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Cerise rouge et verte. Ça y est. Les oui-ouistes sont de retour. Il suffit que des citoyens, des syndicalistes, des responsables de partis ou d’associations se prononcent contre le traité budgétaire européen pour être taxés d’anti-européens. Ainsi, la députée PS, Elisabeth Guigou, qui déclare à propos du "non" au TSCG d’Europe Ecologie les Verts : « EELV, qui a toujours été un parti très européen, se met à l’écart tout d’un coup. Il y a quelque chose que je ne comprends pas. ». Pour les partisans de la nouvelle messe, être contre le traité, c’est être contre l’Europe. Être contre la Constitution de la Ve République, c’est donc être contre la France ? Marre de ces raisonnements totalitaires.

Cerise noire. Total a failli être blanchi de sa marée noire. Raté. La confirmation, ce 25 septembre 2012, de la condamnation pénale (2010) du pétrolier par la Cour de cassation pour le naufrage de l’Erika (1999) est une victoire citoyenne pour les collectivités locales, les citoyens, les associations de l’environnement. Cette décision va faire jurisprudence. Peuvent désormais être poursuivis ceux qui rejettent des hydrocarbures au-delà des eaux territoriales. Comme quoi un ensemble uni de citoyens, d’élu-e-s et d’associations peut prendre le dessus, quand il sait ce qu’il veut, sur un grand groupe. Or des entreprises préfèrent payer des amendes qu’ils ont provisionnées plutôt que de prévenir les accidents industriels. Ou payer les taxes environnementales plutôt que d’investir dans des installations respectueuses de l’environnement. Il est temps, là aussi, que le peuple puisse exercer son contrôle en amont en participant aux décisions. Cela s’appelle la socialisation.

Cerise croquante. Dans son Histoire de la 2e guerre mondiale ("1941, Le monde prend feu"), Max Gallo oppose deux façons d’agir : celle de Charles de Gaulle et celle de Jean Monnet. L’un propose de résister ; le second préfère l'esquive à la confrontation. Entre les deux hommes, le désaccord est manifeste. Monnet est hostile à l'idée de créer hors de France une structure opposée au gouvernement Pétain, considéré comme un interlocuteur légitime. Résister n’est donc pas contenir l’occupant, mais l’affaiblir, le détruire et le virer. C‘est créer quelque chose ailleurs à partir de (presque) rien pour porter un autre avenir. Résistance !

Cerise acide. Les marchés financiers adossés aux banques d’affaires ont endetté les pays européens avec des emprunts faramineux, et se sont gavés une première fois. Au nom du "moins d’État", ils ont encouragé les privatisations et se sont goinfrés une seconde. Ils veulent maintenant se protéger de la faillite des pays de l’Union grâce au traité budgétaire. Ils dirigent l’Italie, la Grèce et la BCE. Dirigeront-ils l’Europe ? Ou socialiserons-nous les grandes banques européennes ?

Cerise bleu et rose. En France, une nouvelle majorité parlementaire se dessine, entre les libéraux d’hier et les austéritaires d’aujourd’hui. Le traité écrit par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sera donc, à la virgule près, voté par le PS et l’UMP. Question : l’UMP est-elle toujours à droite ? Question complémentaire : le PS, en dehors de quelques récalcitrants et de nombreux militants, est-il toujours à gauche ?

Cerises mystère. Qui est-ce ?

La solution est dans le numéro complet (153) de Cerises à télécharger sur ce site