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Ruptures

Hollande avait promis d'inverser la courbe du chômage. Baisse des cotisations sociales, baisse des impôts, subventions publiques, contrôle des chômeurs… les vieilles recettes sont toujours aussi inefficaces.

Ce n'est pas l'inversion de la hiérarchie des normes qui va permettre au patronat de négocier des droits des salariés au rabais contre le maintien de l'emploi qui va changer la donne.

Et ce qui est en ligne de mire pour les actionnaires et le Medef, c'est la fin du CDI, l'utilisation du numérique version Uber pour développer de nouvelles formes d'exploitation, et poursuivre le processus d'accumulation du capital.

Dans cette France divisée entre ceux qui, de plus en plus nombreux, souffrent au travail et ceux qui souffrent de ne pas en avoir, des militants et des candidats à l'élection présidentielle avancent l'idée d'un revenu universel versé à tous les citoyens sans condition et tout au long de leur vie. Ce revenu universel interviendrait en complément ou en remplacement du salaire.

Pour les uns, il s'agit de partager la richesse dans une nouvelle société robotisé où il n'y aurait plus suffisamment de travail pour tout le monde. Pour les autres, il s'agit de repenser la place du travail dans la société et en finir avec sa centralité.

Carlos Gohn peut dormir sur ses deux oreilles et continuer à s'offrir une prime de Noël à 6 millions d'euros. Le financement du revenu universel reposerait pour l'essentiel sur une fusion des aides sociales existantes, voir sur une réforme fiscale. Les employeurs peuvent continuer à sélectionner leurs employés, les chômeurs pourront bénéficier du revenu universel, le cadre reste le même , celui du marché du travail et de l'exploitation exacerbée des travailleurs, de la division entre les fonctionnaires bénéficiant du salaire à vie et les salariés du privé soumis à la pression du licenciement.

Alors que voulons nous ? Tout ! Une société où chaque citoyen est reconnu dans son rôle de producteur économique, où les collectifs de travailleurs prennent en charge les choix de production et l'organisation du travail comme cela se fait déjà dans les SCOP, y compris dans de grandes entreprises comme ACOME (production de câbles, fils et tubes de synthèse, pour les réseaux de télécommunication, 1 500 salariés). Une société où on change radicalement les règles de financement des investissements pour ne plus laisser les banquiers décider à notre place de la valeur économique de notre travail.

Ce n'est pas pour demain ? D'accord, mais c'est notre visée et nous devons l'affirmer. Dissocier nos revendications immédiates et notre visée de dépassement du capitalisme est un piège. Penser que nous pourrons imposer le plein emploi dans le cadre du système est une impasse.

Il n'y a pas d'infini ou de toujours déjà là. Il y a la surprise des ruptures et la certitude que tout va basculer à un moment ou à un autre. Pour préparer les ruptures, affirmons notre visée.