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Du commun dans les luttes

Dans la nuit de lundi 26 à mardi 27, les CRS ont débarqué au squat de Pacé près de Rennes, où les militants du Dal avaient mis à l'abri plus de 200 migrants, familles et enfants. Depuis 6 mois, la vie s'était organisée dans l'ancienne maison de retraite, des enfants étaient scolarisés dans les écoles de Pacé et de Rennes, des liens se sont tissés avec des habitants de Pacé.

Manifestation à Rennes 10/11/2012
Manifestation à Rennes 10/11/2012
Une impressionnante armada a encerclé le lieu pour empêcher les militants, prévenus par les divers réseaux, et arrivés sur le lieu vers 4h du matin, d'approcher les migrants pour leur donner un coup de main, déménager leurs maigres affaires, les rassurer et les accompagner ensuite à la préfecture. Seuls celles et ceux qui avaient dormi sur place ont pu être à leur coté.

Convoqués à la préfecture, les migrants ont été répartis dans différents lieux d'hébergement au quatre coins du département, la consigne, alors qu'ils partaient en taxi réquisitionné par le préfet, étant de ne pas en informer les militants présents.

La volonté de casser la solidarité et la dynamique collective qui s'est créée avec le squat de Pacé est évidente et écœurante. Cela ne vous rappelle rien du coté de Nantes ?

C'est pourtant cette solidarité, et notamment le rassemblement de plus de 300 personnes le 7 novembre dernier au squat, ainsi que la manifestation organisée le 10 novembre à Rennes par le conseil des migrants, qui ont obligé le gouvernement, par la voie du préfet, à trouver pour chaque famille un logement provisoire. Car si tel avait été l'objectif depuis le début, la préfecture aurait dû, depuis longtemps, prendre contact avec les familles du squat pour leur proposer une solution de logement.

Lutter pour le droit au logement pour toutes et tous, promouvoir une gestion publique de l'eau, refuser l'aéroport de NDDL, empêcher le plan de licenciement à PSA la Janais, voilà de quoi occuper nos agendas en ce moment à Rennes.

Manifestation à Rennes 10/11/2012
Manifestation à Rennes 10/11/2012
Nous soutenons les réquisitions du DAL parce que c'est un moyen de se donner le pouvoir de répondre, au moins provisoirement, aux besoins de logement. À PSA nous posons la question de qui décide de la production et des investissements : les actionnaires, la famille Peugeot ou les salariés qui créent la richesse dans l'entreprise ? Avec les camarades du collectif eau nous portons l'exigence que dans la future régie ou la société publique locale du bassin rennais, les représentants des salariés et des usagers aient une voix délibérative dans le conseil d'administration à égalité au moins avec les élus. Nous avons déjà gagné la sortie de la délégation de service public et la fin du contrat de Véolia. À NDdL, nous soutenons les militants et les habitants de la ZAD qui n'acceptent pas que des élus, aussi majoritaires soient-ils, nous imposent un projet inutile économiquement, socialement et écologiquement.

Partout, constituons-nous en lieu de pouvoir.