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Monde / Hommage

Une page de l’Histoire du Venezuela se tourne…

Hugo Chávez est décédé le 5 mars des suites d’un cancer qui l’a affaibli progressivement depuis juin 2011. Cet homme, élu en 1998, était le premier président élu du tournant à gauche que connaît l’Amérique latine. Après une quinzaine d’années de néo-libéralisme, de plans d’ajustement et d’appauvrissement continu des classes populaires, Hugo Chávez a su rompre avec ces politiques et mettre en œuvre des programmes sociaux, les "missions", qui améliorent le quotidien des Vénézuéliens en matière d’éducation, de santé ou d’alimentation.

Cette rupture avec le consensus de Washington a conduit le gouvernement d’Hugo Chávez à subir différentes tentatives de déstabilisation entre 2002 et 2005. Les classes possédantes, soutenues par les États-Unis, ont organisé un coup d’État militaire en avril 2002, une paralysie de l’économie entre décembre 2002 et février 2003, un référendum révocatoire en août 2004 ou encore le boycott d’élections législatives pourtant transparentes en novembre 2005. Grâce à la mobilisation des classes populaires, ces tentatives de déstabilisation ont été déjouées.

Le bilan de ces quatorze années de gouvernement demeure contrasté. D’une part, la pauvreté et l’extrême pauvreté ont été divisées par deux, le Venezuela est devenu le pays le moins inégalitaire de la région latino-américaine, une diplomatie alternative autonome des États-Unis a été mise en œuvre avec la création d’organisations telles que l’anti-impérialiste ALBA avec notamment Cuba, la Bolivie et l’Équateur, l’UNASUR avec l’ensemble des pays sud-américains ou encore la CELAC avec tous les pays de l’hémisphère américain à l’exception des États-Unis et du Canada. D’autre part des défis demeurent : la dépendance au pétrole maintient un mode de production fragile, l’absence d’autonomie du mouvement social limite la prise de conscience à la base et le soutien, dans le monde arabe, à certains dictateurs plutôt qu’aux soulèvement populaires est préoccupant.