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A table ! / Mouvements

Mobilisation face à la constitutionnalisation de l’austérité

Compte-rendu de la réunion du 14 juin des forces de gauche sur le projet de loi constitutionnelle concernant l’équilibre des finances publiques, initiée par les députés François Asensi, Patrick Braouezec et Jacqueline Fraysse.

Grèce : contre les mesures d'austérité
Grèce : contre les mesures d'austérité

L’initiative prise par les 3 députés d’inviter pour cette « alerte » l’ensemble des formations politiques de gauche mais aussi des organisations associatives et syndicales a été saluée unanimement.

Il y a un consensus entre les participants pour rejeter le projet du gouvernement d’inscrire la rigueur budgétaire dans la Constitution. Ce projet de loi, qui découle du « pacte pour l’euro + » adopté par les 27 chefs d’Etats de l’UE, est unanimement jugé néfaste pour la grande majorité de la population.

Dans une société capitaliste en crise qui provoque des dégâts sociaux incalculables, imposer partout la soi-disant « rigueur budgétaire » reviendrait à accentuer la fuite en avant des politiques libérales déjà à l’œuvre. C’est d’ailleurs ce que préconise le pacte pour l’euro + : compression des salaires, réduction de la protection sociale, report de l’âge de départ en retraite, privatisations, flexibilité accrue sont les voies imposées pour assurer l’équilibre budgétaire. Les collectivités territoriales, souvent seules à assurer des réponses à des besoins fondamentaux dans les territoires populaires, verraient aussi leurs politiques menacées.

Il y a également la dimension antidémocratique d’un tel projet qui est jugée inacceptable. Constitutionnaliser l’équilibre budgétaire empêcherait toute politique alternative au libéralisme. D’autant qu’après la perte de tout contrôle démocratique sur la politique monétaire avec une BCE dite « indépendante », ce serait la politique budgétaire qui serait obligatoirement soumise à son tour aux volontés des marchés financiers.

Il y a une nécessité fondamentale à replacer la question européenne au cœur du débat politique. De multiples mobilisations voient le jour sur le continent, notamment dans les pays les plus immédiatement concernés par la « dette » et les plans d'austérité : Grèce, Espagne, Portugal, Islande, Irlande, Grande Bretagne… Mais aussi la journée d’action du 19 juin des « indignés », celle du 21 juin initiée par la CES, le 1er octobre en Grande-Bretagne. Le paysage est très mouvant : les pays de l'Est sont les plus touchés par les effets des crises. Il s’agit de donner l’écho politique aux luttes menées par ceux qui refusent de se laisser voler leur vie par les marchés financiers. Les prémisses d'une autre Europe ?

Malgré l’incertitude qui plane sur la réelle capacité, mais à ne pas sous-estimer, du président de la République de réunir à court terme les 3/5 des parlementaires pour entériner son projet, chacun souhaite poursuivre le travail en commun concernant les questions européennes, la jonction des mobilisations des différents pays et l’élargir aux forces politiques, syndicales et associatives qui pourraient s’y joindre.

Propositions

Un comité de liaison est mis en place. Il est proposé que la Fondation Copernic en assure la coordination, en liaison avec les élu-e-s et les associations qui le souhaitent. Ce comité de liaison doit rassembler l’arc le plus large possible des forces politiques, syndicales et associatives qui souhaitent s’opposer au projet de loi constitutionnelle sur l’équilibre des finances publiques. Ce travail s’inscrira dans une réflexion et des actions plus larges pour une alternative à l’Europe libérale telle qu’elle est aujourd’hui régie par le traité de Lisbonne.

Une réunion du comité de liaison se tiendra le mardi 28 juin, à partir de 13h30, à l’Assemblée Nationale. Des contacts doivent être pris pour élargir le cercle des participants.

Julien Dioudonnat

Participants à la réunion : François Asensi, Patrick Braouezec, Jacqueline Fraysse député-e-s (FASE), Julien Dioudonnat (FASE), Michel Rousseau (Copernic et Marches européennes), Jean-Marie Roux (CGT Finances), Laurence Hugues (pour Annie Poursinoff députée EELV), Karine Brishoual (Assistante parlementaire), Marjorie Vasseur, Julien Peine (Assistant parlementaire), Gilles Mortreux (Assistant parlementaire), Myriam Martin (NPA), Frederic Borras (NPA), François Calaret (GU), Mathieu Agostini (PG), Eric Coquerel (PG), Patrice Hemet (MPEP), Serge Dombrowski (MPEP), Jacques Nikonoff (MPEP), Jean-Paul Blot (POI), Olivier Doriane (POI), Christian Pierrel (PCOF), Max Staat (journaliste à l’Humanité), Thierry Brun (journaliste à Politis). Excusée : Aurélie Trouvé (Attac).