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La campagne pour Mélenchon et le défi du pluralisme

En proposant début 2016 sa candidature, Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas adressé directement aux organisations politiques qui avaient précédemment constitué le Front de Gauche et élaboré son programme l' Humain d'Abord.

La question d’aujourd’hui n'est pas de savoir si Jean Luc Mélenchon a eu ou non raison, avec un succès inégalé à ce jour, de proposer une autre manière de ré-inviter les citoyen-ne-s à choisir de se constituer par eux-mêmes en acteurs directs d'un mouvement politique dont ils décideraient après juin 2017 de dessiner les formes et les contours. Elle est de savoir si aujourd'hui il existe un espace qui permette aux citoyens, aux militant-e-s de la gauche d'alternative, et pas seulement à celles et ceux qui se sont investi-e-s chacun-e à leur manière dans France Insoumise, d'articuler leurs moyens d'intervention autour de la candidature commune de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle et de candidat-e-s communs pour les législatives, dans un seul et même élan. À regarder de près les contradictions qui se jouent de part et d'autre de cette mise en mouvement, ni l'injonction, ni la surenchère ne seront les bonnes cartes pour proposer ce cadre ouvert d'articulation concertée.

Considérons, quitte à en faire après juin 2017 une analyse plus fine, que la donne politique en France ouvre de nouvelles perspectives et qu'à l'inverse de tout ce que nous avons connu, le temps court d'une élection est devenu l'espace non pas d'une recomposition pour demain mais un moment où un mouvement citoyen d'ampleur, porteur d'alternative pourrait devenir le nouvel acteur de rupture et d’entraînement. Il reste qu’à ce jour la diversité de notre mouvement n'est pas représentée, ce qui constitue un handicap. Et disons-le crument : ce non pluralisme est problématique et préoccupant, alors que le champ des possibles est ouvert. Quelles initiatives prendre ? Au lieu de tourner autour de l'illusoire pot d’une "réconciliation" entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, il s’agit de donner suite à cette phrase du second : « Plus que jamais, la tâche de la France insoumise et de ses alliés est de convaincre cette moitié des Français qui n’a pas encore fait de choix de vote. » Plus que jamais, il importe que des signes positifs de rassemblement en direction des "alliés" comme de leur part soient exprimés.

D. Bustamante est membre de ACU/Ensemble !, France Insoumise Dordogne