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Prune. Voilà donc l’ancien trader Jérôme Kerviel (JK) au tribunal des Prud’hommes, ce 4 juillet, face à la Société Générale, banque qu’il a servi de manière zélée, en valet débrouillard au service de la finance spéculative. Innocent ? Une chose est certain : JK est coupable pour les puissants et les journalistes avisés. Son innocence impliquerait la culpabilité de ceux qui l’ont condamné à de la prison et à payer 4,9 milliards €. Car après l’avoir trouvé génial, la Société Générale qualifie aujourd’hui JK d’escroc instable. Qui croira qu’un jeune trader a pu faire perdre une telle somme à l’une des banques les plus puissantes du monde, si vertueuse, si vigilante ? Chaque année, elle fixait à JK des objectifs de gain de plus en plus élevés. En 2005 : 5 millions ; en 2007 : 10 millions. Officiellement pour « investir dans l’économie ». Et patati et patata. JK s’exécutant, ses gains se sont envolés. Fin 2007, il fait gagner 1,5 milliards à une banque parfaitement informée qu’il « se passe quelque chose », vu ce qu’elle encaisse, qui sait avec quel dépassement des règles prudentielles. Les agissements de JK sont connus, couverts. Le trader joue au-delà des 125 millions autorisés par jour, investit jusqu’à 50 milliards. Coupable ? JK est surtout un pion au service des voyous de la finance socialement inutile. Et dans une banque socialisée, il n’existerait pas.

Burlat d'Ariège. S’il venait à Jérôme Kerviel l’envie de passer de l’autre côté du miroir, nous lui suggérons de venir se mettre au vert et rouge au festival Résistances, du 5 au 13 juillet, à Foix (Ariège). Au menu : des films, des débats, des invités, grâce à un collectif d’animation aux valeurs – création, engagement, réflexion et enthousiasme – aux antipodes de celles de la Société Générale. Au programme de l’édition 2013 : Roms, les parias ; L’exercice du pouvoir ; Le cri des arbres ; 7 milliards et alors..., une spéciale ados/jeune public, un focus sur le Chili. À JK, nous conseillons le court-métrage American capitalism de Thibault Le Texier (10 juillet) dans lequel un professeur d’histoire révèle la sainte trinité du capitalisme, et le film Entre nos mains de Marianna Otero ( 11 juillet) dans lequel des femmes décident de reprendre leur entreprise en SCOP pour sauver l’emploi. festival-resistances.fr/IMG/pdf/programme-2.pdf

L'amour est cerise. Si JK souhaite se ressourcer, il pourra ensuite filer en Ardèche, à Antraïgues-sur-Volane. Goûter, le week-end du 20-21 juillet, au festival Jean Ferrat : concert le samedi avec Juliette, Art Mengo, Yves Jamait, Yvan Cujious, Lionel Suarez et Gérard Morel ; animations musicales le dimanche (place du village) avec "50 en ville" et "Calade en sol".

sd-1.archive-host.com/membres/up/22496804957757387/programme_festival_2013.pdf

JK pourra savourer, dans la maison Jean Ferrat, ce couplet de la chanson Les Petites filles modèles de notre ami et poète :

« Leur prince de référence

Leur nouveau preux chevalier

C´est le golden boy en transe

Qui joue les petits Poucets

Et se taille avec vaillance

Un empire à bon marché

Sur les ogres des finances

Qu´il finit par dévorer. »

Oh, la belle rouge !. Si enfin JK veut se vacciner contre le capital, il pourra s’éclipser en Auvergne, au festival La Belle Rouge (26 - 28 juillet), où la Compagnie Jolie Môme invite le public à partager ses coups de cœur artistiques et politiques, dans le village de Saint-Amant-Roche-Savine (63).www.cie-joliemome.org/spip.php?article784