un faux masque, énième fer aux feux des libéraux et de la technocratie administrative qui les sert. Vu ce qui s’est passé ces derniers mois, faire tomber le masque en quinze jours, êtes-vous sûr que cela soit impossible ?

Un pronostic ? Non, un souhait : celui d'un affrontement entre Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, pour tenter de remporter la seconde bataille victorieuse contre le libéralisme, après le référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel européen.

Six (premiers) enseignements de la dynamique Mélenchon

Quels que soient les résultats du premier tour de l'élection présidentielle, la candidature et la campagne de France insoumise constituent un puissant tournant politique.

Il sera bientôt temps de faire un bilan critique de la période. Mais, sans attendre, mesurons bien ce qui a progressé positivement. Il y a un an, j’écrivais dans Cerises : « S’agissant de la candidature de Mélenchon, ne doit-on pas convenir que les sondages qui lui prêtent actuellement un score à deux chiffres montrent qu’il est dès à présent susceptible de réaliser une percée, c’est-à-dire de rassembler ceux qui sont dans le mouvement contre la loi El Khomri et bien au-delà ? À un an du scrutin, on se surprend à être en mesure d’écrire cela, vu l’état du Front de gauche. Eh bien, notre hypothèse est que la situation de division du Front de gauche indiffère beaucoup, tandis que l’existence d’une possible candidature porteuse de ruptures porte loin »1. Au cours de cette année, non seulement cette intuition s'est révélée juste, mais la réalité a dépassé l'espoir, preuve que la gauche d’alternative n’est pas condamnée à la marginalité politique ou à des ambiguïtés stratégiques. Voyons le chemin parcouru en un an : nous passons nos journées à espérer et à nous battre pour que Mélenchon soit au second tour, après avoir passé de nombreuses années à espérer éviter une marginalité totale. Nos idées circulent comme jamais depuis un tiers de siècle, et cela non pas sur un registre strictement défensif, mais sur toute une gamme de valeurs et de propositions positives. Voici six premiers enseignements positifs issus de cette campagne extraordinaire.

Porter une cohérence stratégique

Il fallait bien refuser la primaire de la gauche et des écologistes, et le lancement d'un mouvement faisant directement appel à l'engagement citoyen a été un grand succès.

Sur regards.fr, Roger Martelli écrivait début 2016 : « Si l’on veut que la gauche gagne et qu’elle réussisse, la seule option raisonnable est une rupture avec la logique suivie à gauche comme à droite depuis plus de trente ans. » La cohérence stratégique supposait d'abord une rupture assumée avec le PS et avec une quelconque démarche de type gauche plurielle. Il fallait ainsi refuser la primaire de la gauche et des écologistes, qui était un piège du Parti socialiste pour contrôler toute la gauche. Et il fallait enclencher une tout autre démarche que celle visant à réunir des partis, à déterminer en vase-clos un programme en commun ou un socle de mesures d'urgences, sous couvert d'éviter que ''la gauche'' soit balayée lors de la campagne.

J'écrivais aussi : « Le but actuel est-il de rassembler les électeurs historiques du PS déçus par Hollande ? Ou le but est-il de fédérer ceux-là mais aussi tous ceux qui ont décroché de la gauche depuis de nombreuses années, ou pour qui la notion de gauche ne fait pas référence, et, aussi, les jeunes qui ne croient rien de ce qui peut venir des appareils usés qui tiennent encore le haut du pavé ? (…) il est raisonnable de faire l’hypothèse qu’une refondation d’ampleur naîtra plutôt d’une dynamique citoyenne de type nouveau, porteuse d’un radicalité positive, que d’un remake de la gauche plurielle en mieux ». Notons que là où, pour notre part, nous avons défendu l'idée d'une convergence des forces se revendiquant d'une alternative sociale, écologique et démocratique, c'est autre chose qui a été lancé et qui a fonctionné : un mouvement faisant directement et très tôt appel à l'engagement citoyen.

Initier une dynamique citoyenne

Il se trouve que France insoumise est une dynamique réelle, et non pas rêvée. Elle a été lancée par Mélenchon et son équipe ? C'est peut-être que celle-ci a voulu y croire et la construire, au lieu de renvoyer à une improbable dynamique citoyenne articulée à la mobilisation contre la loi El Khomri, d’où surgirait un candidat, alors que cette mobilisation puissante avait l'identité d'un mouvement purement défensif, tandis que Nuit Debout se défiait explicitement des enjeux électoraux. Certes, la dynamique France insoumise est partielle : elle ne réunit pas, loin de là, tous les réseaux, courants et forces de la gauche d'alternative, et l'on ne parle pas là seulement de militants aguerris. Une partie de la défiance par rapport à Mélenchon n'a pas été dépassée au cours des derniers mois, tandis que de nouveaux publics, dépassant très largement les cercles militants et leurs entre-sois inaccessibles, étaient massivement touchés au cours de la campagne. De fait, cette dynamique implique de très nombreux citoyens désireux que ça bouge, que ça change. Et il se trouve que ce mouvement est monté en puissance, devenant la dynamique politique la plus forte depuis des décennies, inédite par son caractère explicitement politique, offensif et prenant de front les questions du pouvoir et de la démocratie.

Parler à toutes et tous

Il ne fallait pas craindre de faire appel à la réflexion, de mettre de la poésie et de l'humour au cœur de la campagne. Et si c'était une manière opératoire de déborder effectivement la question électorale pour mener une bataille idéologique ?

Depuis des décennies, les partis se revendiquant d’une alternative de transformation sociale et écologique n’ont jamais su s’adresser au plus grand nombre. La plupart de nos discours sont formatés dans un vocabulaire réservé aux déjà convaincus et à leur environnement immédiat. Cette incapacité est parfois perçue, et elle donne lieu alors à un effort pour identifier quelques mesures emblématiques censées être comprises par tous. Voilà à quoi se limite le plus souvent l’effort pédagogique pour rendre notre alternative lisible par le plus grand nombre.

Le succès de la campagne de Jean-Luc Mélenchon a partie liée avec la formulation d'un discours politique profond, intelligent, avec un effort pédagogique lié à cet effort de réflexion. C'est pourquoi considérer que Jean-Luc Mélenchon ne serait qu'un tribun remarquable est de l'ordre du déni : ce que nous avons sous les yeux, et qui porte des potentialités fortes d'implication citoyenne, c’est peut être - enfin ! - le début d'un mouvement réel d'appropriation populaire de la politique, même si ce mouvement n'exclut pas des tendances délégataires, et s’il est resté dans une logique verticale et largement descendante en ce qui concerne les choix stratégiques.

Reste une difficulté particulière : en voulant s'adresser à tous, non seulement on sort des codes politiques habituels, mais on prend des risques, par exemple celui d'employer telle ou telle expression problématique. À ce propos, la surinterprétation de ces expressions a suscité des échanges passionnés dans certains cercles militants et parfois au-delà, conduisant à des conflits douloureux et vains. Il se trouve que la suite de la campagne n'a pas confirmé ces craintes de dérapages, les désaccords que nous pouvons avoir avec Jean-Luc Mélenchon restant dans des limites déjà connues. Reste que, dans un mouvement bien structuré, ce type de risque appelle une discussion et une prise en charge collectives.

Élever le niveau

« Certains pensent que niveler par le bas le contenu d’un rassemblement peut être un moyen de son élargissement et, surtout, de provoquer une recomposition politique d’ampleur. Il nous parait que cette logique est complètement usée, qu’elle ne tient pas compte du niveau de crise politique que nous connaissons, ni des potentialités qu’exprime le mouvement actuel », avions nous écrit il y a un an. Mélenchon a marqué des points, non pas en appauvrissant son discours, mais en portant délibérément une vision de la société. Là où les discours politiques sont le plus souvent vides de culture et de concepts, nous avons eu tout à la fois de la profondeur historique, de la réflexion philosophique et une profusion de mots pour nommer les phénomènes que nous connaissons et ce que nous souhaitons.

C’est ainsi que Mélenchon a pris le contre-pied de l’évolution désastreuse de la politique institutionnelle, faisant clivage avec la politique politicienne et sa médiatisation ridicule, loin des polémiques politiciennes (tout en sachant faire clivage sur certains aspects choisis). On ne devrait pas prendre la place faite à la poésie comme un simple habillage rhétorique ; Valérie Précresse n'a fait que montrer qu’elle ne comprend rien à ce qui se passe quand elle a déclaré : « On n'est pas à The Voice, on n'est pas en train de juger qui a la plus belle voix, celui qui a les meilleures formules, on est en train de juger un futur Président de la France », avant de considérer que « Jean-Luc Mélenchon est un avatar de Jean Yanne ou de Bérurier ». La présence d'une parole de qualité, d'humour, voire de poésie dans la politique, c'est l'autorisation de voir un peu plus loin que le bout de son nez, c'est remettre de l'utopie, de l'espoir en circulation, aux antipodes d'une gauche défensive. Et si c'était une manière opératoire, et non incantatoire, de déborder effectivement la question électorale pour mener une bataille idéologique qui fait défaut ?

Parler de tout ce qui intéresse la société

Il fallait sortir du vocabulaire réservé aux déjà convaincus et s’adresser au plus grand nombre, notamment en investissant puissamment les réseaux sociaux et de nouvelles formes de médiatisation.

Connaissez-vous beaucoup de campagnes qui se soient attachées à associer étroitement enjeux sociaux et enjeux écologiques ? Qui aient mis l'égalité et l'émancipation au cœur du projet politique ? Et qui aient parlé, au fond et non seulement à la manière des passages obligés ressassant les mêmes points de vue depuis des années, d'une aussi grande variété de sujets que ceux abordés par la France insoumise ? On peut citer la place accordée aux enjeux écologiques, de la pollution de l'air au climat, à l'alimentation ou à la sortie du nucléaire. On peut évoquer la question complètement sous-investie en général de la santé : de la critique de la tarification à l'acte à la problématique de l'accès aux soins, de la désertification médicale, de la situation de l'hôpital public, et plus largement des enjeux de l'accessibilité des services publics aux handicapés, du droit à mourir dignement, ou encore de la légalisation du cannabis. Les questions de pauvreté et de précarité, de lutte contre l'illétrisme, de lutte contre les discriminations au faciès, de l'école et de l'accès aux savoirs dans une perspective émancipatrice, de la liberté de conscience, de la liberté de créer ou encore du soutien à la recherche fondamentale, de l'évasion et de la fraude fiscales ont été au cœur des grands meetings. Et il y a aussi été question, par exemple, des enjeux de gratuité - de la cantine scolaire, des premiers m³ d'eau et des premiers kwh pour tous ceux qui en ont besoin… questions qui n’a fait l’objet d’aucune campagne politique des forces de la gauche alternative depuis des années. Bref, la campagne Mélenchon a fait feu de tout bois, dégageant à la fois des lignes forces et une prise en compte de toutes les questions sociales et sociétales.

Innover dans les formes de la politique

Là où les forces de la gauche d’alternative en restent à des pratiques militantes traditionnelles, sous-estimant complètement le rôle d'Internet ou ne sachant pas comment investir la Toile, la campagne de France insoumise s'est caractérisée par de multiples innovations : formes d'organisations locales décentralisées, usages des réseaux sociaux, vidéos pédagogiques sur des questions de fond (et pas seulement des spots, parfois de véritables moments de décryptage et d’analyse)...

Bien sûr, sur ce point comme sur les précédents, des limites sont perceptibles : demain, la gauche d'alternative devra assumer d'être polyphonique, d'avoir différents porte-paroles, et surtout les dynamiques citoyennes seront éphémères si la place des citoyens dans l'élaboration des stratégies et des actions n'est pas revue, à la fois élargie et systématisée. Ce qui est possible le temps d'une campagne présidentielle, à cause de la logique même du système présidentiel, devra encore se métamorphoser, s'élargir et s'enrichir pour devenir une force propulsive solide. Pas de quoi se lamenter : ce sont là les problèmes d’une dynamique en développement !