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Cerise noire. Le bâtiment abritant des ateliers textiles à Dacca, au Bangladesh, (cf. Cerises n°178) a finalement fait 1 127 morts. Un drame pour les adeptes de la compassion. Mais surtout un homicide dans des ateliers d’exploitation des ouvriers. Ce scandale a mis en lumière le travail humain et les conditions de sécurité des prolétaires du textile dans ce pays, 2e exportateur de vêtements au monde et 3e fournisseur français. Voilà à quoi mène la course à l’hyper compétitivité organisée par le capitaliste italien Benetton, l'espagnol Zara, le britannique Marks and Spencer, le suédois H&M, etc. Il ne s’agit pas d’un accident. Mais d’une logique.

Cerise rouge. Les ouvriers bangladais du textile se sont révoltés et ont débrayé dans 80 % des usines, exigeant notamment sécurité et hausses de salaires, autant de brèches dans le dogme de la compétitivité. Le vice-président de l'Association des fabricants et exportateurs de textile a alors entonné le chantage des « centaines d'usines du secteur qui allaient devoir fermer pour une durée indéterminée en raison de l'agitation d'ouvriers ». La police a tiré sur les grévistes, qui ont arraché un accord (proposé depuis 2012 par les syndicats IndustriALL et UNI), sur la sécurité incendie et bâtiments. Le protocole institue un inspecteur, chargé de « concevoir et mettre en œuvre un programme d'inspection de la sécurité incendie crédible et efficace », indépendant des entreprises... et des syndicats. Il faut dire que les ouvriers exigent aussi de créer des syndicats sans l’autorisation préalable du patron.

Cerise confite. Le lundi de Pentecôte, journée de "solidarité" supposée financer la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) et jour volé aux salarié-e-s par Raffarin, aurait été travaillé par "seulement" 20 % en mai 2013, selon les propagandistes libéraux. Avec une dose de culpabilité, ces cumulards des médias au service des idées du Medef en ont remis une louche. Ils se sont bien gardés de dire que les salarié-e-s du public et du privé qui n’ont pas travaillé ce jour-là se sont en réalité vu piquer une journée de congé ou de RTT par leur employeur. Il y avait le STO (Service du Travail Obligatoire). Il y a aujourd’hui le STGO (G pour gratuit).

Bigarreau. J’entends d’ici les commentaires. « Il faut bien financer la dépendance. » On est d’accord. De la même façon qu’on a créé la Sécurité sociale en 1945 dans une France ruinée et solidaire, on devrait arriver à financer la 5e branche dans un pays en récession. Et si le Front de gauche déclarait : "2014, année sans dividendes pour les actionnaires du CAC 40". Ou plutôt : un mois de dividendes pour le handicap, deux pour la dépendance, et trois fois trois mois pour les retraites, la prévention-santé, l’investissement écologique et industriel. Qui calcule l’idée ?

Tomate cerise C’était couru. Il y a quelques mois, devant 15 000 maires et adjoints, François Hollande avait affirmé, avant de rétropédaler, qu’il allait laisser « le droit à la liberté de conscience » aux élus qui refuseraient de marier des homosexuels. À ce compte-là, pourquoi ne refuserait-on pas de marier une femme noire et un homme blanc au nom de la liberté de conscience ? Aussitôt la loi Taubira votée, les réactionnaires se sont donc engouffrés dans la brèche, à l’instar du maire UMP de Vienne, Jacques Remiller. Si ces élus avaient un vrai problème de conscience, ils démissionneraient.

Cerise mystère

A. Siège du Quotidien du peuple, organe central du Parti communiste chinois.

B. Ministère du Redressement productif.

C. Bourse de Francfort.

La réponse est dans le numéro 179 de Cerises à télécharger en Une du site.