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Idées / Le panier de la semaine

Le panier du 22 février

Cerise noire. . Lénine avait un dada, peu connu : le dépérissement de l’État. Avec l’affaire du cheval transformé en bœuf pour faire du beurre, il aurait été servi. L’entreprise Spanghero qui a commercialisé de la viande chevaline à la place de la viande 100 % pur bœuf était, selon Le Canard Enchaîné rapportant des propos ministériels, « censée faire partie des usines surveillées de façon attentive » par les services vétérinaires et de la répression des fraudes. La confidence en dit long sur la fiabilité et la fréquence des contrôles effectués par l’État dans l’agroalimentaire. Un jour, Robert Bidochon, tout sauf un âne, m’a dit : « L’État, c’est nous. » Si nous enfourchions le cheval de la maîtrise collective des circuits de production et de consommation ?

Cerise rouge. Dans l’un des principaux pays d’élevage au monde, il aura fallu plus de 48 h aux services de l’État pour connaître la provenance de la viande des surgelés Findus. Barbaque commandée par la société sous-traitante Comigel à Spanghero, négociée par celle-ci via un trader à Chypre, passant lui-même un ordre au Pays-Bas via un autre trader achetant la bidoche en Roumanie. Dans ces conditions, effectuer les contrôles de garantie d’origine est une performance. « Il faut améliorer la traçabilité  », ont jaboté des manchots. « Nous devons faire plus de contrôles », ont claironné des ministres. Question : avec des circuits courts, combien de temps aurait mis l’État pour le même résultat ? Et de quel côté est l’efficacité ?

Trois-fruits. Qu’est ce que le Tiers-État ? Dans l’agroalimentaire, des milliers de salariés : cadres, techniciens, qualiticiens, goûteurs…, dans la laiterie, la boucherie, la chocolaterie, la biscuiterie, la poissonnerie… Ils paient les pots cassés des spéculateurs et dirigeants qui tirent sur la corde de la diminution des coûts pour être "compétitifs" et finissent par tromper leur monde. Ils s’échinent à améliorer les procédés, garantir la qualité des produits, économiser l’énergie. Les gains en efficacité qu’ils réalisent, ils n’en profitent pas. Il y a ceux qui créent de la valeur ajoutée et ceux qui la possèdent.

Olive noire. Réactions suite à la publicité (Cerises n°170) concernant l’entreprise Vio. Me de Thessalonique, lâchée par les patrons, spécialisée dans les matériaux de construction et d’isolation. Rappelons que les salariés grecs ont décidé de s’auto-organiser pour faire fonctionner leur usine. Bernard-Henri Lévy nous prie notamment d’insérer que la Grèce est le berceau de la démocratie

Olive dénoyautée La France comptait 767 inspecteurs du travail en 2009, chiffre aussi bas, en proportion, qu’il y a cent ans (110 inspecteurs pour 3 millions de salariés en 1910 - 18,3 millions aujourd’hui.) Ce qu’on appelle la puissance publique.

Griotte Le PS tâte le terrain pour fiscaliser les allocations familiales ou les mettre sous conditions de ressources. À deux questions de l’Union des associations familiales (UNAF) aux candidats à la présidentielle de 2012, François Hollande, répondait : « Oui, je considère que les allocations familiales n’ont pas à être imposées. » Puis : « Je reste très attaché à l’universalité des allocations familiales qui sont aussi un moyen d’élargir la reconnaissance nationale à toute la diversité des formes familiales. Elles ne seront donc pas soumises à conditions de ressources. » In memoriam.

Cerise mystère

La solution est dans le numéro complet (171) de Cerises à télécharger sur ce site