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Cerise noire. Il y a quelques années, à Vénissieux, au nom de la sauvegarde du site et de l’emploi, la direction de l’entreprise Bosch imposait aux salariés le gel des salaires pour trois ans, la suppression de 6 jours de RTT sur 20 et du pont de l’Ascension. Imposait ? C’est beaucoup dire. Une consultation avait été organisée : 98 % des salariés votèrent pour l’accord proposé, signé par la CFDT et la CGC, refusé par la CGT et FO. En 2009, Bosch annonça la fermeture du site. Il y a des usines à mirages.

Cerise verte. Il y aussi des usines à replâtrage. Pensant sauver une partie de l’activité, les salariés de Bosch Vénissieux, avec leurs syndicats mobilisés, renonçant à leur pouvoir de fabriquer des porte-injecteurs pour moteurs diesel, ont convaincu la direction que 200 d’entre eux pouvaient assembler des panneaux solaires. Des investissements ont été réalisés et la nouvelle unité de production a été inaugurée (mars 2012.) Un an après, la direction de Bosch vient d’annoncer qu’elle allait abandonner son activité photovoltaïque et qu’elle cherchait… un repreneur. Et si les salariés reprenaient ?

Pruneau pourri. J’ai un ami socialiste, un gars honnête et dont je tairai le nom, qui m’a raconté, il y quelques années, le parachutage de Jérôme Cahuzac, affairiste notoire, dans l’Agenais, de cette façon de considérer la politique comme un tremplin pour des intérêts personnels, de faire du PS une écurie. Aujourd’hui, au cœur du pouvoir gouvernemental, il m’a confié en privé voici deux mois : « Pour Cahuzac, c’est vrai. Il va essayer de passer entre les gouttes d’ici fin mars. » Il n’avait ni preuves écrites, ni doutes. Il était atterré sans être étonné. Aussi, quand on nous serine que ni François Hollande, ni Jean-Marc Ayrault n’étaient au courant de la fraude fiscale de leur Père l’Austérité, j’ai la réponse.

Cerise confite. À propos d’écuries, j’aime bien celles de Chantilly, dont le député-maire est Eric Woerth, ex-ministre du Budget de Sarkozy, soupçonné par la Justice d’avoir bradé les terrains forestiers et l’hippodrome, cédés par l’État à la Société des courses de Compiègne (mars 2010). Dans un rapport de 152 pages remis à la Cour de justice de la République, trois experts agréés avaient conclu que la vente avait été liquidée à moins du tiers de sa valeur. Heureusement, Jérôme Cahuzac - connaisseur et homme de confiance - était là, commandant un nouveau rapport réexaminant les conditions de vente et… blanchissant Eric Woerth. Ce dernier ne déclarait-il pas (11 janvier 2013) à propos de l’'UMP et de l'affaire de la fraude fiscale de son blanchisseur : « J'ai plutôt calmé mes collègues, car cela me rappelait trop de mauvais souvenirs (…) Je ne vais pas crier avec les loups. » Les loups ? Ils se mangent rarement entre eux.

Cerise rose. « Pour ce qui est du gouvernement, du Premier ministre et du Président de la République, chacun a affiché sa solidarité à l'égard de Jérôme Cahuzac, qui traverse un épisode particulièrement désagréable », a affirmé Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement à la sortie du Conseil. Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone a, lui, envoyé « un petit SMS d'amitié ». Le PS, enfin, est monté au créneau par le biais d'un communiqué d'Harlem Désir : « Le combat politique n'autorise pas tout. Le Parti socialiste condamne fortement les attaques et les calomnies sans fondement à l'encontre de Cahuzac. » C’était avant le 1er avril.

Cerise mystère.

La réponse est dans le numéro de Cerises à télécharger en Une du site.