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Cerise verte. Le quota de CO2, cette autorisation d’en émettre une tonne, ne vaut plus rien. En avril, son prix a atteint l’un de ses plus bas niveaux historiques : 2,80 €, loin des 30 € des débuts. Il faut dire que la Commission européenne avait fait le choix, en 2005, du marché contre la taxe, et du Système communautaire d’échange des quotas d’émission (SCEQE), pour les 12 000 installations industrielles émettrices de CO2. Chaque année, les États attribuent à ces installations des quotas que les industriels doivent restituer en fonction de leurs émissions réelles. Si les industriels émettent davantage de CO2 que de quotas attribués, ils peuvent en racheter sur le marché auprès des industriels excédentaires. L’Union européenne espérait ainsi inciter les entreprises les plus polluantes à réduire leurs émissions et à investir vers des sources d’énergie moins polluantes. C’est raté. Le marché est donc incapable de faire émerger une industrie européenne verte.

Cerise noire. Plus le prix du quota est bas, plus les énergéticiens sont incités à faire tourner leurs centrales à charbon, plus polluantes. L’effondrement du cours a signé le retour du charbon. Quand le prix remonte, le gaz prend le relais. Le pilotage par le marché est donc contradictoire avec la diminution des émissions de CO2.

Cerise rouge. Selon les rapports des entreprises, cités par L’Usine nouvelle (janv. 2013) Lafarge a empoché, grâce au système des quotas, 476 millions entre 2008 et 2011, le cimentier Holcim 228 millions, etc. « Il y a 1,6 milliard de quotas en surplus sur le marché, soit près d’une année d’allocations de quotas des installations soumises », a indiqué Émilie Alberola, chef de projet sur le "marché carbone" dans la filiale transition énergétique et écologique de la Caisse des dépôts. C’est qu’entre baisse de la production et allocation généreuse, il y a eu surabondance. Ceux qui pensaient que le marché était l’équilibre entre l’offre et la demande signent donc leur échec. Le capitalisme vert, c’est la suraccumulation du capital et du quota.

Cerise sur le gâteau. Le marché du CO2 a tellement bien été encadré par les libéraux que 3,5 millions de tonnes de CO2, avec un "rendement" de plus de 50 millions €, ont été volés. Des petits malins ont en effet immédiatement revendu des quotas sur le marché, puis ont disparu, fraude à la TVA et piratage informatique des registres à la clé. La filouterie a miné la confiance des opérateurs craignant d’acheter des titres volés. « Nous sommes dans une situation très grave sur le marché des quotas », a convenu Christian de Perthuis, professeur d’économie à l’université de Paris-Dauphine, spécialiste du climat, lors d’une table ronde au Sénat. Le marché n’est donc pas contradictoire avec les arnaques, le blanchiment d’argent et les fraudes.

Cerise confite. Christine Boutin a largement dépassé son quota de bêtise. Interrogée sur RMC sur la Palme d’or du Festival de Cannes attribuée au film d'Abdellatif Kechiche, La vie d’Adèle (une histoire d’amour entre deux femmes), elle a déclaré : « On est envahi, on ne peut plus maintenant avoir une histoire sans histoire gay. Aujourd’hui, la mode, c’est les gays (…) On est envahi de gays ! » Voilà donc Christine Boutin qui demande aux hétérosexuels, grands fournisseurs d’homosexuel-le-s, qu’ils arrêtent de faire des gosses. À moins qu’elle ne veuille des quotas.

Cerise mystère

A. Petula Clark dans La Vallée du bonheur de Coppola.

B. Carole DiSalvo, hôtesse en retraite à 75 ans après 54 ans chez American Airlines.

C. Vigdís Finnbogadóttir, présidente de la République d’Islande.

La réponse se trouve dans Cerises n°180 disponible en page une de ce site