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Fromage et dessert

Le doigt dans le clafoutis - Le smic et la VIe, c’est maintenant ?

48,4 %. Il s’est trouvé 48,4 % de Françaises et de Français pour voter Sarkozy. Bien trop encore, et loin des 6 à 10 points d’écart annoncés. Presque ric-rac donc. Un tel score est symptomatique d’un déficit persistant en faveur d’une alternative puissante et crédible à gauche. Il masque aussi la prégnance des idées d’adaptation à l’austérité libérale ou à la rigueur sociale-libérale et budgétaire. La différence entre la victoire de l’espoir en 1981 et celle contre Sarkozy en 2012 est double : un état de grâce ayant duré une nuit en 2012 contre deux ans en 1981, le risque de passage direct à la case rigueur… Sans mouvement social… Qui, trois jours après la victoire de François Hollande, fait des appels du pied à François Bayrou ?

De son côté Sarkozy, battu, nous a entonné la chanson : "Je suis redevenu un citoyen français comme les autres." Genre au chômage ou au RSA. Ou avec un vrai travail. Payé au smic pour redémarrer sur de bonnes bases. D’ailleurs, le smic à 1 700 €, c’est bien maintenant ? Ne faut-il pas vivre décemment ?

Mais Nicolas Sarkozy peut bien endosser autant que Jacques Chirac le costume de Supermenteur des Guignols de l’info. D’abord, Sarko touchera une indemnité de 6 000 € brut, refilée à tous les ex, quelle que soit la durée de leur séjour à l’Élysée. De quoi voir venir. Ensuite, il pourra, avec Debré, Giscard et Chirac, siéger au Conseil constitutionnel et percevoir (cf. le site challenges.fr) 11 500 € net. Afin de participer aux quelques réunions annuelles d’un organisme qui, par exemple, a fait la guerre aux nationalisations en 1982. À ces menus avantages de "citoyen français comme les autres" s’ajoutent un appartement de fonction (laquelle ?), deux policiers (ah, les fonctionnaires…), sept collaborateurs, une voiture avec deux chauffeurs, deux cartes de transport illimité – l’une sur Air France en classe affaires, l’autre à la SNCF en 1ère. Une facture totale d’environ 1,5 million € par an, selon le député socialiste René Dosière1. Une somme à multiplier par le nombre d’anciens présidents.

La VIe République, c’est maintenant ?