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Tribunes libres / Monde

Refuser la REDD+ et les industries extractives, s'opposer au capitalisme, pour protéger la vie et les territoires.

En ce mois de décembre ont lieu au Pérou, à Lima, les discussions (CdP ou COP 20) de l’ONU sur le changement climatique. À cette occasion, des dizaines d'associations et organisations altermondialistes et écologistes appellent au refus du système REDD+1, proposé dans le cadre de "l’économie verte".

Les mécanismes des politiques incriminées découlent des quelques accords des Nations unies des dernières décennies sur le climat, qui n’ont pas réussi à réduire les émissions des gaz à l'origine du réchauffement planétaire. Au contraire, ils ont permis de poursuivre et d’intensifier des activités aussi destructrices que les industries minière, pétrolière, gazière et charbonnière, la monoculture d’arbres et l’agro-industrie.

Les défenseurs de "l’économie "verte prétendent mettre en place une "croissance durable", ils appellent "services environnementaux" les piliers du nouveau capitalisme mondial, tenant de la financiarisation, de la marchandisation, de l’asservissement de la nature qu'ils soumettent à la logique du capital. Le marché du carbone, la compensation de la biodiversité et les marchés de l’eau font partie de ce "capitalisme vert".

Autre outil de ce capitalisme vert : le programme pour la REDD, élargi pour intégrer l’accroissement des "stocks" de carbone (REDD+), et maintenant aussi l’agriculture dite "intelligente vis-à-vis du climat". Les défenseurs de REDD+ espèrent que la COP20 jette les bases de l'éco-ingénierie, pour l’inclure formellement dans le prochain accord international sur le climat, lors de la COP21 qui se tiendra à Paris en 2015.

En appliquant une logique injuste et colonialiste, l’économie "verte" soumet la nature et les peuples autonomes en leur imposant des restrictions sur l’utilisation et le contrôle de leurs territoires, afin de remplir les poches d'une minorité.

Les négociations sur le climat sont de plus en plus contrôlées par les entreprises multinationales, qui n’essaient ni de sauver le climat, ni de protéger les forêts et les sols, ni d’éradiquer la pauvreté ou de respecter les droits des peuples. Au contraire, les transnationales prédatrices sont protégées et lemodèle destructeur et patriarcal renforcé. Pire encore, l’information est manipulée pour accuser les petits agriculteurs et les peuples tributaires des forêts d’être les principaux coupables du déboisement et du changement climatique parce qu’ils cultivent des parcelles pour leur subsistance, alors que les habitants traditionnels des territoires sont ceux qui conservent les forêts, les sources d’eau et les écosystèmes.

Nous devons nous opposer aux fausses solutions du changement climatique, tels le système REDD+ et l’agriculture dite "intelligente vis-à-vis du climat", qui détruisent de fait l’équilibre de la biosphère.

Pour cela, il faut sortir des seules enceintes de l'ONU. Les peuples qui s’opposent à l’extraction pétrolière et minière, aux projets agro- industriels et à la monoculture sont sur le bon chemin face aux changements du climat. Au lieu de criminaliser ces peuples, il faut les respecter et partager leurs efforts pour contribuer au changement global.

1. Réduction des émissions dues au Déboisement et à la Dégradation des forêts. Voir le site no-redd.com