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Alternatiba, une étape décisive

Ce week-end, Place de la République, à Paris, se déploiera ce qui sera sans doute le plus grand "Village des alternatives" que la France ait jamais connu. Déjà dans les grandes villes (Bordeaux, Lyon, Marseille, Toulouse...), comme dans de nombreux villages et communes de banlieue, les cyclistes du Tour Alternatiba ont été accueillis par des dizaines de milliers de personnes, qui entendent développer avec la même énergie la résistance face à la dégradation climatique et le développement d’alternatives concrètes. À coup sûr, nous serons plus de cinquante mille dans la capitale pour un rassemblement festif et porteur d’espoir.

Les initiateurs d’Alternatiba, qui avaient déjà regroupé 13 000 personnes à Bayonne en 2013, sont en passe de gagner leur pari, celui de mobiliser massivement autour du thème "Changer le système, pas le climat". À la veille du Sommet Climat COP21, qui aura lieu au Bourget fin novembre, ils appellent à une « mobilisation populaire en France et en Europe sur les questions d’urgence climatique et de justice sociale. (…) Il s’agira autant d’interpeller les dirigeants sur les conséquences dramatiques de l’absence d’accord international ambitieux, efficace, contraignant et juste sur le climat, que d’appeler les populations à mettre en route sans plus attendre la transition sociale, énergétique et écologique nécessaire pour éviter le dérèglement profond et irréversible des mécanismes du climat. »

Ne nous voilons pas la face. Au-delà des gesticulations médiatiques, les signes donnés par les chefs d’État qui se retrouveront au sommet ne sont pas encourageants. Il suffit de relire le texte de l’accord Paquet-Énergie-Climat, signé il y a près d’un an par l’Union Européenne, pour comprendre que les États membres ont laissé de côté les recommandations du GIEC et abandonné tout objectif de limiter à 2e le réchauffement climatique. Cela ne sera guère mieux au plan international.

Et pourtant il y a urgence. Plus que jamais.

Si nous croyons pas une seconde à un miracle qui sortirait de la COP21, celle-ci demeure un moment privilégié pour donner de la visibilité aux luttes qui concrétisent, autour de l’urgence climatique, l’alliance indéfectible et incontournable entre combat écologique et projet de transformation sociale. Seul un mouvement populaire pourra changer la donne. Nous n’en sommes qu’aux prémices.

François Longérinas est militant écologiste et autogestionnaire, membre du Parti de Gauche (Front de gauche)