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Idées / Monde

Les migrations, moteur de l’histoire…

Chaque jour amène son cortège de migrants et de questions.

230 millions de femmes, enfants, hommes, personnes âgées, ont traversé la Méditerranée, des fleuves, des déserts, des frontières terrestres pour fuir des guerres, des régimes dictatoriaux violents et corrompus, pour simplement ne plus mourir de faim ou pour répondre à leurs aspirations de vie.

La majorité se réfugie en Afrique, en Asie, non en Europe qui, dans le passé, a nourri de grandes migrations.

Un récent phénomène prend de l’ampleur : les migrations climatiques (22 millions) pour échapper aux conséquences du réchauffement - au Pakistan plus de 1 000 morts de sécheresse actuellement. Si cet aspect a toujours existé, il s’étend du fait de l’intervention humaine (Gaz à effet de serre) avec à la clef la survie de l’espèce humaine.

Le Liban, 4,5 millions d’habitants, accueille 1,3 million de réfugiés surtout syriens. L’Union européenne dresse un filet de sécurité pour en dissuader et filtrer quelques 100 000 sur 6 mois dont moins de 10 000 seraient accueillis en France au titre du droit d’asile : l’égoïsme est dans la disproportion….

Le droit à la mobilité et son exercice ont été de tous temps le moteur du développement humain. Interrompre la chaîne alors que capitaux, marchandises et informations traversent allègrement et sans trop de difficultés barrières et distances, c’est choisir un monde en régression : dans quel monde voulons-nous vivre ?

Le modèle capitaliste qui régit nos vies n’a que des réponses utilitaires et intéressées : combien cela rapporte, quelle concurrence cela exacerbe, quel pillage des ressources et des productions peut être organisé sans trop de dégâts induits dans les pays prédateurs ?

Les migrations renvoie donc bien à l’exercice et au respect de droits humains fondamentaux, à la préservation et au développement des pays d’origine, à la reconnaissance et à la régularisation de celles et ceux qui ont été poussés sur le chemin, à l’égalité de tous les travailleurs quelles que soit leurs origines et à l’adoption de règles mondiales opposables à tous les pays.

La mondialisation ne peut réussir qu’à ces conditions : prédominance de l’humain, partage de nos espaces terrestres, maritimes et des richesses créées.

Victimes de ces logiques implacables, les migrants doivent subir aussi les effets de leur instrumentalisation par des forces politiques (FN, extrêmes-droites européennes) passéistes, nationalistes, hérauts de l’inégalité et finalement complices des puissants en les désignant comme boucs émissaires dans la recherche bien compréhensible des causes du mal vivre.

Les victimes coupables ? Les pratiquants du droit humain à la mobilité martyrisés ?

Nous voulons, nous devons vivre dans un autre monde…