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Cerise rouge. Selon un rapport de Proxinvest, société de conseil aux actionnaires, les rémunérations des patrons du CAC 40 ont grimpé de façon « spectaculaire » en 2011, avec un « rebond » de 34 % par rapport à 2010. Grâce à un pactole de 10,7 millions €, Jean-Paul Agon, patron de L'Oréal, figure en tête du classement, juste devant Bernard Arnault (LVMH) et Carlos Ghosn (Renault). Outre ces trois messieurs, on trouve dans la liste Bernard Charlès (Dassault Systèmes), Franck Riboud (Danone), Maurice Lévy (Publicis), Christophe Viehbacher (Sanofi-Aventis), Arnaud Lagardère, Henri de Castries (Axa) et Lars Olofsson (Carrefour), tous entre 9,5 et 4,8 millions €. Ces dirigeants ont dépassé le plafond de 240 SMIC jugé « socialement acceptable » par Proxinvest. Quel paradis fiscal choisiront-ils ? La Belgique, la Suisse, le Luxembourg ou les Îles anglo-normandes ?

Cerise acide. « La règle (...) est considérée comme respectée si le solde structurel annuel des administrations publiques correspond à l'objectif à moyen terme spécifique à chaque pays, défini dans le pacte de stabilité et de croissance révisé, avec une limite inférieure de déficit structurel de 0,5 % du PIB. » Tel est l’article 3 du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) appelé aussi "pacte budgétaire." Alors que le Traité de Maastricht demandait un déficit budgétaire de 3 %, le TSCG exige 0,5 %. Le cœur du traité, c’est donc l’austérité. Pas la lutte contre l’évasion fiscale dans l’Union européenne. Nous voilà prévenus.

Cerise croquante. Pour la première fois de son histoire, la Conférence européenne des syndicats s'oppose à un traité européen. Eux sont déjà prévenus : le traité et la lutte contre le dumping social, ça fait deux.

Cerise noire. Mardi, le gouvernement socialiste a entériné le rapport Sartorius et le principe du plan social annoncé par PSA, qualifié il y a encore quelques semaines d'inacceptable par le président de la République. Aujourd’hui, François Hollande se range à la fermeture de PSA Aulnay, comme hier Lionel Jospin à celle de Renault Vilvorde. Les dirigeants de PSA ont préféré dilapider les bénéfices (6 milliards € de dividendes versés au actionnaires), au lieu d’investir dans de nouveaux modèles, populaires, innovants et plus écologiques. Il est temps d’opérer une mutation de l’entreprise au bénéfice du travail et non du capital. Il est temps de socialiser PSA et Renault.

Cerise verte. Zut ! ni le TSCG, ni le pacte de croissance ne proposent un grand emprunt européen pour investir dans la résolution en Europe des questions écologiques et industrielles, la promotion des services publics, l’encouragement en faveur d’une agriculture respectueuse de l’environnement et sortant des modes productivistes. Heureusement, la BCE est là. Re-zut ! elle a déjà prêté 530 milliards € aux banques en début d’année.

Cerise pourrie. Serge Dassault, sénateur UMP de l’Essonne et propriétaire du Figaro, a assuré de son soutien le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, lors de l’inauguration de la foire de Corbeil-Essonnes. « Je veux dire un mot à Manuel. Pour moi, pour nous, la sécurité n’est ni de gauche ni de droite. Nous sommes très heureux de son action », a déclaré Serge Dassault, au côté du ministre. « C’est pour ça qu’il a l’appui d’un journal bien connu », a poursuivi le sénateur UMP. « Actuellement, c’est très bien. Pour les Roms et tous les autres, c’est formidable. Donc bravo Manuel et continue ! », a conclu le patron de presse devant une assistance hilare. Encore un effort Manuel, et Dassault te fournira les armes.

Cerise mystère

La solution est dans le numéro complet de Cerises (151), sur ce site.