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Cerise sur le cadeau. On m’a offert une carte d’adhérent de la Société des Amis du Louvre, qui a pour vocation d'enrichir les collections à travers un certain mécénat collectif. Elle est aussi un sésame pour les expositions. Le Louvre, le soir tard en hiver, a la poésie du musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg sous la neige. L’un des gardiens du musée est un copain et en a toutes les clés. Ami, me dit-il, connais-tu la face cachée du Louvre ? La Société t’a-elle parlé des trois directeurs du Louvre-Lens avant son ouverture ? Du licenciement violent d'un salarié ? De tous ceux qui se sont fait dégager ? De la tentative de suicide d'un conservateur à l'été 2009 dans l'aile Richelieu ? Du suicide de Mohammad Bahramian, mouleur-statuaire de l’atelier de moulages et des musées de France, en 2006, au siège de la Réunion des Musées Nationaux (RMN) ? Un gars qui se battait depuis 10 ans pour faire reconnaître ses inventions primées et que la RMN respecte son travail et sa dignité… Le Louvre est devenu une entreprise comme les autres, avec ses méthodes d’exploitation, ses critères, sa rentabilité. Même au Louvre, le travail humain est maltraité.

Cerise au kirch. Dans le feuilleton politico-médiatique avec en vedette le viticulteur et émigré franco-belgo-russe-mordve, Gérard Depardieu, une musique revient en bruit de fond : l’acteur et homme d’affaires a créé des emplois grâce à sa richesse. En résonance avec cette idée d’une ex-salariée de PSA : « Peugeot nous a fait vivre pendant des années. » Qui va oser dire que la richesse des Depardieu, des Peugeot et consorts provient du travail des salariés ?

Cerise rouge. « Les troubles qui se sont produits dans les pays européens résultent uniquement de problèmes accumulés par une société en bout de course vivant d'acquis sociaux », a déclaré Gin Liqun, président du fonds souverain chinois, « Je pense que les lois sociales sont obsolètes. Elles conduisent à la paresse, à l'indolence plutôt qu'à travailler dur. » Ces propos auraient pu passer inaperçus, s’ils n’avaient été érigés en vertu dans Ouest France par François-Régis Hutin, dans son édito "Et si le monde allait mieux ?" Le patron, discret mais puissant, du quotidien invite dans ses vœux à « tenir compte des avis, parfois sévères, que porte sur nous l'étranger », et « à nous améliorer, voire à nous reprendre. » Puis le dernier empereur d’Ouest France assène son dogme : « Chacun doit prendre sa part de l'effort et, du reste, tout le monde sera tôt ou tard plus ou moins atteint par les contraintes issues des réformes absolument indispensables ». Le monde ira mieux sans la souveraineté des fonds de toutes nationalités et sans les maîtres qui les encensent.

Cerise confite. Face à la guerre obscurantiste menée par la hiérarchie catholique contre le mariage pour tous, et l’organisation de débats par l’enseignement catholique dans les écoles privées, la "neutralité de l’enseignement" opposée par les Pouvoirs publics est une réponse peureuse. La laïcité n’est pas la neutralité. Elle est l’absence de toute philosophie officielle, l’apprentissage du dialogue et de la confrontation, la multiplicité des possibles. La meilleure façon de lutter contre l’obscurantisme n’est pas la trouille. Elle est de dire oui, dans le privé comme dans le public, à des débats contradictoires, citoyens et sans avis d’autorités sur cette question de société.

Cerises mystère.

La solution est dans le numéro complet (165) de Cerises à télécharger sur ce site