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La femme est l’avenir de l’homme

Il pourrait sembler curieux, en ces temps de crise systémique grave, de soumettre au Parlement une proposition de révision de la Constitution de façon à ce que l’égalité salariale soit inscrite dans le marbre (1). Mais ce qui est curieux, c’est de devoir constater qu’après quarante ans de combat, de nombreuses femmes perçoivent des salaires moindres, avec toutes les conséquences sociales que cela peut engendrer.

Au moment où les inégalités se creusent dangereusement pour toutes celles et tous ceux que le gouvernement  veut exclure, marginaliser, il est important de marquer un net refus des discriminations. Ce principe, consacré dans plusieurs instruments internationaux, repose sur le postulat général de l’égale dignité de tous les êtres humains. Ce qu’affirment aussi bien la charte des Nations unies que la Déclaration universelle des droits de l’Homme. La non-discrimination couvre aussi bien les droits civils et politiques que les droits économiques, sociaux et culturels. Depuis 1972, de nombreuses lois ont été votées. Rien n’y fait. L’inégalité salariale existe toujours en France, le forum de Davos ne vient-il pas de reléguer la France à la 131ème place des pays où sévit l’inégalité salariale ! Et pourtant le gouvernement ne manque pas de dire à qui veut l’entendre qu’en France, l’ensemble des droits humains sont respectés.

C’est là que tout nous oppose à des forces pour qui la démocratie est à géométrie variable. Tant que l’égale dignité ne sera pas assurée pour l’ensemble des citoyens et citoyennes, alors la démocratie est en péril.

Il n’y a aucune raison pour que les femmes, à poste et expérience équivalents, perdent 10 % du salaire masculin, voire plus. Différence de traitement qui se rapproche d’une mesure de discrimination pure pratiquée par les employeurs. Les familles monoparentales sont particulièrement touchées ainsi que les femmes retraitées qui voient leur retraite calculée sur leurs salaires antérieurs.

Faudra-t-il encore attendre 50 ans pour atteindre une réelle parité?

Il est temps que partout, aussi bien dans le public que dans le privé, les femmes aient, à poste et à travail égal, la même rémunération salariale et la même retraite que les hommes.  

Proposer cette révision de la Constitution revient d’une part à mener un combat politique pour que les femmes aient droit à l’égale dignité avec les hommes et qu'elles aient ainsi un vrai moyen de lutter contre cette violation des droits humains, et d’autre part à dénoncer une mondialisation, qui non seulement affaiblit les peuples en remettant en cause les services publics mais aussi favorise l’expression de nouvelles discriminations.

(1) Déposée par P. Braouezec, député (FASE) de Seine-Saint-Denis. Voir ci-dessous lien vers la proposition