Qui sommes-nous ? Charte du site Participer S'abonner Soutenir Liens

Appel

Rubriques

Altercommunisme

Altercommunistes

Séquences

Cerises

Sélection

Imprimer cet article

Les gâteaux / Idées

Quel féminisme au cœur de la révolution ?

Dans le cadre de l’Atelier1, Nicole-Édith Thevenin et Clémentine Autain étaient récemment les invitées d’une séance sur le thème Féminisme et communisme. Nous publions dans ce numéro de larges extraits de l’intervention de la première. Pour un débat à poursuivre.

Je voudrais vous dire, au cas où vous ne le sauriez pas, que la révolution féministe a bien eu lieu. Elle fut un événement qui a marqué un tournant fondamental pour les femmes et les hommes, et le mouvement révolutionnaire. Elle a ouvert une nouvelle manière d'être au monde, de penser la vie quotidienne, de vivre son corps, le désir. Elle a introduit dans la question sociale et politique une dimension jusque-là invisible, celle de la nécessité d'abolir la domination des hommes sur les femmes. Elle a révélé que cette domination modèle tous les modes de production et la forme, le contenu de la lutte des classes.

Révolution féministe : ce qui persiste, ce qui échoue

Posons-nous la question : quel est le destin d'une révolution qui n'intègre pas dans son mouvement l'abolition de cette domination ? Eh bien, celui de porter en son sein les germes d'une reconstruction de l'inégalité et de l'oppression qui affectent le devenir même de la révolution. Les femmes ont ainsi posé la nécessaire subversion du lien social et de la subjectivité, et donc de la subversion de la relation entre nous, les femmes, et entre les femmes et les hommes, qui devait redéfinir une nouvelle pratique de la politique.

Mais si la révolution féministe a bien eu lieu, on n'a pas cessé depuis de vouloir en effacer les effets, d'en édulcorer les conséquences, aussi bien à gauche qu'à droite. La nouvelle pratique de la politique que le Mouvement de libération des femmes appelait n'a pas eu lieu. La persistance patriarcale des structures politiques, institutionnelles et économiques témoigne que cette structure de domination est un système d'ensemble, qui nous prend dès d'enfance et ne nous lâche plus. Elle détermine la résistance aveugle - ou sourde - à tout changement radical dans la manière de travailler, de vivre ou de militer ensemble.

Ce quelque chose qui a changé le monde persiste, et ce malgré les reculs idéologiques et politiques, les destructions sociales. Mais ne péchons pas par optimisme, ce quelque chose qui persiste pourrait ne jamais dépasser le stade de ce que nous voyons aujourd'hui, du fait du retour obstiné des échecs qu'il faut à chaque fois surmonter, réparer. Or, le mode de la réparation est le mode de la survie, non celui de la lutte. Pour dépasser cet état de fait, il laisse en place la machine, qui, bien sûr, a le temps pour elle. Car notre époque a vu la disparition du Mouvement de libération des femmes en de multiples associations réduites à se battre sur le local, dos au mur, ce qui a d'ailleurs sauvegardé l'existence du mouvement féministe. Elle a vu l'intégration de ses intellectuelles dans les institutions, et cela, bien sûr, nous a permis de conquérir de nouveaux territoires de l'avancée. Mais elle a vu aussi avec cette institutionnalisation et cette dispersion, la disparition de l'idéologie révolutionnaire au profit d'une politique de revendication s'inscrivant dans l'ordre dominant juridique et moral. D'où notre piétinement et notre connivence inconsciente avec cet ordre dominant.

Penser l’action pour l’émancipation

Animé notamment par Pierre Goldberg, ancien député maire de la ville, l’Atelier, sous titré "Le temps de la lutte doit toujours être celui de la pensée" se réunit depuis plusieurs années à Montluçon. Il a accueilli au fil des ans de nombreux intellectuels et militants, sur des thèmes très variés.

Cette année, il est consacré au thème "En commun, nous pouvons changer la société". La semaine prochaine, le 18 novembre, une nouvelle séance aura lieu sur le thème "Faire émerger du commun : meilleure manière de libérer l'imagination pour changer de société", avec la participation du sociologue Christian Laval, co-auteur du livre Commun, essai sur la révolution au XXIe siècle (éditions La Découverte).

+ d’infos ici.

Éparpillement des luttes, abandon de la théorie radicale

Si l'analyse de la construction des identités de genre est un réel apport au mouvement féministe et permet de mieux analyser la construction idéologique à laquelle nous sommes soumis et soumises – vous, Messieurs, comme nous les femmes -, la focalisation sur ce décryptage aboutit à une perte d'une analyse théorique d'ensemble de la condition politique et économique des femmes. On privilégie une analyse par découpage en groupes répertoriés : femmes battues, femmes au travail, femmes prostituées, droit à l'avortement, droit à la reproduction, parité, femmes lesbiennes, noires, musulmanes, etc. Et, bien sûr, chacune de ces batailles est nécessaire à mener. Mais on perd la vue d'ensemble. Les grandes manifestations pour une politique alternative, comme dans les différents forums alternatifs, que l'on prise tant, ont noyé le mouvement féminisme, et les marches des femmes, qui maintiennent une certaine visibilité, une coordination nationale ou internationale, buttent sur leur pérennisation et le sens politique.

Notre défaite actuelle, qui se lit dans les noyaux de résistance multiples auxquels nous sommes réduites, est liée en même temps, il faut le dire, à la défaite du mouvement ouvrier révolutionnaire sur notre continent.

Le monde alternatif, il faut bien le dire, apparemment, n'a rien intégré du mouvement de libération des femmes. Comme quoi un mot ne fait pas le printemps, et un concept peut perdre sa valeur sémantique. L'idéologie patriarcale comme système se maintient ou se renforce avec la montée en puissance du néocapitalisme financier qui porte partout le chaos et la guerre, jetant les femmes dans une précarisation de plus en plus grande, et favorise une régression idéologique chez les femmes elles-mêmes. Notre défaite actuelle, qui se lit dans les noyaux de résistance multiples auxquels nous sommes réduites, est liée en même temps, il faut le dire, à la défaite du mouvement ouvrier révolutionnaire sur notre continent. L'abandon de la théorie radicale féministe, qui liait féminisme et marxisme, lutte des femmes contre le patriarcat et lutte des classes, qui remettait en question, à travers le concept de structure patriarcale - que l'on a laissé tomber -, la domination des hommes ainsi que l'exploitation des femmes dans la famille, dans l'appareil d'État et dans ses institutions, dans l'appareil productif et dans la constitution des partis et syndicats, a laissé place à des formes de dénonciations multiples réclamant une émancipation "sans" révolution.

Remarquons que beaucoup de femmes s'émancipent sans que cela remette en question le système hiérarchique de domination. Au contraire, un féminisme libéral, bourgeois, peut s'épanouir - et mon dieu, pourquoi pas ? Mais cela ne change rien à notre oppression d'ensemble, et celles qui accèdent à leur émancipation en payent durement le prix, soit en subissant des brimades, soit en se croyant tenues, lorsqu'elles sont dans la hiérarchisation à des postes de pouvoir, d'accentuer une posture agressive. La lutte des femmes a suivi l'érosion des luttes de la classe ouvrière et l'érosion inexorable de l'idéologie révolutionnaire, au profit du réformisme dans la montée du capitalisme libéral qui a déstructuré le monde salarial et a vu la montée en puissance de l'idéologie petite bourgeoise dans les partis et syndicats.

L’enjeu de l’idéologie

Car si l'on parle de l'économie, on parle peu de l'idéologie que nous reproduisons. S'ensuit la dérive sociale-démocrate de "toute" la gauche (je pense que le Parti socialiste n'est pas seul concerné), parce qu’au fur et à mesure que le Parti socialiste glisse sur sa droite, il faut toujours remplir le vide laissé, et toute la gauche de la gauche glisse avec le Parti socialiste. Mais, cela, on ne le prend pas au sérieux, on n'y croit pas - l'insu inconscient de l'idéologie, c'est terrible, cela nous saisit, mais on ne s'en aperçoit pas. Il s'ensuit la dérive sociale-démocrate de toute la gauche et la politique de préservation des acquis et des pouvoirs locaux au détriment d'une lutte des classes qui se trouve, de fait, lissée par de multiples négociations avec la bourgeoisie.

La structure des organisations est basée sur la notion d'ascenseur social, calquée sur la division sociale du travail, ce qui privilégie une représentation intégrée à la représentation démocratique bourgeoise que l'on appelle encore idéologie républicaine. Représentation hiérarchique et patriarcale où bien sûr chacun a sa chance, mais qui favorise l'accès des hommes aux postes de direction ; lorsqu'une femme y accède, elle est tenue de reproduire cette même idéologie. Dans le sillage d'une démocratie que l'on idéalise sans en analyser ni la fonction, ni le socle constitutif comme appareil d'État, les femmes se contentent de réclamer - comme nous tous - ne meilleure justice, une meilleure redistribution des places et une égalité des salaires, sans remettre en question le système patriarcal dans son ensemble, qui est un système intégré aux rapports de production capitalistes (on ne peut pas distinguer l'un de l'autre). Il faut savoir que la notion de justice - qui peut parfois être utilisée de manière tout à fait efficace - est une catégorie philosophico-juridique bourgeoise qui renvoie à la constitution de tout l'appareil d'État.

On ne saurait lutter pour l'égalité des femmes et des hommes et pour une nouvelle conception de la liberté - si on ne pose pas l'égalité des hommes et des femmes, on ne peut pas concevoir une nouvelle liberté - sans lutter en même temps pour le passage au communisme, c'est-à-dire pour l'abolition des rapports de production capitalistes. Et ce communisme de nouvelle génération que l'on cherche ne saurait se penser sans la dialectique féminisme-communisme. Mais la nouvelle génération des communistes - je suis désolée de le dire - ne semble pas décoller de cet impossible à penser. Il n'y a donc pas pour moi, pour l'instant, de construction d'une pensée théorique et d'une pratique d'un communisme de nouvelle génération. On piétine.

On ne devrait pas parler de mode de production capitaliste sans parler de la reproduction patriarcale, car ce qui compte pour un mode de production, ce ne sont pas simplement les questions de production, mais avant tout celle des conditions de sa reproduction, sans laquelle il s'effondrerait.

Comme la gauche toute entière, nous sommes incapables d'analyser les formes de la reproduction du mode de production capitaliste et patriarcal. Or, on ne devrait jamais parler de mode de production capitaliste sans parler de la reproduction patriarcale, car ce qui compte pour un mode de production, ce ne sont pas simplement les questions de production, mais avant tout celle des conditions de sa reproduction, sans laquelle il s'effondrerait. En cela, les analyses d'Althusser sont sans pareilles (il est le seul théoricien qui s'est penché sur les conditions de la reproduction d'un mode de production). Ce qui veut dire que la lutte des classes ne se réduit pas à la lutte économique, mais pose de manière décisive la question de la bataille idéologique pour construire les bases d'une adhésion populaire. La question de ce qui touche réellement la subjectivité y est engagée.

L’impuissance des (seules) résistances

Si bien que le mode de production capitaliste s'appuie sur une superstructure idéologique et politique et un maillage du discours au quotidien suffisamment efficace pour que nous nous leurrions sur les objectifs à défendre et le sens à donner aux luttes que nous menons. Nos dénonciations répétées, sans constitution d'une force réellement révolutionnaire, entretiennent une soupape de contestation qui, à la longue, désespère chacun et chacune. Car, contrairement à ce que nous croyons, nous ne sommes pas extérieurs au discours dominant ! Notre opposition fait partie d'un système démocratique qui se sert de cette opposition même pour intégrer tout mouvement révolutionnaire dans ses cadres. Si l'on n'en a pas conscience, on a cette naïveté qui fait que le discours dominant peut se reproduire en toute tranquillité : nous reproduisons nous-mêmes ce discours dominant ! Nous sommes prises et pris dans ses énoncés et dans les nœuds de pouvoir dispersés dans tout le corps social. Nous en faisons activement partie, mais à notre insu. Cela veut dire qu'il ne faut pas oublier la question de l'inconscient dans cette reproduction de l'idéologie, il faut partir du fait que nous ne prenons pas spontanément conscience que nous faisons partie de la reproduction de l'idéologie. Si l'on se penche un peu sur la question de l'inconscient, il y a des choses que l'on débloquerait en effet au niveau de la subjectivité et de notre compréhension de la reproduction idéologique.

Casser la construction d'un mouvement révolutionnaire en le contraignant à se contenter d'une résistance est déjà une victoire pour la bourgeoisie et le capitalisme. Nous passons ainsi de la puissance à l'impuissance, du désir à la demande, et nous oublions de nous constituer en mouvement révolutionnaire. Nous avons envoyé aux orties toute tentative de revenir à la théorie marxiste - sauf à la cantonner dans des endroits très spécifiques - et à son histoire qui a fondé le propre du mouvement ouvrier. Là encore, la force du discours dominant a gagné et nous devons nous demander pourquoi, car s'en tenir à des revendications, c'est se tenir sur le terrain de l'économisme qui reste dans les limites d'une réclamation de droits à inscrire. Si cette lutte est nécessaire et même parfois décisive, elle ne remet pourtant pas en cause les rapports de production et de domination mais tend simplement à améliorer leur fonctionnement. Ce qui c'est insuffisant pour qu'il puisse y avoir un mouvement véritablement révolutionnaire.

"L’oubli" des rapports de production

Ainsi, la lutte contre l'austérité, que les femmes ont reprise à leur compte, a laissé tomber la lutte contre le patriarcat qui inclut, je le redis, la lutte contre le mode de production capitaliste. Cette lutte n'est pas lutte contre la seule austérité, ou contre tel ou tel excès, mais lutte contre les rapports de production et pour le passage à un autre mode de production. Si on ne lie pas intimement communisme et lutte de classes, on patinera ou on régressera.

Demander l'égalité des salaires est une bataille à mener, à gagner dans tel ou tel secteur. Mais gagner une bataille n'est pas gagner la guerre, qui, elle, vise l'ensemble du processus de production et l'intrication des rapports de production capitalistes et des rapports de domination des hommes sur les femmes.

Prenons par exemple l'inégalité des salaires entre homme et femme : n'est-elle pas une inégalité consécutive de la division sexuelle du travail qui structure tout le mode de production capitaliste ? Demander l'égalité des salaires est une bataille à mener au quotidien, peut-être à gagner dans tel ou tel secteur et c'est important. Mais elle cache l'essentiel : que telle ou telle victoire reste précaire et locale. Car gagner une bataille n'est pas gagner la guerre, qui, elle, vise ce qui constitue cette division, l'ensemble du processus de production, qui voit l'intrication des rapports de production capitalistes et des rapports de domination des hommes sur les femmes. Cela demande une vision stratégique qui dépasse les batailles dispersées. Cette division oppose efficacement les hommes et les femmes et donne une satisfaction compensatoire aux hommes comme aux femmes pour qu'ils ne s'unissent pas dans un même élan révolutionnaire.

On peut faire la même remarque pour la parité. La réclamer fait partie d'une lutte au quotidien. Mais cette parité est précaire, fragile, locale, et relève d'une demande de place dans les instances de pouvoir sans remettre en question la structure de ce pouvoir, le système démocratique bourgeois lui-même, basé sur l'idéologie de la vision division socio-économique patriarcale. Ainsi, la lutte pour la parité fonctionne comme un leurre si elle ne se rattache pas à la remise en question de "tout" l'appareil d'État et de ses institutions. Il faut aborder la question de l'État, que l'on ne pose "jamais".

Penser la question de l'État et le communisme

Comment s'émanciper réellement si on ne remet pas en cause la structure étatique comme tous les appareils de reproduction qui le soutiennent ? Nous avons abandonné les bases d'une théorie révolutionnaire et son expansion populaire, comme nous avons abandonné la théorie féministe aux universités. Aujourd'hui, la gauche est complice du lavage de cerveau que mène la bourgeoisie, et favorise une confusion et un immobilisme idéologiques qui profitent à l'extrême-droite. On évoque Jaurès, la Révolution française, certes, en passant sur le corps de Marx, Lénine et Mao, en expurgeant de notre mémoire la Commune de Paris et la Révolution d'octobre, du moins au niveau populaire, au niveau de la transmission, de l'hégémonie du discours que l'on devrait avoir. De la même façon, la bourgeoisie aujourd'hui tente d'effacer le rôle de l'Armée rouge dans la Deuxième Guerre mondiale.

Or, ne l'oublions pas, l'enjeu politique et social de la Commune de Paris comme celui de la Révolution d'Octobre était de poser la question de la destruction de l'État, et non celui de l'améliorer comme on tente de le faire aujourd'hui en voulant revenir en arrière jusqu'à évoquer les temps heureux du capitalisme industriel et le simple retour à l'État des services publics. Comme si les services publics vivaient une vie propre et n'étaient pas liées à la reproduction de l'ordre étatique ! Lorsque l'on dit qu'il faut se battre pour le maintien des services publics, je suis tout à fait d'accord, mais que dit-on avec cela ? Quel type de bataille mène-t-on dans le service public ? S'il s'agit de le restaurer simplement, alors on restaure l'appareil d'État tel qu'il est.

Quant au féminisme, il est invoqué dans une posture de revendications multiples sans évoquer l'histoire de "son" mouvement, de "ses" racines, sans l'avoir intégré dans la pratique quotidienne des mouvements, des associations, des partis, des syndicats. Faute de savoir de quoi nous parlons, lorsque nous faisons appel au féminisme ou au communisme, c'est à la condition d'avoir au préalable enlevé à ces mots le tranchant de ce qu'ils portent. Comme le dénonce Alain Badiou, nous répétons comme des perroquets le bilan du communisme proposé par la bourgeoisie, et nous n'évoquons le communisme que de façon honteuse. Là encore, je ne vois pas émerger la pensée d'un communisme de nouvelle génération qui proposerait une visée stratégique de la révolution.

Ce mouvement de libération ne vise pas une prise de pouvoir par les femmes mais, au contraire, la libération conjointe des hommes et des femmes des formes de l'oppression, de la discrimination et de l'exploitation.

Il me semble que les luttes sont arrêtées par un plafond de verre, que construit un discours dominant devenu hégémonique, c'est-à-dire partagé par tout le champ politique. On doit donc tirer cette conclusion : inscrire le mouvement de libération des femmes dans la dialectique révolutionnaire au cœur même de la lutte des classes est une nécessité qui préserve le devenir révolutionnaire de la révolution. Ce mouvement de libération ne vise pas une prise de pouvoir par les femmes mais au contraire, comme le prolétariat, la libération conjointe des hommes et des femmes des formes de l'oppression, de la discrimination et de l'exploitation.

Transcription : Nadia Pinson

Mise en forme : Cerises

La semaine prochaine :

Suite de "Féminisme et communisme"

Clémentine Autain

Nicole-Edith Thévenin est philosophe et psychanalyste.

La vidéo intégrale de ce débat est ici : montlucon-lhumain-dabord.fr/lhumain/index.php/fr/l-atelier/c-autain-n-e-thevenin-feminisme-et-communisme-debat-du-18-mai-15